Au milieu des années 1930, le corset n'existe plus, y compris dans le vocabulaire. « Le mot est périmé ». « Seule la gaine convient aux robes modernes, la gaine sans une seule baleine, laissant au corps toute sa souplesse, mais amincissant la ligne grâce à des tissus remarquablement étudiés » (7).
La "Cinégaine" Claverie (1935, Fémina)
« Il n'est pas d'élégante qui ne porte gaine ou ceinture avec soutien gorge pour idéaliser et affiner sa silhouette »(8). Car « une ligne mince et onduleuse est à la base de toutes les nouvelles robes dont les découpes, les plis et les drapés suivent la silhouette et soulignent les formes féminines au maximum »(9).
Publicité 1936
Gaine et soutien-gorge Scandale - 1937, Fémina
La gaine "Moins que rien" Scandale - Publicité 1938
La silhouette poursuit ses transformations. La taille s'amenuise et le buste redevient plus opulent. La lingerie souligne la taille, maintient et remonte le buste et colle aux hanches (9).
On trouve à cet effet deux éléments de lingerie gainante.
La longue gaine est essentiellement utilisée pour le soir. « Elle enserre le corps, supprimant le moindre relief, le plus petit bourrelet que les robes actuelles souligneraient fâcheusement »(10). Par un habile mélange de satin et de tissu élastique, la gaine permet aux velours souples, aux crêpes, aux satins de suivre les formes(11). La poitrine est moulée par une étoffe plus légère, voile triple, mousseline ou fine dentelle (9).
Pour la journée, le deux-pièces lui est préféré, avec la ceinture gaine, simple ceinture ou ceinture-culotte, complétée du soutien-gorge. La ceinture souple, en tricot élastique dans les deux sens, est appréciée pour le sport, à la danse et aux randonnées, aplatissant les hanches et les cuisses tout en laissant à la taille sa souplesse (11, 9). Cette gaine, souvent moitié flanelle souple moitié tricot-élastique, permet de « braver la neige tout en restant mince » (12).
A gauche : Une longue gaine Margaret en satin extensible pour les robes sans épaulettes. La jaretelle, spécialement étudiée, ne marque pas sous la robe du soir ; le soutien-gorge est en dentelle et sans bretelles.
A droite : Une très longue gaine Charmis en satin et caoutchouc, ce dernier formant les panneaux de côté. Le haut en tulle, formant soutien-gorge, est très décolleté dans le dos.
(1935, Fémina)
A gauche : Une gaine Janine en satin caoutchouté pour porter avec les robes sans épaulettes. La coupe savante et le baleinage habile de la taille permettent le soutien-gorge sans bretelles.
A droite : Une gaine Marguerite Sacrez en tissu spécial extensible dans tous les sens. Cette gaine admirablement ajustée amincit la taille et peut être portée sans soutien-gorge.
(1935, Fémina)
A gauche (Georges) : Un soutien-gorge en dentelle et soie caoutchoutée dont les coutures permettent de mouler très exactement la taille ; ce soutien-gorge rejoint la ceinture caoutchoutée qui fait corps avec lui.
A droite : Une gaine Occulta en tulle élastique tissé lastex dont le haut en crochet forme soutien-gorge. On remarquera au bas de la gaine une incrustation en pointe qui permet un ajustage parfait.
(1935, Fémina)
A gauche (Gloriane) : Un soutien-gorge pour le soir en marquisette, tissu plus transparent que le tulle, et une ceinture-culotte en batiste granitée extensible. Cette ceinture se ferme en haut et sur le côté par un système d'agrafes.
A droite (Kestos) : Un soutien-gorge de tulle indéformable et une ceinture en satin extensible, combinée pour permettre une très grande liberté de mouvement. Cette ceinture est plus basse dans le dos que devant.
(1935, Fémina)
Gaines pour le soir (1936, Fémina)
Lingerie gainante pour le soir (1936, Fémina), de gauche à droite :
Une gaine de Janine en batiste caoutchoutée. Elle est très montante devant, décolletée dans le dos, et moule absolument le corps : baleinage invisible.
Un ensemble de Charmis : soutien-gorge en tulle, ceinture en tissu caoutchouté et satin.
Vue de dos, une gaine du soir Laure Belin en satin et dentelle caoutchoutée.
Lingerie gainante pour le sport (1936, Fémina), de gauche à droite :
Un soutien-gorge en satin et une culotte en tulle caoutchouté de Laure Belin. Une fermeture éclair
placée sur les côtés permet une plus grande souplesse pour les sports.
Une ceinture-culotte Marguerite Sacrez, très courte en tissu spécial pouvant convenir pour le sport et pour la danse.
Pour le sport, Laure Belin fait cette gaine en flanelle écossaise et lainage caoutchouté extensible. Le soutien-gorge brassière très ajusté se boutonne dans le dos.
Publicité 1937
De gauche à droite (1937, Fémina) :
Gaine-culotte de Vonny en mélange de dentelle extensible et de dentelle rigide.
Culotte Gloriane en batiste élastique et batiste brochée rose.
Pour le soir, une gaine Janine sans épaulettes invisible sous la robe.
Une culotte courte de Janine pour le ski en tulle élastique et satin pouvant se porter sans bas et sous un pantalon.
Une gaine Occulta en tissu compact avec plastron en batiste lastexavec "Fermeture
Eclair".
De gauche à droite (1937,
Fémina) :
Une gaine culotte de Vonny en tricotine extensible moule le corps en restant très souple. On y remarque un minimum de coutures.
Une gaine culotte de Marguerite Sacrez sans épaulettes maintient admirablement la poitrine grâce à sa coupe.
Toute en tissu inédit ne glissant, la gaine de Marguerite Sacrez est sans épaulettes, mais elle marque très bien la poitrine.
A côté, Vonny montre un soutien-gorge-gaine-culotte en moire inextensible, merveilleusement
ajustée.
De gauche à droite (1938, Fémina) :
Chez Cadolle, la ceinture est en satin caoutchouté ; le soutien-gorge en dentelle se boutonne sur la ceinture.
Chez Grisina, la gaine soutien-gorgeest en soie et tulle caoutchouté avec bretelles mobiles.
Chez Charmis, une gaine culotte pour le sport en satin et tulle caoutchouté.
A gauche : Une gaine
maillot Vonny pour le ski, en jersey de laine, montant très haut et terminée par un col côtelé à fermeture éclair.
A droite : Pour le sport, Laure Belin fait une ceinture et un soutien-gorge en flanelle écossaise et tulle caoutchouté.
(1938, Fémina)
De gauche à droite (1938, Fémina) :
La gaine maillot de Vonny vue de dos. Elle laisse le dos entièrement nu, sauf le col fermé sur le côté par une fermeture éclair.
Le dos de la gaine culotte de Charmis très décolleté et montrant la disposition des bretelles entrecroisées dans le dos.
Un soutien-gorge corselet en marquisette, satin extensible et dentelle se portant sans épaulettes.

De gauche à droite (1938, Fémina) :
UN deux-pièces composé d'une ceinture en tricot Roussel avec bande de satin sur les côtés et d'un soutien-gorge en dentelle et tricot élastique descendant sur la ceinture.
Une gaine du soir Berthe Barbeiros en satin ; le tissu est entièrement travaillé en biais de façon à mouler le corps ; épaulettes en strass ; le décolleté est très accentué dans le dos.
Une ceinture de Janine, très montante en avant et très décolletée dans le dos en batiste caoutchoutée ; fermeture dans le dos et soutien-gorge indépendant en tulle et batiste.
De gauche à droite (1938, Fémina) :
Une ceinture Occulta en tulle élastique tissé lastex et un soutien-gorge de tulle.
Une ceinture de Kestos en caoutchouc et batiste très haute devant et descendant assez bas dans le dos. Le soutien-gorge est en batiste façonnée.
Une ceinture de Marguerite Sacrez, très longue en dentelle élastique travaillée en biais et moulant bien lecorps, elle est plus haute en avant et emboîte la taille.
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1938
Publicité 1939
Publicité 1939
Sources :
Se vêtir : art et histoire de plaire, par Jean-Louis Clade, Editions Cabedita, 2008
An intimate affair : women, lingerie and sexuality, Ed. University of California Press, 2007
Les secrets de la mode, par Yann Kerlau, Editions Perrin, 2013
Force et beauté, par Gilbert Andrieu, éditions Presses Universitaires de Bordeaux, 1992
Histoire de la lingerie, par Chantal Thomass et Catherine Örmen, Editions Perrin, 2009
Image 1 : Publicité 1938
(1) Avril 1923 Les Modes
(2) Avril 1921 La Femme de France
(3) Février 1922 La Femme de France
(4) Juin 1923 La Femme de France
(5) Avril 1930 La Femme de France
(6) Août 1932 Fémina
(7) Février 1934 Fémina
(8) Juin 1935 La femme de France
(9) Novembre 1935 Les Modes
(10) Novembre 1935 Les Modes
(11) Février 1935 Fémina
(12) Février 1936 Fémina
Au début des années 1930, le corset devenu gaine est devenu l'accessoire indispensable de la toilette féminine.
Publicité 1931 - Les Modes
En 1930, les robes marquent la taille et la poitrine. Les robes sont ajustées et dessinent les lignes du corps. « Le laisser-aller n'est plus toléré » (5).
La gaine n'est encore souvent qu'en simple ruban, le soutien-gorge en dentelle légère. Tout en finesse en comparaison au corset, son tissu n'a pas encore la souplesse qu'apporteront les nouveaux textiles les années suivantes.
Publicité 1931
De gauche à droite (1931, Les Modes) :
Ariane, corset en satin uni ou tissu à dessins modernes avec application de caoutchouc sur les hanches, "pour vos robes 1930 vous adopterez ce corset qui donnera à votre silhouette la distinction et l'aisance que vous aimez".
Diane, gaine en batiste ou étamine légère, à la gorge de dentelle, "union intime du corset et du soutien-gorge, légère et souple".
Sylvie, Ceinture qui se fait en tous tissus, "montante et amincissante, c'est la ceinture rêvée pour obtenir sans être en rien gênée, la ligne actuelle".
De gauche à droite (1932, La Femme de France) :
Gaine Charmis en satin rose, bandes de caoutchouc sur les côtés. Le soutien-gorge séparé est en dentelle du ton.
Gaine de Mademoiselle Hortense en satin rose, formant soutien-gorge en tulle rose.
Gaine Cadolle (1935, Les Modes)
La confection de la lingerie gainante sera transformée avec l'apparition du Lastex. Cette fibre créée à l'aube des années 1930 permettra la fabrication d'un tricot élastique, utilisé dans la corseterie dès 1931.
Publicité 1934
Le Lastex est un fil très fin de latex, prélevé sur l'hévéa, puis recouvert de textile, qui peut être du coton ou de la soie, laine ou rayonne. Il donne ainsi au tissu une élasticité alliant finesse, souplesse et confort, tout en lui conférant une fonction gainante, et ouvre ainsi aux couturiers de nouvelles possibilités.
Publicité 1934
« La souple gaine en tricot élastique » marque une bonne fois pour toute la fin de la torture du baleinage, fin qui se révèle « non pas une mode, mais une évolution qui va de pair et compagnie avec l'auto d'hier et l'avion de demain ». Toutes les réminiscences de la mode « seront sans force » « contre la volonté très nette de la femme moderne qui veut être à l'aise dans sa ceinture, pouvoir jouer au golf, sauter dans une auto de course, ou tout simplement … ô rigueur des temps ! Dans un autobus»(6).
Publicité 1934
La gaine Scandale en tissu élastique commercialisée en 1933 par la société Occulta connaît un tel succès que l'entreprise changera son nom pour celui de Scandale. Très rapidement cette gaine gagne toute la France, et toutes les femmes l'adoptent.
Publicité 1935
Publicité 1935
Publicité 1938
Dès lors, les marques proposant ce type de gaine se multiplient, inondant les revues de leurs publicités, en vantant chacune les mérites les plus prometteurs. Scandale « conserve à la femme la silhouette de ses vingt ans », Glaser « procure à la femme élégante et soucieuse de bien-être la véritable ligne féminine », Roussel «laisse à la femme sa pleine liberté de mouvements et la maintient d'une façon rationnelle, en moulant son corps et en lui donnant une ligne élégante de toute beauté ».
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Publicité 1935 - Les Modes
Publicité 1937
Sources :
Se vêtir : art et histoire de plaire, par Jean-Louis Clade, Editions Cabedita, 2008
An intimate affair : women, lingerie and sexuality, Ed. University of California Press, 2007
Les secrets de la mode, par Yann Kerlau, Editions Perrin, 2013
Force et beauté, par Gilbert Andrieu, éditions Presses Universitaires de Bordeaux, 1992
Histoire de la lingerie, par Chantal Thomass et Catherine Örmen, Editions Perrin, 2009
Image 1 : Publicité 1937
(1) Avril 1923 Les Modes
(2) Avril 1921 La Femme de France
(3) Février 1922 La Femme de France
(4) Juin 1923 La Femme de France
(5) Avril 1930 La Femme de France
(6) Août 1932 Fémina
(7) Février 1934 Fémina
(8) Juin 1935 La femme de France
(9) Novembre 1935 Les Modes
(10) Novembre 1935 Les Modes
(11) Février 1935 Fémina
(12) Février 1936 Fémina
La gaine. Ce sous-vêtement au nom désuet retrouve un certain succès depuis plusieurs années maintenant.
Pour moi, la gaine évoque ce dessous que ma grand-mère portait sous la combinaison, elle qui, jeune fille dans les années trente, lui resta fidèle durant de longues décennies.
Les premières gaines firent leur apparition dans les années 1920, en remplacement du rigide corset.
Mais c'est dans les années 1930 que la gaine gagne sa popularité, entraînant la disparition définitive du corset, grâce à l'invention d'une nouvelle fibre, le Lastex.
Avec la naissance de la gaine apparaîtront également le soutien-gorge et l'ébauche de la culotte.
Elle évoluera au fil des décennies suivantes, jusqu'à disparaître progressivement à partir des années 1960. La lingerie gainante connaît sa fin dans les années 1970 avec la libération des corps. La voici de retour avec les années 2000.

Publicité 1923 - Les Modes
La gaine, tout comme le corset, répond au besoin de soutenir la taille, de galber le corps, en sculptant les formes féminines. Car à cette époque, on était encore persuadé que le corps de la femme devait être maintenu, leurs organes abdominaux soutenus, sous peine de laisser-aller.
Mais la gaine répond également à l'évolution de la mode d'après-guerre, dont les nouvelles robes légères viennent épouser les lignes du corps, sans l'intermédiaire des jupons, des fonds de jupe ou des fonds de corsage, ne tolérant pas la moindre baleine ni le plus mince lacet.
Paul Poiret est un acteur essentiel dans l'apparition de la gaine. Tout comme Madeleine Vionnet, il souhaite pour les femmes une silhouette plus fine, portant des robes aux lignes fluides. Couturier en vogue, il souhaite pour les femmes des vêtements plus près du corps, et pour cela il souhaite qu'elles soient libérées du corset.
Pour remplacer le corset, c'est donc la gaine, plus souple et agréable à porter, qui est adoptée, associée au soutien-gorge, souvent complétée par le porte-jarretelles qui remplace les jarretières pour maintenir les bas.
Tandis que le corset enserrait le corps au moyen de lacets et de baleines métalliques, la gaine enveloppe la taille et les hanches, aplatissant le ventre, grâce à de larges bandes latérales de tissu souple, placées soit au niveau des hanches, soit du ventre et du dos. Ce procédé, par sa finesse, évite les surépaisseurs.
La gaine répond parfaitement à ces nouveaux besoins : elle modèle le corps féminin pour le rendre parfait, svelte et mince, tout en lui conservant sa souplesse et sa liberté de mouvements et en la laissant respirer. Il s'agit là d'une étape importante dans la libération du corps de la femme.
« On se demande comment les femmes ont pu vivre des siècles, torturées dans des corsets de fer, emprisonnées dans des corsages bardés de baleines et bourrés de toiles raides»(1).
Les années 1920
Au début des années vingt apparaît un nouveau sous-vêtement , présenté comme un nouveau corset : le corset-gaine.
Corset en satin rose, qui "gaine le corps strictement, mais sans raideur,
comme l'exige la mode nouvelle" (1921, La Femme de France)
Il s'agit d'une sorte de corset très souple, sans baleines métalliques, une «gaine de jersey caoutchouté, sans laçage et dans laquelle on se glisse par les pieds »(1).
Souple si on le compare au corset rigide, il apporte confort et souplesse, « soutenant la taille sans l'étreindre »(2), « l'indiquant sans la contraindre »(3). C'est « un corset moderne qui ne ressemble en rien aux carcans baleinés d'autrefois. Il conserve au corps sa souplesse et sa ligne jolie. Sur une gaine fine mais laissant au corps toute sa souplesse, vous porterez des robes d'une exquise élégance, à la coupe infiniment simple»(4).
Publicité 1923 - La Femme de France
La gaine répond à la mode d'une silhouette amincie et allongée, à l'opposé de la forme sablier et très cambrée donnée par le corset d'autrefois. Elle gomme les formes féminines, depuis les hanches jusqu'à la poitrine, s'accordant à la silhouette androgyne de la Garçonne.
C'est un "corset moderne qui ne ressemble en rien aux carcans baleinés d'autrefois. En joli broché, très
dégagé du haut, fort enveloppant du bas, il est à peine baleiné et conserve au corps sa souplesse
et sa ligne jolie" (1923, La Femme de France)
Au même moment avec la disparition du corset, sont apparues la ceinture et la ceinture-culotte, qui précèdera la culotte montante. La ceinture reste au niveau des hanches et de l'abdomen, sans atteindre la taille, contrairement à la gaine qui enveloppe le corps jusqu'en dessous de la poitrine.
Ceintures gaines d'Hortense Geldreich (1927, Les Modes)
Gaines d'Hortense Geldreich (1927, Les Modes)
A la fin des années 1920, le corset redevient nécessaire pour adapter la silhouette aux nouvelles modes, mais bien sûr sous la forme de la gaine, car les femmes ne reviendraient pour rien au monde au carcan baleiné qu'elles ne supporteraient plus.
En effet, la mode se modifie profondément et avec elle la silhouette, qui retrouve plus de féminité. Les jupes s'allongent et la taille s'affine. La gaine, prolongée par le soutien-gorge, fixe cette ligne nouvelle, moulant parfaitement les formes.
Gaine en satin broché saumon et tissu caoutchouté. Boutonnage devant encadré par deux baleines.
Le haut est en dentelle ocrée et forme soutien-gorge (1930, La Femme de France)
Gaine en satin saumon avec devant en tricot de soie caoutchouté, renforcé jusqu'à mi-hauteur par trois
baleines. Le haut en dentelle ocrée forme soutien-gorge (1930 La Femme de France)
Publicité 1930
Sources :
Se vêtir : art et histoire de plaire, par Jean-Louis Clade, Editions Cabedita, 2008
An intimate affair : women, lingerie and sexuality, Ed. University of California Press, 2007
Les secrets de la mode, par Yann Kerlau, Editions Perrin, 2013
Force et beauté, par Gilbert Andrieu, éditions Presses Universitaires de Bordeaux, 1992
Histoire de la lingerie, par Chantal Thomass et Catherine Örmen, Editions Perrin, 2009
Image 1 : Publicité 1930 : "Gaine Alpha"
(1) Avril 1923 Les Modes
(2) Avril 1921 La Femme de France
(3) Février 1922 La Femme de France
(4) Juin 1923 La Femme de France
(5) Avril 1930 La Femme de France
(6) Août 1932 Fémina
(7) Février 1934 Fémina
(8) Juin 1935 La femme de France
(9) Novembre 1935 Les Modes
(10) Novembre 1935 Les Modes
(11) Février 1935 Fémina
(12) Février 1936 Fémina
La revue Fémina présente dans son numéro de mars 1934 les derniers bijoux de Boucheron. Raffinement et élégance des années 1930 sont de nouveau au rendez-vous.
Un clip d'oreille en brillants et diamants baguette. Sa ligne arrondie en forme d'escargot enveloppe exactement le lobe de l'oreille. C'est le plus charmant bijou qui soit dans sa simplicité.
Un clip de cheveux en brillants, parure délicieuse que nombre de femmes préfèreront au trop somptueux diadème. Sur le même profil, on voit un pendant d'oreilles en brillants et rubis.
Une fantaisie très neuve : le clip "Tourbillon" dont la volute suit un détail de la coiffure et termine celle-ci par le point lumineux de ses brillants et de ses diamants baguettes.
Source images et légendes : Fémina, mars 1934.