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Femmes

Samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /Juin /2011 20:25

 

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J'ai trouvé en parcourant un exemplaire de la revue "Paris-Alger" de 1937 un article présentant les conseils beauté de Jean Harlow. Le voici retranscrit ci-dessous. Bonne lecture !

 

"Jean est plus jolie que jamais ; vous pouvez l'être aussi, mesdames, si vous suivez ses conseils.

D'autant plus que ce qu'elle fait est à portée de tout le monde. Beaucoup de jeunes femmes américaines ont suivi ses conseils, aussi bien qui travaillent au dehors que les ménagères. Et, au bout de peu de temps, leurs amies se sont écriées : "Comme vous êtes devenue jolie ; Quelle mine splendide vous avez !"

Ecoutez ce que dit Jean Harlow :

 

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"Lundi. - Jour de nettoyage de la peau. Aujourd'hui prenez dix minutes supplémentaires pour le nettoyage du visage. Enduisez votre visage d'une bone crème douce et gardez-la pendant votre bain. Enlevez-la et remettez-en une nouvelle couche. Ne massez pas, mais ayez soin de l'appliquer de la façon suivante :

"Tout d'abord, comme règle générale, ayez soin de ne pas appuyer fortement ; commencez par le menton et étalez la crème en remontant vers les oreilles. Continuez par les joues, en allant vers les tempes, puis faites le tour de la bouche. Après, c'est le nez : ayez soin d'apporter une attention particulière aux ailes du nez. Et finissez par le front en remontant vers les racines des cheveux.

"Après avoir enlevé la crème, j'applique le traitement suivant :

"Je mets une cuillère à soupe de sel dans un bol d'eau froide (l'eau distillée est toujours préférable pour la peau). Plongez dans chaque bol une compresse (en coton hydrophile) que vous appliquerez alternativement sur votre visage. Cela stimule la circulation et donne une sensation de fraîcheur et de bien-être. Faites cela pendant sept minutes. Ensuite enduisez votre visage d'une crème pour la nuit et allez vous coucher.

 

"Mardi. - Soins des cheveux. N'oubliez pas que la chevelure est le cadre de votre visage ; combien de tableaux perdent de leur valeur parce qu'ils sont mal encadrés ! Réfléchissez : vous coiffez-vous d'une façon avantageuse ? Essayez divers types de coiffure et arrêtez-vous à celle qui s'adapte le mieux à votre genre.

"Brossez vos cheveux. Cela enlève les impuretés et facilite la circulation dans les racines. Brossez en avant, en partant de la nuque (savez-vous que cela calme durablement les nerfs ?) Ensuite, un peu de brillantine liquide pour lustrer vos cheveux et refaire les vagues ou les boucles.

 

 

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"Mercredi. - Jour de maquillage. Même si vous ne sortez pas, consacrez un jour par semaine à des essais de maquillage. Expérimentez cela devant votre glace. Voyez un peu l'effet produit par tel bistre sur vos paupières, tel cosmétique sur vos cils ou lèvres.

"Le maquillage du soir doit être plus accentué que celui du jour, la poudre doit être d'un ton plus clair, le rouge et le rouge à lèvres plus soutenus.

 

"Jeudi. - Jour de la manucure. Commencez par vous laver les mains à l'eau tiède en employant un savon doux. Massez avec votre crème habituelle, en commençant par le poignet, en allant vers le bout des doigts. Limez les ongles en leur donnant une forme en harmonie avec la forme de vos doigts. N'employez jamais des instruments en métal, voire aiguisés, pour nettoyer les dessous des ongles. Servez-vous d'un bâtonnet en bois. Et, au lieu de couper les petites peaux, repoussez-les à l'aide du même bâtonnet. Enlevez l'ancien vernis. Lavez-vous à nouveau les mains et brossez-vous les ongles. Remettez du vernis et blanchissez la pointe des ongles (en dessous). En agissant de la sorte une fois par semaine il suffira que, les autres jours, vous brossiez soigneusement vos ongles.

 

 

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"Vendredi. - Le vendredi est consacré à une sorte de révision générale. Pensez, par exemple, à vos coudes : allez-y d'un bon coup de brosse suivi d'un massage à la crème. Pensez aussi à votre gorge : une bonne application de crème ne fera pas de mal. Si vous craignez le double menton, agissez en temps utile. Faites un massage en donnant de petits coups avec le dos de la main ...

 

"Samedi. - Jour du shampoing. Vos cheveux méritent autant d'attention que votre peau. A mon avis, les shampoings à l'huile sont les meilleurs. Si j'ai le temps, je préfère laisser sécher mes cheveux naturellement, plutôt qu'au séchoir électrique. Si c'est possible, je les sèche au soleil en les brossant de temps en temps, et je trouve que de cette façon la souplesse des cheveux est beaucoup plus grande.

 

"Dimanche. - Relâche. Faites une grande promenade : c'est la meilleure chose pour la santé et la beauté."


 

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Par Mélanie - Publié dans : Femmes
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Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 21:50

 

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Danseuse de légende, Anna Pavlova connut une renommée internationale, son aura demeure toujours intacte. 

 

Anna Matveiana Pavlovana est née en Russie le 12 février 1881, près de Saint-Pétersbourg.

A l'âge de neuf ans elle découvre la danse, qui sera dès lors la passion de toute sa vie. Sa mère l'emmène pour Noël assister à une représentation du ballet de La Belle au Bois Dormant. La petite fille est tout de suite fascinée.

« Dès les premières notes envoyées par le chef d’orchestre, j’ai frémi, ayant pour la première fois senti le frôlement de la beauté. J’aime me rappeler cette première soirée au théâtre qui a  tracé mon destin »

 

Elle entre à l'Ecole Impériale de Danse de Saint-Petersbourg à l'âge de onze ans.

Ses premières années d'apprentissage s'avèrent difficiles, en raison de sa physionomie malingre et fragile, aux pieds trop cambrés et aux chevilles délicates, qui suscitent les moqueries des autres élèves, à l'instar du Vilain Petit Canard.

Ces obstacles ne l'incitent qu'à s'acharner au travail afin d'atteindre la perfection dont elle rêve. "Dieu donne le talent. Le travail transforme le talent en génie."

 Son professeur lui explique que sa force se trouve dans sa fragilité et sa délicatesse : par la légèreté de ses mouvements, elle était capable de traduire toute une gamme d'émotions et sentiments.

 

"Le bonheur ressemble à un papillon qui apparaît soudain et nous enchante pendant un bref moment, mais bientôt il s'envole au loin."


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Vient le jour où son talent est reconnu et bien vite attire l'attention des critiques.

Les spectateurs sont subjugués par sa grâce et sa délicatesse, par la poésie et la magie de sa danse aérienne.

Le danseur Serge Lifar, après avoir vu Anna Pavlova pour la première fois sur scène dit : "Je suis fasciné et subjugué par la légèreté et l'aisance de sa plastique : pas de fouettés, pas de virtuosité factice, rien que la beauté et le glissement tout aérien, comme si elle ne devait faire aucun effort et était comblée de ce don divin digne d'un Mozart dont la beauté et l'élégance se suffisaient à elles-mêmes."

 

Elle intègre l'Imperial Ballet en 1899 à l'âge de dix-huit ans, et devient Prima Ballerina en 1906, dans une version de Giselle réglée pour elle.

En 1907, son interprétation émouvante de La Mort du Cygne sur la musique Le Cygne de Camille Saint-Saëns révèle au monde le talent d'Anna Pavlova. La légende est née.


Elle participe dès 1907 à des tournées à travers l'Europe, où elle est partout acclamée. Commence alors pour Anna une carrière associée aux voyages.

 

Elle se marie en 1911 avec un homme d'affaires de Saint-Petersbourg rencontré en 1904, Victor Dandré, qui va devenir son imprésario et manager. Le couple s'installe à Londres où elle crée sa propre compagnie, par lequel elle assouvit son besoin de liberté et d'indépendance artistique, loin du trop autoritaire directeur des Ballets Russes.


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Avec la première guerre mondiale et la révolution russe, elle s'éloignera définitivement de son pays natal.


Pendant près de vingt ans, elle donne avec sa troupe huit à neuf représentations par semaine, ne s'accordant une pause qu'une fois par an. Sa maison londonnienne devient son port d'attache où elle vient se reposer entre ses tournées.

 

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Avec sa compagnie elle fait le tour du monde : Etats-Unis, Amérique du Sud, Bahia, Salvador, Etats-Unis, Canada, Europe, Japon, Chine, Inde, Egypte, Afrique du Sud, Australie, Nouvelle Zélande ...

   

Anna Pavlova 1912

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Et tandis qu'elle porte l'art de la danse classique à travers le monde, elle s'enthousiasme à la fois pour les danses traditionnelles telles que celles de la Pologne, la Russie, le Mexique, le Japon et l'Inde.

 

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Et c'est à l'approche de ses cinquante ans que la grande ballerine s'éteint suite à une pneumonie contractée lors d'un voyage.

On raconte qu'elle aurait demandé à revêtir le costume de La Mort du Cygne pour ses derniers instants.

"Jouez les dernières mesures, tout doucement ..." 

Les ailes du cygne se sont à jamais repliées. La Pavlova est morte.

 

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"Qu'est le succès exactement ? Pour moi, il doit être trouvé non pas à travers les applaudissements, mais dans la satisfaction d'atteindre son idéal."


  

 

Vidéos :

 

La Mort du Cygne, The Kirov Ballet, 1907. Les pas de la danseuse simulent le glissement de l'oiseau et son inquiétude, et les bras l'impossibilité du cygne à se soustraire à la surface de l'eau.

Le Pavot de Californie, 1923. Anna Pavlova y suggère le mouvement des pétales de la fleur au lever puis au coucher du soleil.
 

Sites sources : 

 

Voix de la Russie

Ann Lauren's Blog

Encyclopaedia Britannica

Corps et Graphies

Ria Novosti

 

 

Sources photos :

 

Australia Dancing

Russian Ballet History

Dança Depois dos 20Cityzenart

Vintage Hawke

Wikipédia

Faisceau

The Ballerina Gallery

Danser en France

 


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Par Mélanie - Publié dans : Femmes
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Mercredi 30 mars 2011 3 30 /03 /Mars /2011 11:36

 

 

François Clouet 002-copie-1

 

 

26 avril 1566 : Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, meurt à l'âge de soixante-six ans.


Sans doute morte empoisonnée, par un poison qu'elle se donnait elle-même : l'or. Elle prenait quotidiennement de l'or comme un élixir de Jouvence qui devait lui garantir de rester toujours belle malgré le vieillissement, telle qu'elle l'avait toujours été.


Cette vérité n'est apparu qu'il y a peu, à l'occasion de la découverte de sa sépulture en 2008. Des analyses des tissus et des cheveux montrent une forte concentration d'or, qui l'auraient lentement empoisonnée (lire le Webzine AP-HP).

 

Admirée et aimée des hommes, à commencer par François 1er, pour devenir ensuite la maîtresse de son fils Henri II, de vingt-ans ans plus jeune qu'elle, tandis qu'il était marié à Catherine de Médicis  Elle resta sa favorite durant plus de vingt ans, et fut sa conseillère politique autant que sa maîtresse.

 

Intelligente, cultivée et passionnée, amoureuse des arts, elle avait en outre une grâce et une beauté naturelle, qu'elle veillait à conserver à un âge même où les femmes n'étaient plus censées plaire.

 

Son médecin était Ambroise Paré. Il l'incitait à suivre des règles d'hygiène inhabituels en son temps,quand les médecins pensaient majoritairement que l'eau était néfaste à la santé.

Ce fut là un de ses secrets de beauté à l'époque : elle se lavait, prenant chaque jour un bain froid.

 

Pierre de Bourdeille, dit Brantôme, chroniqueur contemporain de Diane, écrivait :

"J'ai vu Madame la Duchesse de Valentinois en l'âge de soixante-dix ans aussi belle de face, aussi fraîche et aussi aimable comme en l'âge de trente ans ; aussi fut-elle fort aimée et servie d'un des grands Rois et valeureux du monde.

"Je vis cette Dame six mois avant qu'elle mourût si belle encor, que je ne sache coeur de rocher qui ne s'en fut ému. Sa beauté, sa grâce, sa majesté, sa belle apparence étaient toutes pareilles qu'elle avait toujours eu, et sur tout elle avait une très-grande blancheur, et sans se farder aucunement ; mais on dit bien que tous les matins elle usait de quelques bouillons composés d'or potable, et autres drogues que je ne sais pas, comme les bons Médecins et doctes Apothicaires. Je crois que si cette Dame eut encore vécu cent ans, qu'elle n'eut jamais vieilli, fut de visage tant il était bien composé, fut de corps caché et couvert, tant il était de bonne trempe et belle habitude. c'est dommage que la terre couvre ce beau corps."

Extrait des Mémoires du seigneur de Brantôme, d'après l'édition originale de 1666 (Dictionnaire historique et critique, de Pierre Bayle, 1702)

 


Elle aimait monter à cheval, chasser, nager, et ces exercices contribuèrent à conserver longtemps une bonne santé et la beauté qui l'accompagnait.

"La beauté de Diane se conserva long-temps ; elle mettait tous ses soins à retarder les ravages des années, et elle y réussit. "Jamais, disent les auteurs de la Biographie Universelle, Diane de Poitiers ne fut malade : dans le temps des plus grands froids, elle se lavait le visage avec de l'eau de puits : éveillée le matin à six heures, elle montait à cheval, fesait une ou deux lieues, et venait se remettre dans son lit ou lisait jusqu'à midi. Ses traits étaient réguliers, son teint le plus beau qu'il fut possible de voir ; ses cheveux, tantôt bouclés, tantôt relevés en bandeau étaient d'un noir de jais. Brantôme qui la vit peu de temps avant sa mort, assura qu'elle était encore belle.""

(La Mosaïque du midi, de Jean Mamert Cayla, 1839)

 

 

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Par Mélanie - Publié dans : Femmes
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Samedi 26 mars 2011 6 26 /03 /Mars /2011 17:50

 

 

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Caterina Sforza est née en 1463 à Milan, en Italie. Fille naturelle de Galéas Sforza, duc de Milan et de la comtesse Lucrèce Landriani, elle épousa Jérôme Riario, seigneur d'Imola et de Forli, et devint ainsi princesse de Forli.


Après l'assassinat de son mari par des insurgés au cours d'une émeute, elle réussit par son habileté politique et sa force de caractère à conserver le gouvernement de Forli pour son fils Ottavio.


 

Dotée d'une intelligence et d'un courage exceptionnels, d'un tempérament volontaire et indépendant, elle représente l'idéal féminin de la Renaissance italienne. Elle fut célébrée par les hommes de son temps comme "la virago d'Italie", plus bel éloge concédé à une femme à la Renaissance.

 

En outre, elle possédait un savoir encyclopédique en matière de remèdes médicinaux et de cosmétiques, qu'elle préparait et expérimentait elle-même, à la recherche de secrets de beauté qu'elle réunit dans un manuscrit : "Liber de experimentis Catherinae Sfortiae", publié en 1893 sous le titre "Experimenti della Excellentissima Signora Caterina da Forli".

Recueil de 500 recettes, il traite d'alchimie et de remèdes contre les maladies, mais la plus grande partie est le chapitre "Pour se faire belle".

Essences et poudres, composées de pierres, de simples ou de produits animaux. Pour blanchir la peau, raffermir les chairs, diminuer les seins, ou donner de l'éclat aux yeux. Les cheveux repousseront sur la tête en l'oignant d'un orpiment fait d'huile de roses, de têtes de grenouilles et de queues de lézards verts. Baumes et eaux de beauté aux vertus miraculeuses.

 

Quelques recettes :

 

Pour blanchir le visage et le soigner des brûlures du soleil :

Mêlez du sucre avec du blanc d'oeuf et de l'eau de bryone (suc de la racine de bryone dioïque, ou Bryonia dioica). Lavez le visage avec ce mélange.

 

Pour faire pousser les cheveux et les faire croître jusqu'à terre :

Préparez une simple décoction avec une poignée de mauve, de trèfle et de persil. Lavez les cheveux à plusieurs reprises avec ce mélange.

 

Pour teindre les cheveux blonds et resplendissants comme l'or :

Faites bouillir des feuilles de lierre et la cendre provenant des tiges de la même plante. Filtrez cette eau et lavez les cheveux avec.

Pour que la recette soit encore plus efficace, rajoutez trois morceaux de racines de rhubarbe et les laissez infuser toute une journée. Mouillez un linge avec cette lotion, et enroulez le autour de la tête. Laissez le en place jusqu'à ce qu'il soit presque sec.

 

Pour rendre les dents blanches et si belles qu'elles sembleront d'ivoire :

Réduisez en cendres de grandes tiges de romarin. Mettez les dans une petite marmite avec quelques feuilles de romarin pour leur en donner l'odeur. Frottez souvent les dents avec cette cendre à l'aide d'une étoffe de lin.

Pour que le remède soit encore plus efficace pour les dents et les gencives, après les avoir frottés avec la cendre, rincez les avec du vin.

 

Pour parfumer l'haleine :

Réduisez en poudre de l'écorce de cèdre, de la noix de muscade, des clous d'oeillet, et de la cannelle, puis pétrissez le tout avec du vin "et fanne pallottole et pigliane ante ed cibo et de poi el cibo" (là je n'ai pas su traduire, si vous parvenez à déchiffrer l'italien ancien, merci de m'en donner la traduction !).

Il est recommandé de ne manger ni ail ni oignon pendant quelques jours.

 

 

Pour rendre les mains blanches et douces :

Faites bouillir longuement de l'eau et du son de blé  jusqu'à ce que le mélange épaississe légèrement. Puis passez le mélange encore chaud, et mettez-y une pomme en tranches. Quand l'eau est refroidie, lavez vous les mains avec.


 

 

Sources :

 

Wikipédia : Catherine Sforza

"La vie à l'époque de la Renaissance", par Lia Pierotti-Cei, 1982, Ed. Minerva

"Histoire et poésie", par Eugène-Melchior de Vogué, 1898, Ed. A. Colin

Revue d'histoire de la pharmacie", 1955 : "Les secrets de beauté de Catherine Sforza : Emilio Sani (E.-H. G., d'après le texte italien d'Emilio Sani, in "Il pescatore reggiano", 1954).

Elicriso : Come le donne della storia si facevano belle con le piante : Caterina Sforza.

 

 

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Par Mélanie - Publié dans : Femmes - Communauté : nature et bien être
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Mardi 8 mars 2011 2 08 /03 /Mars /2011 23:30

 

 

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La célébration de la Journée de la femme suscite de nombreuses polémiques. Certains se demandent si elle est justifiée et si elle a encore son utilité, d'autres pensent qu'elle est ridicule et n'a pas de sens.

 

C'est pourtant une journée riche de sens et présente une haute valeur symbolique. En cette journée du 8 mars qui se termine, je vous propose quelques lectures, matières à réfléchir sur le sujet. 

 

 

Penchons nous tout d'abord sur l'histoire de cette célébration aujourd'hui centenaire.


L'idée a germé en 1910  et la Journée internationale de la femme a été célébrée pour la première fois en 1911.

Les nombreuses manifestations de femmes en Europe et aux Etats-Unis sont à l'origine de cette journée, dans le but de revendiquer l'égalité des droits entre les hommes et les femmes, de meilleures conditions de travail et le droit de vote.

La Journée Internationale de la femme est officialisée par les Nations Unies en 1975, invitant tous les pays à célébrer une journée pour les droits de la femme. (1)

En France, c'est en 1982 que le gouvernement socialiste instaure le caractère officiel de cette journée.

 

Depuis, l'ONU a permis de faire de cette journée "une occasion de faire le point sur les luttes et les réalisations passées, et surtout de préparer l'avenir et les opportunités qui attendent les futures générations de femmes".

Déjà en 1945, la Charte des Nations Unies était "le premier instrument international à proclamer l'égalité des droits des sexes en tant que droit fondamental de la personne humaine".(2)

 

Ainsi, le 8 mars, "les femmes de tous les continents, souvent divisées par les frontières nationales et par des différences ethniques, culturelles, économiques et politiques, se réunissent pour célébrer leur journée". (3)

 

Et si en France les mentalités et les conditions de la femme dans la société ont largement évolué, même s'il persiste encore beaucoup d'inégalités dans de nombreux domaines, la situation est très différente dans nombre de pays du monde.

C'est pourquoi cette journée internationale reste essentielle.

 

 

Rappelons quelques dates marquantes (4):

 

1849, aux Etats-Unis : Elizabeth Blackwell est la première femme médecin de la Médecine moderne.

 

1875, en France : Madeleine Brès est la première femme médecin.

 

1844, en France : Clémence Royer est la première femme ayant obtenu le droit d'enseigner à la Sorbonne.

 

1900, en France : Jeanne Chauvin est la première femme à obtenir le droit d'exercer la profession d'avocate.

 

1903, en France : Marie Curie est la première femme à obtenir le Prix Nobel (Physique).

 

1909, en France : Les femmes acquièrent le droit de porter un pantalon, ce n'est plus un délit, excepté pour monter à cheval ou sur une bicyclette.

 

1909 : Lily Laskine, harpiste, est la première femme instrumentaliste à l'Opéra de Paris. En réaction à cette nomination, les hommes menacent de faire grève.

 

1920 : Aux Etats-Unis, le droit de vote est accordé aux femmes par le président Wilson, après le combat courageux mené par Alice Paul et Lucy Barnes, les "Iron Jawels Angels".

 

1925, en France : Les députés votent le droit de vote aux femmes, qui sera repoussé par les sénateurs.

 

1944, en France : Les femmes obtiennent le droit de vote.

 

1945 : L'ONU proclame par sa Charte l'égalité des droits des hommes et des femmes.

 

 

1972, en France : Loi sur l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes.

 

1972, aux Etats-Unis : Droit à l'avortement.

 

1983, en France : Loi sur l'égalité professionnelle.

 

1984 : Loi sur l'égalité des époux pour l'éducation des enfants et la gestion des biens.

 

2000, en France : Loi portant sur l'égalité de l'accès aux mandats électoraux (parité des listes électorales).

 

 

Les femmes dans l'histoire :

 

Tandis que les sociétés préhistoriques étaient matriarcales, l'homme s'impose dès l'Antiquité. Déjà, la femme "ne possède aucun droit civique. Pour le législateur grec ou romain, sa faiblesse d'esprit légitime ses incapacités juridiques".

Dans la société occidentale chrétienne, "la femme est simultanément la cause du péché originel (la faute commise par Eve) et celle du salut de l'humanité (la maternité de la Vierge Marie)".(5)

 

Au IIIeme siècle, Tertullien écrit dans "La toilette des femmes" :

"Tu enfantes dans les douleurs et les angoisses, femme ; tu subis l'attirance de ton mari et il est ton maître. Et tu ignores qu'Eve c'est toi ? Elle vit encore en ce monde, la sentence de Dieu contre ton sexe. Vis donc, il le faut, en accusée. C'est toi la part du Diable. C'est toi qui as brisé le sceau de l'Arbre ; c'est toi qui, la première, a déserté la loi divine."

 

La femme à l'époque médiévale est exclue du monde politique, comme l'illustre la loi salique écartant la femme de la succession au trône.(5)

 

Au XVIeme siècle, le juriste Jean Bodin écrit dans ses "Six Livres de la République" :

Les femmes  "doivent être tenues à l'écart de toute magistrature, poste de commandement, tribunal, assemblées publiques et conseils, de sorte qu'elles puissent accorder toute leur attention à leurs tâches féminines et domestiques."

 

Voici maintenant Jean-Jacques Rousseau au XVIIIeme siècle, dans l'"Emile ou De l'éducation" :

"Plaire aux hommes, leur être utiles, se faire aimer ou honorer d'eux, les élever jeunes, les soigner grands, les conseiller, les consoler, leur rendre la vie agréable et douce, voilà les devoirs des femmes dans tous les temps, et ce qu'on apprendre dès l'enfance."

 

L'article 213 du Code Civil français, en 1804, proclame que "le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari."

 

A partir du XIXeme siècle, avec la déchristianisation de la société, une lente évolution de la condition féminine est observée.

Grâce à la révolution industrielle, les femmes intègrent peu à peu le monde économique. Ce phénomène s'accentue pendant la première guerre mondiale." Les femmes démontrent leur capacité à remplacer les hommes : ouvrières dans les usines, conductrices d'autobus, chefs d'exploitation, mais aussi simples chefs de famille." (5)

 

Depuis la seconde moitié du XXeme siècle, la condition des femmes dans notre société a considérablement évolué : appareils électroménagers, participation au ménage du conjoint, temps partiel, congés maternité, contraception, droit à l'avortement (1975 en France), partage de l'autorité parentale (1975 en France).(5)

 

 

La domination masculine racontée par des hommes :

 

 

Pierre Bourdieu (6) :

"La force de l'ordre masculin se voit au fait qu'il se passe de justification : la vision androcentrique s'impose comme neutre et n'a pas besoin de s'énoncer dans des discours visant à la légitimer. L'ordre social fonctionne comme une immense machine symbolique tendant à ratifier la domination masculine sur laquelle il est fondé."

"Il n'est pas exagéré de comparer la masculinité à une noblesse (...) outre que l'homme ne peut, sans déroger, s'abaisser à certaines tâches socialement désignées comme inférieures, les mêmes tâches peuvent être nobles et difficiles quand elles sont réalisées par des hommes, ou insignifiantes et imperceptibles, faciles et futiles, quand elles sont accomplies par des femmes ; comme le rappelle la différence qui sépare le cuisinier de la cuisinière, le couturier de la couturière, il suffit que les hommes s'emparent de tâches réputées féminines et les accomplissent hors de la sphère privée pour qu'elles se trouvent, par là même, ennoblies et transfigurées."

 

Philippe Brenot (7) :

"La domination masculine est venue aux humains, et dans toutes les sociétés, par une révolution qui a changé l'ordre naturel pour un ordre des hommes imposé par la force".

"Plus de trente siècles de domination et de soumission, voire d'esclavage, ne peuvent, malgré les meilleures volontés du monde, s'évanouir en un instant. (...) On n'interromp pas facilement des habitudes séculaires, la transmission intergénérationnelle des rôles sociaux, des comportements et des façons d'être, ancrés dans des archétypes toujours très vivants. Il faudra certainement plusieurs générations pour gommer la force de l'habitude (...)."

"L'androcentrisme est toujours présent dans une société qui a été pensée, organisée et dirigée par les hommes depuis tant de siècles (...). Cette façon de concevoir les choses du point de vue masculin nous est tellement habituelle, surtout pour les hommes, qu'il apparaît comme une normalité, toute autre vision étant anormale.(...) Et cela durera longtemps encore, à moins que chaque homme prenne conscience de cet ordre inégalitaire dont il bénéficie depuis sa naissance."

"(...) Même si ces écarts (de salaire) tendent à se réduire au fil des années, ils restent une épine très douloureuse et infériorisante pour la plupart des femmes qui assume en général, de surcroît, une seconde activité, domestique et bénévole, à la maison !"

 

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Dans nos sociétés occidentales, on peut dire que les femmes ont enfin la possibilité d'être maîtresse de leur vie et de leur corps. Bien sûr des progrès restent à faire dans nos pays, au niveau de la considération des femmes par les hommes quant à leur valeur et leurs compétences, et plus encore dans tous les pays où la femme est loin d'être reconnue comme une personne à part entière.


Et quand je regarde en arrière, j'ai l'impression qu'aujourd'hui, nous pouvons enfin mieux prendre conscience de notre féminité, et l'affirmer en tant que différence. Apprenons ces différences entre les femmes et les hommes, apprenons à nous connaître et à nous rencontrer, dans une nouvelle relation qui ne soit ni une "guerre des sexes", ni une relation dominant-dominé, afin de mieux vivre ensemble sur cette planète, en nous complétant.

 

 

Sources :

 

(1) Wikipédia : La Journée Internationale des droits de la femme

(2) Site des Nations Unies : La journée internationale de la femme - 8 mars 2011

(3) Journée mondiale : 8 mars, journée mondiale de la femme

(4) JournéeDeLaFemme.com : un site dédié aux droits des femmes

(5) La naissance du féminisme selon l'encyclopédie Encarta, à lire ici.

(6) Pierre Bourdieu : La domination masculine", 1998, Ed. Le Seuil

(7) Philippe Brenot : "Les violences ordinaires", 2008, Ed. Odile Jacob

 


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Par Mélanie - Publié dans : Femmes
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