Quantcast

Rechercher

Retrouvez cameline surHellocoton

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs

promos des magasins près de chez vous avec bonial.fr – moins de co2

Wikio - Top des blogs - Beauté

Mon blog est sur Blogs Beauté

Les années folles

Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 18:58

Les robes courtes ont marqué la mode des années 1920. Le retour des robes longues est alors un événement inattendu en 1927.

Ce retour est toutefois timide, car les robes ne sont qu'allongées, et longues d'un côté seulement. Grâce à un élégant jeu de drapé, elles semblent courtes et longues à la fois. 

Robe-longue-Premet-1927-1.jpg

La draperie en avant. Robe Premet.

Evidemment, les robes ne sont pas encore longues de tous les côtés. Celle-ci a simplement un long godet en avant qui semble avoir continué la draperie du corsage et qui tombe assez bas. Cette robe, très gracieuse, est en satin rose pâle avec une boucle de strass à la taille.

 

Robe-longue-Premet-1927-2-copie-1.jpg

La robe à traîne. Robe Premet.

Ici, la jupe longue s'accentue et devient presque une jupe à traîne. Premet a particulièrement bien réussi ce genre, qui semble être appelé au grand succès. La robe, ici, est en velours noir doublé de satin rose, avec deux fleurs à la taille.

 

Robe-longue-Patou1927.jpg

La draperie de côté. Robe Patou.

Patou a dans sa collection, très diverse, de nombreuses robes allongées de côté. Sur cette robe de crêpe noir, les deux panneaux flottants ont des longueurs inégales qui donnent une grâce charmante à l'ensemble.

 

Robe-longue-Drecoll-1927-copie-1.jpg

La draperie aux épaules. Robe Drecoll.

Chez Drecoll, la draperie allongée part des épaules. Cette robe, ramenée en avant, est en mousseline jaune pâle et blouse légèrement sur une large ceinture drapée. Deux larges panneaux, de même mousseline, sont fixés dans le dos et s'envolent à la marche.

 

Robe-longue-Doeuillet-1927-1.jpg

La draperie plissée. Robe Doeuillet.

Doeuillet lui aussi allonge ses robes par quelques draperies. Sur cette jolie toilette du soir en crêpe romain blanc, il a mis un panneau dont les plis sont piqués au corsage, mais s'évasent ensuite de côté. Une petite réminiscence des modes grecques se remarque à la double ceinture brodée de strass et de perles d'argent.

 

Robe-longue-Doeuillet-1927-2.jpg

La draperie en forme. Robe Doeuillet.

Ici la ligne longue est donnée par une draperie en forme qui tombe en avant. La silhouette de cette robe, en crêpe satin rose pâle, est d'ailleurs infiniment élégante. Elle est très étroite et très amincissante aux hanches, mais un volant-forme en augmente l'ampleur dans le bas. Une boucle de strass est placée à la taille.

 

 

Source : Fémina, février 1927

Rendez-vous sur Hellocoton !

Par Mélanie - Publié dans : Les années folles
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 8 août 2012 3 08 /08 /Août /2012 15:23

Matita-fashion-house-1920-s.png

 

Cette simple photo de mode semble raconter une histoire. Une jeune femme qui nous regarde sur le pas de la porte, un homme qui l'attend ?

Qu'évoque-t-elle pour vous ? Racontez-moi ...

 

Source : Image de mode, Matita Fashion House, 1920's (Decades of fashion, Harriet Worsley), sur Flickr, par Gatochy

Rendez-vous sur Hellocoton !

Par Mélanie - Publié dans : Les années folles
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 22:07

 

 

 

 

Perfumeria--Spain--1929-.jpg

 

Pour terminer en beauté ce voyage dans le temps aux Années Folles, admirons aujourd'hui ces objets qui tenaient une place privilégiée sur la coiffeuse ou dans le sac à main des coquettes.

 

Dorin-of-Pari-s-rouges---Beauty-s-Palette--1-copie-1.jpg

 

Poudrier-en-argent-Allemagne-1920s.jpg

 

Poudriers-1920s.jpg

 

Pond-s-Extract-Co.-s-Pond-s-Cold-Cream-and-V-copie-1.jpg


 

Après la guerre, d'importants progrès dans les domaines pharmaceutique et chimique favorisèrent le développement du marché de produits de beauté dans le monde entier.

 

L'américain Maurice Levy, en concevant un ingénieux étui métallique, permit l'utilisation au quotidien du rouge à lèvres. Paul Baudecroux invente en 1927 le premier rouge indélébile, le Rouge baiser.

 

Max Factor, perruquier et chimiste polonais, élaborait des produits cosmétiques : poudres compactes, rouges à lèvres, présentés dans des étuis joliment décoratifs. En les proposant aux maquilleurs du cinéma, ses produits connurent rapidement un grand succès.

 

Luxor-Rouge-Parfait-1923.jpg

 

Coty---CotyTan--1929-.jpg

 

Coty-s-Cosmetics---Coty-Trinity-of-Beauty--1928-.jpg

 

Bientôt, toute femme à la mode se devait de posséder ces nouveaux accessoires.

Les revues de mode de l'époque évoquent une femme élégante aussi bien dans la vie personnelle comme au travail, une femmes qui prend soin d'elle et qui a recours aux produits de beauté. C'est ainsi que Coco Chanel décrit sa cliente : « une femme active ayant besoin d'être à l'aise dans sa robe ».

Les compagnies cosmétiques s'adaptent à cette tendance et fabriquent des accessoires repensés, destinés à être transportés dans les sacs à main : miroirs, poudriers, rouges à lèvres, parfums.

 

« Aujourd'hui, presque toutes les femmes se fardent», écrit en 1926 Titaÿna dans La Femme de France« La jeune ouvrière, la petite-main, la dactylo ont toutes dans leur sac, le noir, le rouge, le bleu indispensables, à l'heure actuelle, à toute femme qui respecte son visage ».

 

Rigaud-s-Mary-Garden-Perfume---First-the-Rouge-and-then.jpg

Magic-Beauty-1922.jpg

Roystone-s-compact-.jpg


Boncilla-Laboratorie-s-Boncilla-Cosmetics---Boncilla-Be.jpg

Dans le même journal, en 1923, Pierre Trévières décrit sa vision de ces coquetteries :

« Dans un thé à la mode, au dancing, dans un salon, en visite, parmi les secousses heurtées du taxi, voire en métro, c'est l'ascension rapide de la petite glace, l'ouverture du sac moiré, et de suite mille gestes hâtifs, pressés : la houpette de poudre ! Un peu de poudre, un peu de rose, le bâton de rouge lentement, voluptueusement sur les lèvres.  

« On crée des poudriers délicieux, ruisselants de soieries, givrés d'argent ou ciselés, illustrés de devises pittoresques : « Pour ton petit nez », « Rien qu'un nuage », « A toi le pompon », « Un souffle, un rien » …

« Le grand style nous offre même ces somptueux appareils où le bâton de fard en son étui nacré cerclé d'or se relie au poudrier octogonal par une chaînette de platine passée au petit doigt.

On a même baptisé ces boîtes de Pandore : « Boîtes à beauté » ou Vanity-case. »

 

24-Photoplay-june-1927-sm.jpg

 

The-perfume-of-this-winter---Vogue--1927--copie-1.jpg

 

 

Luxor-Limited-s-Krasny-rouge---Krasny-the-new-Russian-N.jpg

 

Make-Up-Womens-Skincare--USA--1920-.jpg

 

Rigaud-s-rouges---Rouge-fragrant-with-Parfum-Mary-Garde.jpg

Pour finir, je vous offre ce petit texte de Colette extrait d'un article publié en 1927 dans Fémina :

 

 La groseille est pour la blonde ;

La framboise est pour la brune ;

La pêche est pour la châtaine ... 

 

Les noms de fards inventés par Lucien Lelong : ces noms, ces couleurs de fruits, cette onctueuse crème chair-de-banane, et l'huile d'un vert doré de chartreuse, et le lait, et des savons gros comme des pains d'épice, et les bâtons rouge-cerise, rien de tout cela ne se réclame de la gourmandise ?

« Ce ne sont que des jouets de femmes, Bel-Gazou, et des friandises pour la peau, pour le teint des femmes ».

Bel-Gazou ignorera toujours le temps où la poudre de riz imitait la farine, où le rouge équivalait à une attaque d'apoplexie, où le fard gerçait les lèvres. Il s'agit aujourd'hui d'artifices ingénieux, à toute heure inoffensifs et quotidiens, comme la nourriture.

« Poudre-toi donc, jeune femme, fruit, aile diaprée, mouvant, décevant sable, pétale ! Poudre-toi, superpose à ta douce peau le nuage qui la colore comme la pudeur, comme la lutte, comme la joie ! Poudre-toi : voici neuf poudres que Lucien Lelong inventa pour toi ! Neuf : c'est assez, ce n'est pas trop, car il existe des brunes si vertes, et des rousses si carminées … Neuf : une pour chaque Muse. Neuf : quelques-unes portent des noms de femme, « Rose du jour », « Rose du soir », noms de princesses jumelles, captives dans les jardins de Bagdad.

Poudre-toi donc, jeune femme, hardiment, en nappe égale, à larges touches et non à petits coups. Va-t-en, dûment poudrée, retrouver celui à qui tu plais. Il te humera comme une fleur chargée de son pollen, et sur ta joue sa bouche dessinera l'empreinte périssable de son baiser. »

 

 

Pompeian-Bloom-s-rouge--1926.jpg

 

Roystone-s-compact-was-also-made-for-rouge.jpg

 

Sources :

 

Histoires de la beauté, par Georges Vigarello, Editions du Seuil, 2004

La beauté du siècle, collectif, 2000, Editions Assouline

La mode de années 1920 en images, par Charlotte Fiell et Emmanuelle Dirix, Editions Eyrolles, 2011

 

Images :

Image 1 : Perfumeria Calber - 1929

Image 2 : Dorin's Rouges – Beauty’s Palette - 1922

Image 3 : Poudrier en argent - Allemagne

Image 4 : Poudriers

Image 5 : Détail de publicité -Pond’s Cold Cream and Vanishing Cream – 1925

Image 6 : Luxor Rouge Parfait - 1923

Image 7 : Coty Tan - 1929

Image 8 : Coty’s Cosmetics – 1928

Image 9 : Rigaud’s Mary Garden Perfume –1920

Image 10 : Détail de publicité - Magic Beauty - 1922

Image 11 : Roystone's compact

Image 12 : Boncilla Laboratorie’s Cosmetics – 1923

Image 13 : Kissproof, Delica's Laboratories - 1927

Image 14 : The perfume of this winter - Vogue - 1927

Image 15 : Luxor Limited’s Krasny rouge – 1927

Image 16 : Vivaudou - 1920

Image 17 : Rigaud’s rouges – Rouge fragrant with Parfum Mary Garden - 1920

Image 18 : Détail de publicité - Pompeian Bloom’s rouge – 1926

Image 19 : Roystone's compact

Image 20 : Détail de publicité - Pond’s Cold Cream and Vanishing Cream – 1920

Image 21 : Détail de publicité - Helena Rubinstein - 1929

Image 22 : Détail de publicité - Pompeian Bloom’s rouge – 1924

 

Pond-s-Extract-Co.-s-Pond-s-Cold-Cream-and-Vanishing-.jpg


1929-Maquillage-Helena-Rubinstein-2.png


Pompeian-Bloom-s-rouge---Natural-coloring-is-of-greates.jpg

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Par Mélanie - Publié dans : Les années folles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 22:05

 

Greta-Garbo.jpg

 

« Maintenant que vous avez doué vos joues de l'incarnat chaud et vivant le plus harmonieux, vous n'avez encore accompli que la moitié du maquillage de votre figure, et j'ose dire que la partie la plus difficile vous reste à exécuter.

 

Le goût le plus sûr doit s'allier à la touche la plus légère pour embellir les yeux sans les charbonner, sans nuire irrémédiablement à l'expression du regard par un coup de crayon maladroit, alors qu'un entourage savant et velouté donnera de la profondeur du mystère et de l'éclat à ce regard.

Et cependant, pour mettre ma responsabilité à l'abri des désastres possibles, je m'empresse de déclarer : Il y a des yeux qui ne supportent pas d'être fardés.

Avant de vous offrir à la critique de l'opinion publique, multipliez les essais dans le secret du laboratoire ! »(1)

 

Carole-Lombard-1928.png

 

Les couleurs et les nuances

 

« Comme vous avez fait pour sélectionner le rouge à employer, recherchez quelle nuance est susceptible de brunir au mieux vos paupières.

Mais si vous avez les yeux légèrement enfoncés dans l'orbite, il faut éviter le brunissement ; cela rendrait le creux trop sensible.

 

Anna-Q.-Nilsson-Photoplay-1920-copie-1.jpg

 

Certaines brunes emploient une poudre qui leur fait les yeux bleus « du moins quant à la paupière » dit Colette.

Les blondes useront de préférence de la terre d'ombre, le noir serait trop brutal et peu seyant.

Pour le châtain foncé, on y mélangera du noir par quart ou par moitié, selon que l'on désire plus ou moins foncé.

Nombre de coquettes se servent avec habileté du noir de fumée produit par une bougie, du bouchon brûlé ou du clou de girofle brûlé.

Mais on se sert surtout couramment du rimmel ou du khôl. Ce dernier est employé en Orient autant comme tonique et fortifiant de yeux contre l'ardeur des rayons solaires, que comme objet de coquetterie ».(1)

 

Gwozdecki_-Kiki-de-Montparnasse-1920.jpg

 

Louise-Brooks.png

 

Poser les fards

 

« Voici la manière d'opérer avec le khôl pur, qui doit être en poudre impalpable : on trempe un petit bâtonnet d'ivoire comme les Orientales, ou une estompe en peau comme les Parisiennes, dans de l'eau de roses, puis dans le khôl. On passe délicatement bâtonnet ou estompe au bord inférieur, à la naissance des cils de la paupière supérieure ; ce qui en tombe suffit pour la paupière inférieure.

Puis, avec le bout opposé de l'estompe, on passe entre les deux paupières un peu fermées, en la dirigeant vers les tempes pour allonger l'oeil.

Quant aux sourcils, on passera l'estompe de bas en haut, c'est-à-dire au rebours du poil, et avec une petite brosse on lissera dans le sens. On passera aussi cette brosse sur les cils, l'oeil étant fermé.

Enfin, avec un linge, on enlèvera tout ce qui pourrait être resté et en serait trop visible ».(1)

«La poudre est maintenue en place par l'humidité de l'oeil, et le peu qui déborde que les cils les fait briller comme s'ils étaient givrés de sombres paillettes.

L'effet du khôl est ravissant, et mille fois préférable à celui du plus fin crayon, mais on est peu accoutumé en France à user de l'aiguille à la manière des bédouines et des kabyles, et au risque d'avoir un regard moins langoureux que celui de nos soeurs musulmanes, il vaut mieux garder notre manière de nous embellir, moins compliquée et plus rassurante ! »(2)

 

The-dreamTamara-de-Lempicka.jpg

 

« Soit avant, soit après avoir passé légèrement sur la paupière le bout du doigt enduit d'un fard châtain ou brun, on suit avec un crayon bleu le bord de la paupière en le passant un peu dans le coin de l'oeil pour l'allonger, sans y aller aussi hardiment que les Egyptiens, dont le V ainsi dessiné couvrait la tempe.

Si malgré l'enfoncement des yeux on désirait les brunir, il ne faudrait teinter que la partie des paupières voisine des tempes en laissant tout le reste intact.

 

Sally-O-Neil---Motion-Picture-Classic---1927.jpg

 

Pour obtenir le « fondu » qui fait le charme du fard, il n'est pas mauvais de poudrer très légèrement la paupière et de l'essuyer non moins légèrement, après qu'on lui aura fait subir ce petit apprêt ».(1)

 

Photoplay--Bebe-Daniels1921.jpg

 

Ruby-Keeler--Ziegfeld-girl--by-Alfred-Cheney-Johnston-1929.png

 

Les cils

 

« Beaucoup de femmes teignent leurs cils, soit parce que leurs cils sont blonds et par conséquent n'apportent aucun attrait au regard, soit parce qu'elles en ont peu, et qu'en fonçant la couleur, elles veulent donnent l'impression qu'ils sont épais.

Dans les deux cas, elles sont obligées de se servir de produits spéciaux, très adhérents et assez difficiles à employer.

Il faut se résigner à faire de nombreux essais, et à les faire prudemment avant de choisir une teinture pour les cils qui soit, à la fois, jolie et inoffensive. »(2)

 

Martha-Mansfield-1926-Rolf-Armstrong.jpg

 

« Les cils de la paupière supérieure se brossent par-dessous. Ceux de la paupière inférieure par-dessus. La brosse doit être très fine et enduite d'un liquide légèrement tonique, pour maintenir les cils dans une position horizontale, ce qui les fait paraître plus beaux. »(3)

 

Photoplay-Mary-Thurman-1921.jpg

 

Louise-brooks-.jpg

 

Les sourcils

 

« Si on doit avoir des cils longs et fournis, il faut aussi posséder des sourcils fins et bien dessinés pour que la beauté de l'oeil ne laisse rien à désirer.

 

Detail-de-publicite-Helena-Rubinstein--1928--.png

 

Il n'est pas donné à tout le monde de montrer les « sourcils pareils à des arcs de triomphe » dont Flaubert orne sa Salammbô, mais tout le monde peut donner une forme agréable à ses sourcils, dût-on user du rasoir ou du pinceau.

 

Motion-Picture-Classic-1928-.jpg

 

Les gros sourcils broussailleux ne se voient guère chez les femmes ou chez les jeunes gens. Si la malchance veut qu'une jeune personne soit affligée de ces buissons de poils, qu'elle n'hésite pas ! Qu'elle en rase une partie, afin de ne garder que ce qui est nécessaire pour couper la ligne du front aux paupières supérieures, et même, si elle a le courage que donne à notre à notre sexe une coquetterie désespérée, qu'elle les fasse épiler, ce qui est radical encore et plus durable !

Si, au contraire, les sourcils sont rares et pâles, qu'elle les renforce d'un coup de crayon habilement passé sur toute leur longueur !

Et si, encore, ils sont assez épais, mais mal plantés et d'une forme incorrecte, qu'elle en ôte soit le haut, soit le bas, pour dessiner une ligne fine qui accompagne celle des yeux et donne au visage l'harmonie que leur mauvaise direction lui enlèverait.

Voici, me direz-vous, ô mes soeurs, des moyens bien violents ! Mais je n'en vois pas d'autres à employer pour rappeler à l'ordre des sourcils indisciplinés.

C'est que ces deux traits d'ombre sont utiles à l'expression du visage, ils l'adoucissent ou la durcissent bien aisément. »(2)

 

dorothy-gish.jpg

 

Gloria-Swanson-1929.jpg

 

Astuces

 

« Pour obtenir du brillant à l'oeil, on peut placer sur la partie saillante de l'angle interne une délicate pointe de rouge gras, mais c'est un détail qui demande à être exécuté avec infiniment de discrétion, car il est généralement réservé à la scène ».(1)

 

motion-picture-classic---alice-joyce-1927-.jpg

 

« Je vous conseille plutôt cet artifice tout naturel et tout simple : exprimer une goutte de jus d'orange dans l'oeil ; quand le petit picotement a cessé, l'oeil s'est éclairci, bien qu'il ait conquis cette humidité qui lui donne tant de charme et de brillant.

 

Motion-Picture-Classic-1926-Louise-Brooks-.jpg

 

Voici un autre « truc » de maquillage qui a pour but d'atténuer un défaut, davantage que de donner un charme particulier à la physionomie : quand la racine du nez est un peu épaisse, on place de chaque côté, avant l'oeil, une petite touche de fard brun qui produit une ombre amincissante ».(1)

 

 

Photoplay---Gloria-Swanson-1921.jpg

 

 

Images :

Image 1 : Greta Garbo

Image 2 : Carole Lombard - 1928

Image 3 : Anna Q. Nilsson - Photoplay 1920

Image 4 : Louise Brooks

Image 5 :Kiki de Montparnasse - par Gwozdecki - 1920

Image 5 : The dream - Tamara de Lempicka - 1927

Image 6 : Sally O Neil - Motion Picture Classic - 1927

Image 7 : Mary Thurman - Photoplay 1921

Image 8 : Ruby Keeler, Ziegfeld girl, by Alfred Cheney Johnston 1929

Image 9 : Martha Mansfield - illustration de Rolf Armstrong - 1926

Image 10 : Mary Thurman - Photoplay 1921

Image 11 : Louise Brooks

Image 12 : Détail de publicité Helena Rubinstein -1928 

Image 13 : Motion Picture Classic 1928

Image 14 : Dorothy Gish

Image 15 : Gloria Swanson-1929- Motion Picture Classic - 1927

Image 16 : Alice Joyce - Motion Picture Classic - 1927

Image 17 : Louise Brooks- Motion Picture Classic 1926

Image 18 : Gloria Swanson - Photoplay - 1921

Image 19 : Publicité Melba - 1928

Image 20 : Clara Bow - Publicité Maybelline

 

Publicite-Melba---1928.jpg

 

Sources :

(1) De l'emploi du fard, par Monelle, juillet 1927

(2) Les fenêtres de l'âme, par Marguerite Moreno, 25 mars 1928

(3) Le maquillage, par le Dr Mestadier, 4 avril 1920

 

 

Clara-Bow---Publicite-Maybelline.jpg

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Par Mélanie - Publié dans : Les années folles
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 23:52

 

photoplayDolores-Costello1927.jpg

 

Comme promis, voici la première partie des conseils de maquillage que j'ai trouvé en feuilletant des magazines des années 1920. Premiers pas dans le maquillage "moderne".

 

Jetta-Goudal---Photoplay-1927.jpg

 

«Le maquillage doit être suffisamment discret pour créer l'illusion de la vérité. 

 

Pour obtenir ce résultat, il faut :

1° Bien se connaître ;

2° Respecter la nature de sa physionomie pour l'intensifier dans le sens qui lui est propre.

3° Posséder ou acquérir le sens de la couleur, grâce auquel on évitera les coloriages intempestifs et choquants. Il s'agit de fondre les nuances avec suavité.

 

Le premier point à fixer est la recherche des tons convenant à notre peau, en composant toujours avec la réalité.

 

Couverture-de-Vogue---illustration-de-Benito-Eduar-copie-1.jpg

 

Si l'on a la peau très blanche on ne parviendra pas tout à fait à l'ocrer d'une manière authentique. Et si votre teint est naturellement mat, vous l'éclaircirez certainement par la crème et la poudre, mais jusqu'à un certain point seulement.

« Il s'agit d'abord d'unifier le teint, de faire disparaître les petites imperfections de la peau ». (2)

La crème sera blanc neige si le teint est très clair, et d'un blanc presque bis si la peau est mate.

« Une crème fine, teintée de rose pâle ou de rose thé, selon que l'on est blonde ou brune».(2)

 

Couverture-de-Vogue---illustration-de-Benito-Eduardo-Garcia.jpg

 

Il y a une limite à la transformation possible que le bon sens indique , et qu'il est sage de ne pas dépasser. Au lieu de vouloir ressembler à Mme Trois-Etoiles qui a un type tout à fait différent du vôtre, cherchez plutôt à tirer le meilleur parti de celui que la nature vous a donné.

 

Detail-de-publicite-Pompeian-Bloom-s-rouge----Her-col.jpg

 

Le maquillage des joues :

 

Une coquette avisée recherche d'abord quel est le rouge qui, posé sur son visage, y paraît le plus naturel, et elle opère la même sélection pour la poudre.

 

Une chose importante est d'harmoniser entre eux les différents produits.

La poudre correspond au ton du fard. On se gardera d'employer simultanément du rouge orangé pour les joues et du rouge pourpre pour les lèvres.

Si une note de rouge se retrouve dans la toilette, ou du rose violacé, il faudra alors « s'accommoder » dans le même ton, sous peine de créer un heurt de nuance.

 

Betty-Bronson---Motion-Picture-Classic-1927.jpg

 

Il y a un maquillage du matin et un maquillage pour le soir. Le premier, plus discret, le second plus accusé.

Mais la différence n'est pas seulement dans les valeurs, mais dans les produits eux-mêmes.

Ceux employés pour le jour tirent légèrement sur la mandarine ou le corail, en ce qui concerne les joues, ce qui fait plus naturel sur certaines peaux, alors que d'autres doivent rigoureusement s'en abstenir. Le rouge à lèvres est assez foncé.

Aux lumières, les tons mauves conviennent très bien à certaines femmes, surtout dans les poudres, tandis que le jour ils sont d'un effet funèbre, et le bâton pour les lèvres est plus lumineux, à moins que l'on ne préfère le rouge liquide, le plus adhérent de tous ».

 

pictureplayJanuary-1925.jpg

 

Pour Marguerite Moreno, le choix est plus tranché : « Bien des femmes ont l'idée saugrenue d'adopter des fards orangés. Nous sommes d'accord pour imiter « la joue froide d'un fruit », selon l'expression de Baudelaire, mais pour l'amour du ciel ! Que ce fruit ne soit pas la mandarine !

La pêche, la cerise, la fraise, un pourpre clair, un rose vif, soit, et toujours dans les tons de carmin qui évoquent, courant sous la peau, un sang jeune et sain, et non pas le souvenir d'une récente jaunisse ».(2)

 

Doris-Kenyon---Photoplay-1926.jpg

 

« C'est encore une question personnelle qui décide s'il y a lieu d'employer du rouge gras ou du rouge sec compact.

Je crois par expérience que l'on peut cumuler avec bonheur : une légère couche de rouge gras bien étalé, puis on poudre, puis on avive les pommettes d'une touche de la houpette plate chargée de fine poudre colorée – et l'on repoudre encore pour fondre et égaliser.

La poudre est l'estompe dont on se sert dans ce genre de miniature pour obtenir les « fondus » et les « dégradés ».

 

Mary-Brian---Picture-Play---1926.jpg

 

Quel que soit le rouge choisi, la façon de le poser est le grand arcane du maquillage.

On le pose près des yeux, mais quelques femmes, pour atténuer le cerne qui creuse et vieillit la physionomie en mettent très légèrement à cet endroit.

« Le rouge nous rajeunit ou nous vieillit, selon que nous le posons haut ou bas sur nos joues.

C'est sous l'oeil qu'est sa vraie place. C'est là qu'il doit toujours être le plus vif, c'est de là qu'il doit partir en se dégradant jusqu'à la hauteur des narines. Le rouge, mis au milieu des joues, donne l'air d'une poupée mal peinte. Mis au bas, il ajoute dix ans à celle qui le dispose ainsi ».(2)

Le meilleur procédé est de prendre au bout du médium une petite quantité de rouge, de le poser à l'endroit qui devra être le plus vif, et de l'étaler en frottant dans un mouvement circulaire. Il est relativement facile d'obtenir dès ce moment le dégradé voulu, mais on peut reprendre les contours avec un linge fin ou la patte de lièvre pour adoucir l'arrêt qui ne devra jamais être brutal.

S'il y a lieu de revenir, on le fait toujours avec très peu de rouge, car il en est comme du sel dans la cuisine : il est aisé d'en remettre, mais difficile d'en retirer !

 

Detail-de-publicite-Pompeian-Bloom-s-rouge---Perfectl.jpg

 

Cela, c'est le maquillage élémentaire, celui qui consiste à donner aux joues le vermillon qui leur manque naturellement, à se remettre « deux sous de santé » comme disent les midinettes.

Mais il y a un maquillage plus savant qui, par la seule disposition du rouge, sait remodeler un visage. L'emplacement du fard ne doit pas être remis au hasard.

 

Il est entendu que toutes les femmes connaissent leur figure et ses imperfections. Il est entendu aussi qu'elles feront devant la glace de patients essais pour trouver « la manière » qui les enjolive le plus sûrement.

Une des meilleures façons de constater les résultats et les modifications, est de ne maquiller qu'une moitié du visage. On se rend vite compte par comparaison avec la partie nue s'il y a progrès ou si l'effet est plutôt nuisible.

 

Detail-de-publicite-Procter---Gamble-Co.-s-Ivory-Soap--.jpg

 

L'art de composer son visage comporte certaines règles logiques.

Sur un visage plat, le rouge est mis de côté. Sur un visage large, il est mis en avant. On évitera de le placer sur les pommettes si celles-ci sont déjà saillantes, mais plus bas et en arrière des joues.

De toutes façons, on ne doit pas rougir exclusivement les pommettes, ce qui ressemble au feu de la fièvre, mais faire rayonner le rouge autour.

Si les joues sont creuses, on mettre le rouge dans les creux. Une touche de rouge au menton allonge le visage.

Il vaut toujours mieux rougir délicatement le lobe des oreilles qui paraitraient décolorées par contraste, excepté si le visage est large, car cela contribuerait à l'élargir encore. » 

 

Betty-Compson--Motion-Picture-Classic-1928-.jpg

 

Le maquillage des lèvres

 

« Il ne faut pas passer le bâton de raisin uniformément sur les lèvres dans le sens horizontal, ce qui fait une bouche « en coup de sabre », mais aviver seulement le milieu de la bouche en dessinant bien sur la lèvre supérieure l'angle nommé « l'arc de Cupidon », et en laissant les commissures intactes ; la bouche en paraît ainsi bien plus petite.

Pour les lèvres larges on se servira de rouge foncé, et pour les lèvres minces de rouge clair, en suivant bien les contours ». 

 

Joan-Bennett--Picture-Play-1929-.jpg

 

glamourdaze--1920s-lipstick1.jpg

 

jacques-henri-lartigue-solange-david-paris-1929.jpg

 

kiki-man-ray.png

 

Norma-Talmadge.jpg

 

photoplayConstance-Talmadge1923.jpg

 

benito-eduardo-garcia-vogue-cover-november-1925.jpg

 

benito-eduardo-garcia-vogue-cover-november-1926.jpg

 

Cosmopolitan-1929.jpg

 

 

 

Sources :

Cet article est essentiellement composé de l'article (1), et complété par des extraits de l'article (2).

  1. De l'emploi du fard, par Monelle – La Femme de France – 1927

  2. La joue en fleur, par Marguerite Moreno – La Femme de France - 1928

 

Images :

Image 1 : Dolores Costello - Photoplay -1927

Image 2 : Jetta Goudal - Photoplay-1927

Image 3 : Couverture de Vogue - illustration de Benito Eduardo Garcia -1926

Image 4 : Couverture de Vogue - illustration de Benito Eduardo Garcia -1929

Image 5 : Détail de publicité-Pompeian Bloom’s rouge – "Her color is her own" -1926

Image 6 : Betty Bronson - Motion Picture Classic-1927

Image 7 : Picture Play -1925

Image 8 : Doris Kenyon - Photoplay 1926

Image 9 : Mary Brian - Picture Play - 1926

Image 10 : Détail de publicité-Pompeian Bloom’s rouge – Perfectly Natural-1926

Image 11 : Détail de publicité-Procter & Gamble Co.’s Ivory Soap -1929

Image 12 : Betty Compson -Motion Picture Classic 1928

Image 13 : Joan Bennett -Picture Play - 1929

Image 14 : 1920s Lipstick, via Glamourdaze

Image 15 : Solange David, par Jacques-Henri Lartigue - 1929

Image 16 : Kiki de Montparnasse par Man Ray

Image 17 : Norma Talmadge

Image 18 : Constance Talmadg- Photoplay - 1923

Image 19 : Illustration de Benito Eduardo Garcia - Couverture de Vogue - 1925

Image 20 : Illustration de Benito Eduardo Garcia - Couverture de Vogue - 1926

Image 21 : Cosmopolitan - 1929

Image 22 : Illustration de Porter Woodruff - Couverture de Vogue - 1926

 

 

Porter-Woodruff-Vogue-magazine-cover-March-01-1926-.png

 

Rendez-vous sur Hellocoton !

Par Mélanie - Publié dans : Les années folles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés