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Les blogs 2016 qui inspirent les femmes actives
3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 18:50

Néfertiti et Cléopâtre, deux reines d'Egypte. La première il y a de cela trente-quatre siècles, la seconde vingt-un siècles.

Deux reines réputées, d'une part pour leur beauté légendaire, d'autre part pour leur rôle politique.

Deux femmes intelligentes et passionnées.

 

Admirez ci-dessous Cléopâtre et Néfertiti représentées sur des bas-reliefs :

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cleopatra1.jpg  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Néfertiti, épouse principale du pharaon Akhénaton, né Aménophis IV (XVIIIeme dynastie), tint une place importante dans la réforme religieuse qu'instaura ce dernier, contre l'opinion des prêtres de l'époque. Le couple royal plaça Aton, le dieu soleil, au rang de dieu unique face aux divinités multiples que vénéraient jusqu'alors les Egyptiens.

Néfertiti soutint pleinement son époux dans cette voie, et c'est auprès de lui qu'elle participait aux cérémonies religieuses en l'honneur d'Aton. Néfertiti était la plus représentée sur les bas reliefs découverts dans le temple d'Aton à Karnak, plus qu'Akhénaton même. Et quand à la fin de sa vie, Akhenaton s'en remit aux prêtres, se sentant affaibli, Néfertiti persista seule dans l'adoration du dieu soleil.

Néfertiti fut aussi celle qui s'occupa d'éduquer le prince Toutankhamon, fils d'Akhenaton et d'une de ses épouses, qu'elle considérait comme son propre fils.


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Nefertiti_Comp_1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cléopâtre,  septième de ce nom, était descendante d'un général d'Alexandre le Grand qui avait conquis l'Egypte deux siècles plus tôt. Ce fut la dernière reine de la dynastie des Ptolémées, et sa représentante la plus célèbre.


"On me surnomme la maîtresse du monde, la sorcière d'Egypte, le monstre. On loue ma beauté. On me compare à la déesse Isis. Mais c'est par les charmes de l'esprit et les séductions de l'intelligence que je veux combattre et séduire."

(Joël Schmidt, "Cléopâtre", Ed. Folio)


Passionnée par son pays, d'une culture impressionnante, elle était également férue de sciences et de littérature.

Seule de sa famille à parler l'Egyptien et l'hébreu en plus du grec, elle maîtrisait en outre plusieurs dialectes de son pays. Elle sait charmer par l'intelligence et le raffinement de sa conversation, aimait les sciences et la littérature.

Et ce dont elle rêvait par dessus tout, c'était redonner à son royaume sa gloire des temps passés, fabuleuse Egypte des pharaons qui rayonnait sur le monde.

Elle séduisit César, qui la soutint dans son rôle politique, de même que plus tard Antoine, avec lequel elle souhaitait créer une alliance des deux royaumes, l'Egypte et l'Empire romain.

Mais l'Histoire en décida autrement, et la fin du règne de Cléopâtre fut aussi le temps où l'Egypte devint une province romaine, mettant définitivement un terme à l'Egypte des pharaons.

Cléopâtre ne survécut pas à la défaite de son pays, et la légende raconte qu'elle se donna la mort par la morsure d'un serpent.

 

Cléopâtre représentée par un artiste égyptien à gauche, et un artiste romain à droite :

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Mais au-delà de ces faits, c'est aussi leur beauté légendaire qui marqua les esprits, et ce jusqu'à nos jours.

 

Néfertiti est reconnue pour avoir été une des plus belles femmes de l'Egypte ancienne. Les statues qui la représentent, dont les deux plus célèbres sont exposées l'une au Caire l'autre à Berlin, évoquent l'une et l'autre un visage noble et serein, à l'harmonie et la pureté des traits incarnant la beauté absolue.

Son nom lui-même évoque la beauté : Néfertiti signifie "la belle est venue", ou selon une autre traduction, "l'avènement de la beauté sur terre".

Cette constance de beauté retrouvée dans les divers portraits qui en étaient faits, faisaient écho aux poèmes, font penser que cette reine était d'une réelle beauté, bien que l'habitude des artistes égyptiens de son temps fut d'idéaliser les sujets représenter et d'en parfaire la beauté.


"Claire de visage, joyeusement ornée de la double plume, souveraine du bonheur, dotée de toutes les vertus, à la voix de qui on se réjouit, dame de grâce, grande d'amour, dont les sentiments réjouissent le seigneur des deux pays." (texte d'une stèle frontière de la cité d'Aton)


Un chant d'amour issu du papyrus Chester Beatty I, semble lui être consacré :

"Celle à la la longue nuque, à la poitrine resplendissante,

Ses cheveux sont du véritable lapis-lazuli,

Son bras l'emporte sur l'or,

Et ses doigts sont comme des lotus,

Celle à la chute de reins alanguie et à la taille étroite,

Si bien que ses hanches accentuent sa beauté,

Celle à l'allure plaisante quand elle marche sur le sol,

C'est par son maintien qu'elle conquiert mon coeur (...)"


Bien qu'après sa mort, on tenta de détruire toute trace la concernant ainsi que celles du culte d'Aton,  sa beauté et sa passion ont survécu, en grande partie grâce aux nombreux artistes dont elle aimait s'entourer, qui en ont révélé les traits.

 

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La légendaire beauté de Cléopâtre  tenait quant à elle plus en son charme que dans l'harmonie de ses traits, car il semble que ses traits ne correspondaient pas réellement aux canons de beauté tels qu'on les connaît.

Elle éblouissait tous ceux qui croisaient son chemin par son charisme, son intelligence, sa passion.

Les hommes étaient séduits, les foules enthousiastes.

 

"C'est une femme d'une beauté surprenante. Elle possède aussi la voix la plus charmante et une façon de se rendre agréable à tout le monde.

Elle est séduisante à voir et à écouter, et possède le pouvoir de subjuguer quiconque. Elle compte sur sa beauté pour faire valoir ses droits au trône d'Egypte."

(Dion Cassius, Histoire romaine)


"Sa beauté, considérée en elle-même, n'est point si incomparable, qu'elle puisse susciter dès l'abord étonnement et admiration. Mais son commerce a tant d'attrait qu'il est impossible de résister ; et les agréments de son visage, soutenus du charme de sa conversation et de toutes les grâces qui peuvent relever le plus heureux naturel, laissent un aiguillon qui pénètre jusqu'au vif. Sa voix possède une extrême douceur ; sa langue qu'elle parle avec une grande facilité, tel un instrument à plusieurs cordes, est capable de manier des idiomes différents. "

(Plutarque, Vie des hommes illustres. Antoine)

 

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Ainsi, la passion et la beauté de ces deux femmes, l'influence qu'eurent ces deux reines dans l'histoire de l'Egypte, marquèrent à jamais les mémoires, aux côtés des plus grands pharaons.

 

J'aurais aimé découvrir quelques secrets de beauté à vous soumettre, mais à tant de siècles de nous, et sans vestige de leur quotidien retrouvé dans un tombeau, je reste un peu sur ma faim.

La légende raconte cependant que Néfertiti devait la douceur de sa peau au beurre de karité, tandis que Cléopâtre aurait aimé se prélasser dans des bains de lait d'ânesse.

Mais le secret véritable de leur beauté, au-delà de l'harmonie de leurs traits, n'était-il pas leur passion et leur caractère extraordinaire ?

 

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 07:55

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6 août 1904 : parution du second numéro de "L'art d'être jolie".


Après le succès du premier numéro, les articles présentés dans ce fascicule vont aborder de nouveaux thèmes.

 

Les lectrices apprendront à être gracieuses, au-delà de leur "joliesse", à harmoniser leurs gestes comme pour une danse, fléchissant un bras quand l'autre se tend, et autres conseils qui me font penser à des contorsions sophistiquées, tout en ayant l'air d'être naturelles !

 

Puis nous passons directement de la grâce aux points noirs ... Après une description digne d'un cauchemar, viennent les explications, comparant le sébum à de la brillantine. Ensuite sont citées les mauvaises habitudes à ne pas prendre, tels les collégiens qui "se tirent les vers du nez", ainsi que quelques conseils pratiques.

 

Le troisième article nous parle des mains et des moyens de les garder "fines et blanches", avec une introduction quasi érotique. On y découvrira si notre main dispose de dimensions convenables pour être jolie, ou non ... Mais rassurez-vous, même si vous apprenez que vos mains n'auraient pas été bien considérées par Mme de Pougy, vous pourrez tout de même tester des recettes qui sont sensées les embellir. Suivant ces conseils, oserez-vous vous laver les mains à "l'eau de pluie, légèrement chauffée" ? Par contre, en tant que bonne infirmière, je tenterai évidemment de vous dissuader de n'utiliser le savon qu'une fois par jour ...

 

L'article suivant aborde un sujet qui obsède notre société actuelle : le surpoids. A la différence qu'alors, on faisait la différence entre un embonpoint qui pouvait avoir de charmants attraits, et une obésité. Cette dernière est appelée "le mal" à plusieurs reprises, et on peut alors s'interroger sur l'approche actuelle de tout surpoids : n'est-elle pas la même, sans oser utiliser ce mot ? Mais ici, même l'obésité ne paraît cependant pas une fatalité. Et des solutions sont là aussi proposées, la plupart bien plus raisonnables d'ailleurs que celles qu'offrent nombre de magazines d'aujourd'hui. A ces conseils toutefois, je mettrai un bon bémol concernant les boissons, pour inciter plutôt à boire de l'eau selon sa soif.

 

Et pour finir, je vous laisserai découvrir le récit de "la toilette d'une jolie romaine".

 

Côté illustration, en exemple de beauté féminine, c'est un portrait de Marcelle Lender qui figure dans les premières pages : chanteuse et danseuse parisienne, elle fut immortalisée par les peintures de Toulouse-Lautrec  (ci -dessous : Marcelle Lender dansant le boléro).

 

 

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Je vous souhaite maintenant une bonne lecture.

 

La grâce, mélodie des gestes :

 

Etre belle, être jolie, être gracieuse ! Autant de termes différents de l'esthétique féminine.

La beauté est une question d'architecture, de sculpture, de plastique, d'avantages naturels.

La joliesse est une question d'originalité personnelle, d'agréments, souvent imprévus.

La grâce, elle, est une réunion de mouvements harmonieux, aisés, rythmiques, imprévus aussi quelquefois, une mélodie.

On se fatigue vite d'une pure et froide beauté. On peut s'oublier un moment dans la contemplation d'une jolie femme. Mais une femme gracieuse enchante davantage. La beauté frappe, la joliesse charme, la grâce fait mieux : elle retient.

Il suffit d'un geste pour montrer sa grâce, mais voyez tout ce qu'il y a dans ce geste, tout ce qui s'harmonise en lui.

Si le buste a fléchi, en même temps la poitrine s'est soulevée, la tête s'est penchée, les lèvres ont souri, les muscles des joues se sont contractés, les narines ont frémi, les yeux ont brillé.

 

L'art d'être gracieuse :


Trois grands principes : l'aisance, la variété et le rythme.

Mais l'aisance a des ennemis : c'est l'embonpoint qui alourdit les mouvements, la maigreur qui les exagère, la timidité qui les rend hésitants, la nonchalance qui les ralentit, la brusquerie qui les heurte, l'afféterie qui les rend maniérés.

La variété aussi est nécessaire. La monotonie d'un même mouvement est incompatible avec la grâce : elle fatigue vite.

Cette variété a lieu par oppositions. Si une jambe se raidit, l'autre s'infléchira, si un bras s'allonge, l'autre se repliera. Et le rythme, un rythme doux, coordonne ces mouvements, les fait jouer ensemble ou se succéder.

Surveillez-vous donc pour devenir gracieuse et surtout pour le rester. Les attitudes n'ont véritablement de grâce que lorsqu'elles sont bien naturelles.

Et, tandis que les mouvements du corps sont gracieux, les traits du visage eux aussi prennent une harmonie charmante. L'oeil jette un éclat brillant qui dit l'intelligence. La bonté du coeur donne à la bouche un pli significatif. La glace devient un reflet des qualités morales, et mieux qu'un reflet, leur expression.

La femme a le don de mettre de la grâce dans tout.

Elle peut ne pas être belle ou ne l'être plus. Qu'importe, elle est gracieuse, elle se confère une prime d'assurance contre la perte de sa beauté.

 

 

Des importuns de la beauté : les points noirs

 

Ceux-là ne sont pas à l'horizon, mais beaucoup plus près, aux ailes du nez, au pli du menton, autour du front, derrière les oreilles, hôtes disgracieux.

Une délicate pression des ongles fait sortir de petits cylindres pâteux, blanc jaunâtre ou gris sale. Qu'est cela ? On dirait des vermisseaux ! Vite, une loupe ! Grand Dieu ! ils ont une tête noire ! Ils remuent peut-être ? ...

Rassurez-vous. Si on se permettait de presser ainsi votre joli nez, on n'en tirerait pas plus de vers que de lait.

Les petits points noirs qui vous effarouchent ne sont que de minuscules poussières qui se sont fixées dans les pores trop dilatés de votre peau. La matière blanchâtre qui les suit est la concrétion fournie par les petites glandes sébacées qui sont à la base de ces pores, sorte de brillantine naturelle du visage.

Pour faire disparaître ces importuns que la science a appelés solennellement "tannes" ou "comédons", il suffit de râcler adroitement la peau avec un coupe-papier d'ivoire, très mince. Evitez la pression des ongles, toujours irritante et même la clef de montre, classique chez les collégiens qui se tirent les vers du nez, non dans un but de coquetterie, mais pour rompre la monotonie des heures de classe.

Lavez ensuite légèrement la partie touchée à l'alcool pur ou à l'eau de Cologne, ou au savon à l'ichtyol et mettez un peu de pommade astringente au tanin.

Si ces points noirs sont en grand nombre, n'employez pas de moyens d'expulsion violente. Faites-les fondre en passant simplement sur la peau un peu d'éther ou d'eau oxygénée.

 

Recettes pratiques :

 

Deux lotions efficaces :

1 - Carbonate d'ammoniaque, 1 gramme. Ether, 30 grammes. Eau distillée, 70 grammes.

2 - Alcool à 90°, 80 grammes. Alcool de lavande, 10 grammes. Savon noir, 10 grammes. Acide salycilique, 1 gramme.

 

 

Pour garder vos mains fines et blanches

 

La belle main de Laure captiva mon coeur. Pétrarque.

 

Quoi de plus charmant qu'une main qui se dégante, qui sort toute blanche de sa gaine étroite ! Le gant a quelque chose de la robe qui tombe. Ne découvre-t-il pas la rondeur du poignet, la mollesse de la paume, le fuselé des doigts, le brillant des ongles, la blancheur de la peau sillonnée de fines veines bleues.

 

La main a une poésie intense. Instrument délicat du geste, elle possède un cachet particulier d'élégance, de finesse, de grâce. Si quelques femmes ont la main banale, commune, sotte même, chez combien d'autres, au contraire, elle est expressive, infiniment.

Plus que les yeux, miroirs décevants, les mains ont un langage, et par leurs mouvements, prestes ou lents, disent votre nature, racontent ce qui vous agite. 

"Quoi des mains ! disait Montaigne, mais, par elles, nous requérons, nous promettons, nous congédions, nous menaçons, nous prions, nous refusons, nous craignons, nous mandons, nous encourageons, nous jurons, nous accusons, nous flattons, nous applaudissons, nous bénissons."

Pour être jolie, la main doit être petite, ferme et douce à la fois, terminée par des doigts étroits, allongés, fuselés, allant en s'amoindrissant vers l'extrémité des phallanges. Le dessus de cette main sera potelé sans que les veines soient trop saillantes. Il y aura de petits creux au-dessus de chaque doigt, quand elle s'ouvrira ; de légères saillies, quand elle se fermera.

Le pouce ne dépassera pas, en longueur, l'articulation moyenne de l'index. Celui-ci, étendu, arrivera juste au-dessous de l'ongle du médium. L'annulaire viendra à moitié de cet ongle et le petit doigt atteindra l'articulation de la dernière phalange de l'annulaire.

 

Il faut aux mains une hygiène.

Dans l'ancien temps où le baise-main, charmant, était en usage, plus qu'aujourd'hui, les belles soignaient leurs mains comme des bijoux et possédaient mille recettes.

Toutes les femmes, avec un peu de soins, simples d'ailleurs, peuvent arriver à garder leurs mains jolies, à moins que leurs occupations les meurtrissent spécialement. Dans ce cas même, bien des remèdes sont à leur portée.

Celles qui vaquent aux soins de leur ménage mettront à ces heures-là de vieux gants protecteurs.

Qu'aucune ne commette l'imprudence de sortir sans gants. L'air est l'ennemi cruel des mains blanches.

Les veines trop grosses sont disgracieuses. Sans aller, comme certaines Espagnoles, jusqu'à dormir les mains attachées aux colonnes du lit, évitez d'être serrées aux poignets et sous les bras. N'ayez pas de gants étroits.

 

L'art de se laver les mains.

Il est bon de le faire plusieurs fois par jour. N'oubliez pas, en effet, que la main qui touche à mille objets est le continuel véhicule de nombreuses poussières.

Une règle générale : évitez l'eau trop froide, de même aussi que l'eau trop chaude. Les gerçures viendraient vite. De préférence, employez l'eau tiède, bouillie si possible.  L'idéal serait de l'eau de pluie, légèrement chauffée.

Pour la toilette du matin, et pour celle-là seulement, usez de savon. Son trop fréquent emploi irriterait vite votre peau. Servez-vous des savons les plus simples, les plus naturels, en ajoutant à l'eau un peu de bicarbonate ou de borate de soude. Parfumez-vous même d'un soupçon de benjoin.

A ce premier lavage, employez, s'il y a lieu, la brosse et la pierre ponce.

Essuyez vos mains et frictionnez-les aussitôt avec un peu de glycérine ou de glycérolé d'amidon, afin que leur peau, encore humide, ne prenne pas contact avec l'air.

Si vos mains sont naturellement rugueuses, au lieu d'eau ordinaire, servez-vous d'eau de son, d'eau de laitue, d'eau de mauve, adoucissante.

Cinq ou six fois, en moyenne, au cours de la journée, notamment avant et surtout après les repas, lavez-vous encore les mains, mais sans savon. Frottez-les simplement d'un zeste de citron ou de vaseline et passez-les ensuite à l'eau tiède.

Si elles ont quelques taches plus rebelles, frottez-les légèrement avec un tampon de ouate hydrophile imbibée d'acide acétique. Passez-les ensuite dans un peu d'eau savonneuse et essuyez avec une serviette-éponge.

Si, en raison de vos occupations, vos mains sont souvent mouillées, ayez recours fréquemment à des substances grasses. Contre les fatigues qui abîment les mains, certaines applications très simples, pendant la nuit, font oeuvre réparatrice.

 

Les gants de nuit.

L'usage des gants portés la nuit est aussi très efficace. Tenant les mains hors de l'air et de la lumière, ils accentuent leur blancheur. Ils peuvent être, en outre, remplis de quelque mélange adoucissant, qui, durant les longues heures du sommeil, fait son effet.

Mais n'allez pas trop loin : ne faites pas, pour avoir de jolies mains, comme ces belles du XVIIIe siècle qui évitaient de les fermer, afin de n'y point avoir de rides.

 

Recettes pratiques :

 

Pour affiner les mains abîmées par le travail : Pilez 125 grammes d'amandes douces avec 3 jaunes d'oeufs bien frais. Détrempez dans 2 décilitres de lait. Faites cuire jusqu'à consistance et mettez en application le soir sur les mains ;

ou encore, appliquez de même le mélange suivant : Amandes amères, 350 grammes. Farine de riz, 250 grammes. Carbonate de soude, 20 grammes. Essence de bergamote, 10 grammes.

 

Lotion contre les mains rugueuses : Vinaigre de vin, 60 grammes. Alcool à 90°, 30 grammes. Eau de roses, 30 grammes. Jus de citron, 40 grammes.

 

Pour blanchir les mains : Trempez-les dans de l'eau où vous aurez délayé quelques pincées de la poudre suivante : Farine de marrons d'Inde, 400 grammes. Farine d'amandes amères, 360 grammes. Poudre de riz, 30 grammes. Carbonate de potasse, 7 grammes. Essence de bergamote, 4 grammes ;

ou mettez en application la pommade suivante : Pommade de concombres, 100 grammes. Oxyde de zinc, 10 grammes.

 

Mélange adoucissant pour gants de nuit : Battez un jaune d'oeuf très frais dans une cuillère à soupe d'hule d'amandes douces. Ajoutez 8 grammes d'eau de roses et 4 grammes de teinture de benjoin.

 

 

Comment combattre l'obésité :

 

Le limaçon nuit à la rose, le ver à la pomme, le nuage au soleil, l'obésité à la jeune femme. Proverbe persan.

 

L'obésité n'est pas l'embonpoint. Celui-ci a ses avantages, donnant au corps féminin plus de modelé dans les contours, plus de fraîcheur dans la carnation, rendant plus voluptueux les appas.

Mais que cet embonpoint ne prenne pas trop d'extension, car alors la fâcheuse obésité arrive, défigurant les traits, alourdissant les mouvements, troublant la santé générale.

Il est de charmantes grosses dames, mais il n'est pas de grosses dames heureuses. La graisse envahissante est, en effet, la ruine de la beauté et du charme de vivre.

 

Pourquoi grossit-on ?

C'est affaire de tempérament parfois. Des jeunes filles jusqu'à dix-neuf ans très sveltes, nées de parents de constitution normale, prennent à leur majorité un embonpoint vite débordant. Leur existence est pourtant bien réglée, leurs exercices fréquents, leur alimentation modérée. Mais chez elles, par suite de quelque lésion organique, la nutrition se fait mal, les tissus adipeux s'épaississent naturellement, sous l'infiltration trop grande des aliments. La graisse s'accumule dans certaines parties du corps, sous les bras, aux plis du ventre, autour des seins, au bas du visage. Les membres alourdis se fatiguent et redoutent une activité qui serait pourtant salutaire. Pour un rien, elles sont essoufflées et le coeur s'en ressent. L'intelligence elle-même devient indolente.

Ce phénomène ne se produit parfois que sur le tard, après la maternité. Des femmes, de taille ordinaire jusqu'à quarante ans, deviennent tout à coup obèses et, chez elles, trop peu ingambes pour lutter en prenant beaucoup de mouvement, le mal ne fait qu'empirer.

Il arrive aussi - et c'est le cas le plus fréquent - que cet envahissement des tissus par la graisse ait des causes plus immédiates, soit par une alimentation trop abondante, d'une qualité préjudiciable à la santé, soit une vie dénuée d'exercice, notamment de marche. Voyez les métiers sédentaires, les vendeuses des halles, par exemple : 75% sont obèses, quelquefois démesurément.

Ce mal dont les causes sont précises, n'est donc pas sans remède. Mais, avant toutes choses, rendez-vous bien compte de la raison de votre état. S'il vient de quelque lésion, de disposition organique, il faudra avant tout guérir celle-ci.

 

Un régime préventif.

Mieux vaut prévenir que guérir. Vous êtes charmante, mademoiselle, et votre taille est la plus belle du monde, mais sait-on jamais ce qu'il peut en advenir ? Pourquoi ne pas prendre quelques précautions générales, faciles ?

Elles consistent surtout à régler la vie : la nourriture, le sommeil et l'exercice seront normalement proportionnés. Pas d'inutile bonne chère, de surabondance de nourriture, introducteurs certains de la fâcheuse graisse. Beaucoup d'activité, c'est-à-dire d'exercice, notamment de marche et de sports donnant à l'organisme un mouvement suffisant pour équilibrer les recettes et les dépenses.

Mais que faire une fois que le mal existe ?

 

L'art de de faire maigrir.

Ne brusquez rien. Laissez toujours l'obésité disparaître graduellement, sans quoi la peau deviendrait flasque et ridée.

Jeûner est un moyen aussi violent qu'inutile, qui ne fait qu'épuiser la santé. On l'abandonne quand l'embonpoint diminue et tout est à recommencer ... car on mange alors de meilleur appétit.

Les marches forcées ne sont pas plus heureuses.  La fatigue excessive qu'elles donnent ouvre démesurément l'appétit. Il en est de même de l'équitation. L'appétit des officiers de cavalerie est légendaire. 

A quoi bon prendre de l'exercice si une sur-alimentation doit en être la conséquence ?

Plutôt que de chercher à accomplir quelque tour de force des muscles ou de l'estomac, mieux vaut les entraîner progressivement, les premiers à prendre beaucoup de mouvement, le second à diminuer sa nourriture.

Marchez donc souvent et régulièrement. Faites du sport, de la bicyclette, du tennis. Levez-vous de bonne heure. Ne vous attardez pas au lit.

Quant à la nourriture, mangez à votre appétit, mais pas plus. Evitez les féculents, les aliments à base de beurre, les fritures et les corps gras, les légumes secs, les pâtisseries, la mie de pain, la bière et les oeufs.

Buvez le moins possible et de préférence du thé léger, chaud et peu sucré.

Suivez donc un régime de viandes saignantes, de pain grillé, de légumes frais, en proportions raisonnables. Voici celles qui furent indiquées, par exemple, par l'Académie de médecine.

Petit déjeuner : 25 gr. de pain grillé ; 50 gr. de viande froide ; une tasse de thé léger.

Déjeuner : 50 gr. de pain grillé ; 100 gr. de viande froide ou saignante ; 100 gr. de légumes verts ; 15 gr. de fromage. Fruits frais à discrétion ; une tasse de thé.

Dîner : Jamais de soupe ; 50 gr. de pain grillé ; 100 gr. de viande rôtie ; 100 gr. de légumes verts ; salade ; fruits frais ; une tasse de thé.

Il est bon de boire chaque matin un peu d'eau minérale laxative pour activer la digestion.

Prenez des douches et surtout des bains de vapeur.

 

Massez le visage.

Le massage est bon contre l'obésité, surtout de la figure. Il faut la masser délicatement, en tournant sur place. Le double menton, si disgracieux chez la femme, se masse en remontant, avec la main, ou à l'aide d'un petit tampon de ouate.

Massez de même autour des yeux et de la bouche, légèrement, dans le sens contraire des rides, en faisant aller la graisse de la partie gonflée à la partie creuse, et, le soir, mettez des compresses sur les points trop gras.

 

Ne craignez donc plus la graisse envahissante. Nous pouvons nous en rendre maîtres, et les personnes obèses ne sont plus des parias comme dans la Grèce ancienne, où les hommes trop gras étaient officiellement exclus des affaires publiques.

Quant aux femmes trop grasses, on les laissait à la maison ...

 

 

La toilette d'une jolie romaine

 

Etre jolie est la grande préoccupation de la femme romaine et, chaque matin, elle passe de longues heures devant la table où est disposé tout un arsenal de lotions, de pommades, de fards savants.

 

L'indispensable ânesse.

Sitôt levée, la belle Romaine chasse l'engourdissement de l'éveil en se lavant le visage à grande eau, ablution doublement utile, car elle s'est enduit la face, la veille au soir, d'un cataplasme de fèves grasses ou d'une pâte de lait et de mie de pain destinés à conserver la fraîcheur de son teint. Célèbre est la formule de Poppée qui ne voyageait pas sans être suivie d'un troupeau de 50 ânesses dont le lait, chaque jour, était employé aux soins de sa beauté.

Après l'eau pure, afin de garder le velouté de son teint, elle enduit ses joues d'une légère couche de lomemtum, fait de myrrhe de Judée et de pur froment, ou encore d'asype athénien, dont l'huile onctueuse est extraite de la toison des brebis.

 

Savon à la mode ancienne.

Si sa peau a néanmoins quelques boutons ou quelques taches de rousseur, elle les combat avec l'alcymée, mélange précieux retiré du nid de certains oiseaux.

Puis elle se lave les mains monguement, au savon. Le plus estimé vient de Gaule et est composé de graisse de chevreau et de cendre de hêtre qu'aromatise la cinnamore. Avant la conquête des Gaules, le savon était remplacé par des herbes.

Elle se passe un peu de lait d'ânesse sur les mains pour les adoucir et les essuie ensuite à une serviette de lin. Le luxe des Romaines est de s'essuyer aux cheveux soyeux d'un enfant.

Sa coquetterie a mille soins. Une tigelle d'ivoire est employée pour ses oreilles ; elle râcle sa langue avec une fine lame d'acier, brosse ses dents, et se gargarise d'eau de roses.

Pour que son haleine soit pure, elle croque des pastilles parfumées à la myrte, au fenouil, à  la lentisque.

La Romaine passe ensuite une demi-heure dans son bain. L'eau en est pure ou simplement mêlée de son, à peine parfumée. Une friction avec une brosse métallique avive la circulation du sang, puis la belle s'enveloppe, et, tandis qu'une affranchie, véritable artiste dans l'art de soigner les mains, taille ses ongles avec une fine lamelle, des esclaves, attentives au moindre claquement de ses doigts, apportent le premier repas sur un plateau en bois de citronnier : des figues fraîches, des galettes chaudes, et, dans une coupe d'onyx, du vin de Sétie, renommé pour rendre ses forces.

La coquette, ainsi reposée de la saine fatigue de son bain, se fait épiler. Toutes les parties de son corps, même la poitrine et les bras, doivent être uniformément lisses et douces. Sur les membres, sur les surfaces larges, la pierre ponce fait son oeuvre. Sur le visage, c'est une plante rugueuse, le dropax. De petites pinces permettent l'épilation autour des lèvres et du nez.

Nombreuses sont les lotions pour la chevelure. Les meilleures sont à la moelle de cerf ou à la graisse d'ours.

 

Chevelures romaines.

"Honte au troupeau mutilé, au champ sans verdure, au bois sans feuillage, à la tête sans cheveux !" a dit le poète. Aussi les Romaines possèdent-elles mille recettes préservatrices. Une lotion à base de cantharides est même réputée infaillible.

Les Romaines sont brunes, mais les soldats, en revenant de Germanie ou de Gaule, ont dit que les femmes de ces pays sont belles et possèdent des cheveux couleur de soleil. Aussi la teinte blonde est-elle recherchée à l'aide de savantes teintures.

Pour se noircir les cheveux, il existe une formule mystérieuse, horrible, mais souveraine : des sangsues fermentées deux mois dans du vinaigre, en un vase de plomb. La coloration vient du métal qui se détache des parois sous l'acidité du liquide.

Certaines courtisanes se teignent les cheveux en jaune ou en bleu. D'autres y sèment des paillettes brilllantes.

 

L'idéale pâleur.

"Toute femme qui aime, a chanté Ovide, doit être pâle. C'est la seule couleur qui convienne quand le coeur est pris."

Aussi les belles Romaines cherchent-elles toutes à se pâlir, en étendant sur leurs joues une couche de céruse ou de craie. Une recette est classique : de la farine d'orge, des oeufs, de la corne de cerf, des narcisses, du miel et de la gomme.

Elles boivent aussi des infusions de cumin ou du vinaigre pour décolorer leurs traits.

Quelques-unes, cependant, ne dédaignent pas le fard rose, pour paraître plus jeunes. On en cite un merveilleux, fait de minium, de carmin et de certaine substance tirée du crocodile.

Contre les rides mille moyens sont employés. Il existe jusqu'à des pinces pour tendre la peau pendant le sommeil.

Juvénal s'est moqué de ces artifices :

" - Cette face emplâtrée que recouvrent tant de drogues et où s'agglutinent les lèvres des infortunés maris, est-ce un visage ou un emplâtre ?"

Les paupières s'estompent d'antimoine, de mine de plomb, de fusain. Certaines poudres insufflées dans les yeux leur donnent plus d'éclat. Les sourcils sont allongés avec de la fumée ou des oeufs de fourmis brûlés et broyés. De minuscules emplâtres noirs en forme de croissants agrémentent délicatement le coin des lèvres ou du menton.

La Romaine est prête pour plaire.

 

A feuilleter sur Gallica

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 22:49

 

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30 juillet 1904, une nouvelle publication hebdomadaire paraît, spécialement destinée aux femmes : "L'art d'être jolie".

 

Il s'agit d'un fascicule dirigé par Liane de Pougy, célébrité des années folles, conprenant vingt pages illustrées et éditées sur papier parfumé.

 

"La femme peut être exquise à tout âge et dans toutes les conditions sociales. Il lui suffit de ne pas se négliger, d'avoir une constante hygiène, des précautions et du goût ".

La publication "passera successivement en revue tout ce qui peut apprendre à la femme à mettre en valeur sa beauté, non pas seulement celle du visage et du corps, mais aussi celle du cadre délicat où elle doit vivre, de l'écrin qui la renferme, des gestes qui sont sa grâce, du parfum de bonheur qu'elle répand autour d'elle.

Chaque semaine, sur la couverture et dans l'intérieur des pages, paraitront des images féminines qui seront autant de types de l'idéale beauté."

 

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Extraits du numéro 1 :

 

En toute femme existe l'étincelle de charme. Il suffit de la mettre en valeur, de la faire briller.

 

Ce que disent les yeux :

 

Non seulement les yeux sont l'ornement du visage, mais aussi la manifestation de la vie intérieure dans ce qu'il y a de plus intime et de plus mystérieux.

Etrange est la puissance des yeux. Tristes ou rieurs, clairs ou voilés, ils ont des nuances d'une douceur exquise, des sous-entendus charmants, des conversations sans fin. Pour la femme, ils sont l'irrésistible moyen de séduction.

Nous soulignons, d'ordinaire, pour les agrandir, leur ligne de démarcation à l'aide de quelque corps noir.

 

Comment avoir des seins de marbre :

 

Leur hygiène est simple et tient dans cette seule formule : l'eau froide. Des ablutions quotidiennes, en douche, sur leurs globes, augmenteront et affermiront leur rondeur.

 

Recette pratique d'autrefois :

Pour conserver aux seins leur fermeté : entourer les mamelles de guirlandes de lierre qu'on brûlera ensuite, puis les oindre le soir avec de la graisse d'oie mêlée de lait tiède, soit avec de l'oeuf de perdrix.

Recette pratique d'aujourd'hui :

Pour raffermir les seins, se frictionner soir et matin avec : Eau d'alun, 1/2 once.- Eau forte de camomille, 1 once.- Eau-de-vie blanche, 2 onces.

 

La beauté de la japonaise :

 

La Japonaise prend de sa personne des soins tout particuliers de propreté et de toilette.

Les femmes, avant de se baigner, commencent par verser de l'eau chaude sur leur corps et le frictionnent ensuite vigoureusement tout entier avec un sachet de son. Puis elles se douchent à nouveau et entrent dans le bain presque bouillant, d'où elles ressortent deux ou trois fois.

Après le bain, a lieu le massage, perfectionné au Japon, et fait soit en malaxant les muscles avec les doigts, soit en tapotant, avec le bord cubital du poing fermé, les diverses régions du corps.

 

Le maquillage est d'un usage constant au Japon. De tout temps, les femmes se plurent à changer leurs traits, et jusqu'au siècle dernier, elles se tatouaient.

Toutes se fardent. Une couche uniforme de blanc recouvre d'abord la figure et le cou, sauf quelques points. Une couche rouge est ensuite passée sur les joues et au-dessous des yeux. Les lèvres sont colorées de rose, quelquefois même de vert.

 

Ce qui distingue le plus la Japonaise, c'est sa coiffure. Toutes la portent semblable. Cest un échaffaudage compliqué où de nombreuses épingles jouent un rôle.

Les beaux cheveux noirs, ainsi relevés au-dessus de la tête, bien lissés à l'huile de camélia, sont très en valeur.

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 16:15

L'idée de ce billet m'est venue grâce au blog eczéma.asthme.allergie'sblog qui nous renvoie vers Premium Beauty News pour une interview de Marek Haftek, Directeur de Recherches au CNRS et spécialiste de la barrière épidermique et de ses dysfonctionnements.

Il nous présente ici un bilan des connaissances actuelles concernant les agressions subies par la peau et ses capacités de protection et de défense, ainsi que le rôle que peuvent jouer les cosmétiques dans ce domaine.

 

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"La surface cutanée constituant la barrière est composée des cellules « mortes », elle est le résultat de processus biologiques préprogrammés dans les cellules vivantes sous-jacentes. De nombreux dysfonctionnements sont susceptibles d’affecter ces processus complexes et d’aboutir à des perturbations et désagréments qui peuvent aller de la simple sécheresse cutanée, avec l’inconfort qui lui est associé, à des allergies sérieuses à différentes substances, en passant par des rougeurs ou des desquamations inesthétiques. Les cosmétiques vont essayer de corriger les conséquences de ces dysfonctionnements, par exemple en apportant des lipides qui vont s’intégrer à la couche cornée, en renforçant son hydratation, afin de la rendre plus souple, améliorant ainsi son aspect et procurant davantage de confort."

 

'On peut aller encore plus loin. C’est pourquoi nous étudions aussi le processus de pénétration des produits, cosmétiques ou pharmaceutiques, en essayant de cibler le passage de certaines molécules permettant de garantir le bon fonctionnement de la peau."

 

L'exposition aux UV "agit aussi sur l’état de la peau, mais de manière différente. En effet, l’une des fonctions importantes du stratum corneum est de protéger les tissus sous-jacents des radiations ultraviolettes. La couche cornée absorbe environ 70 % des UVB, mais le reste traverse et peut infliger des dommages importants. Sans parler des UVA et des infrarouges qui pénètrent beaucoup plus profondément et agissent sur le derme."

 

'Le principal enjeu scientifique est de mieux comprendre les interactions entre les différents éléments qui concourent à la production et au fonctionnement de la barrière cutanée. On a une bonne idée du rôle de chaque élément, mais on ne voit pas bien comment la modification de l’un d’eux interagit sur les autres pour aboutir à la fonction finale correcte. Un mécanisme aussi important pour la survie de l’individu ne peut pas dépendre d’un seul élément ! La défaillance d’un maillon peut moduler la fonction mais ne devrait pas l’abolir."

 

Après ces extraits, je vous invite à lire cette interview pour en apprendre plus sur ces processus et sur les perspectives qu'offre la recherche scientifique.

 

Source image : Inserm

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 22:31

 

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Dans l'Antiquité, les cheveux des Egyptiennes constituaient un atout essentiel de la séduction, à l'instar des bijoux et du maquillage.

Objets de soins attentionnés, ils étaient coiffés selon les tendances et les modes.

 

On assouplissait les cheveux avec des huiles parfumées, puis on les lissait à l'aide d'un peigne de bois ou d'ivoire. Ils étaient ensuite généralement tressés en fines nattes.

Certains peignes, de forme courbe, étaient spécialement destinés à ordonner la chevelure. Fabriqués en bois ou en métal, leur corps était sculpté et délicatement ouvragé.

De même, on utilisait couramment des épingles à cheveux en or ou en argent ciselées ou serties de pierres précieuses.

 

Parfois, un diadème, une couronne, ou plus simplement un bandeau brodé, maintenait les cheveux en arrière.

 

La chevelure elle-même était ensuite ornée d'éléments décoratifs : des fleurs, une tige de lotus, des rubans, des petites parcelles d'or.

 

     

L'usage de la perruque était courant, sans toutefois remplacer la chevelure naturelle. Les femmes pouvaient alterner l'une et l'autre, portant une perruque essentiellement les jours de fête et pour se protéger du soleil.

Cette parure était généralement réservée aux populations aisées, confectionnée par des perruquiers avec de vrais cheveux tressés ou frisés au fer, et montée sur un treillis léger afin qu'elle ne tienne pas trop chaud. Pour les Egyptiens des classes populaires, elle était fabriquée avec des fibres végétales ou de la laine.

La perruque était portée tressée, ou frisée au fer.

Le plus souvent parfumées, les nobles y fixaient pendant les fêtes un cône de graisse parfumée qui imprégnait la coiffure de parfum.


 

coupe du nouvel empire, XVIIIe empire

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Sources :  L'Egypte Antique - Références

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 22:20

 

Grillon du foyer : L'ambivalence du coeur

 

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Flying Squirrel Attacks : L'année du lapin


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Femmes en 1900 : Madame et son chien et ici : 1894, hier à la campagne

 

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FredisBlog : Clotilde Courau

 

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Lili aime le nougat : plan de carrière

 

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Etre radieuse : Faire son propre exfoliant pour le corps et  ici Comment faire un exfoliant pour le visage


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Le blog de Letilor : Fashion week PE 2011/2012 HC défilé Christian Dior

et aussi chez Tendances de mode et chez Exceptionn'elle


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Bento Blog : Projet Photo 4/52 : Organisation

 

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Mille et une coiffures : le chignon fleur


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Le13or : Vintage, appartement bruxellois coloré

 

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Rose Réglisse : Et le bonheur dans tout ça ?

 

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Le blog de Patybio : Leçon de vie

 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 13:10

 

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Je suis tombée par hasard dans une salle d'attente sur un article du Harper's Bazaar de ce mois, qui m'a inspiré l'idée de ce billet.

 

Le magazine reprend sous le titre "The importance of beauty" une citation de Manolo Blahnik, styliste espagnol :


"We need to devote time to stopping and staring at beautiful things, which are sometimes the most obvious and simple - like beautiful flowers. Since life is so much quicker now, and so instant, we often miss out on those kinds of experiences. But without beauty it is impossible to live".


"Nous devons prendre le temps de faire une pause pour regarder les belles choses, lesquelles sont souvent les plus évidentes et les plus simples - comme par exemple le spectacle de belles fleurs. Depuis que la vie est devenue si rapide, si instantanée, nous ratons trop souvent ce genre d'expériences. Or sans la beauté il est impossible de vivre."


Cet extrait exprime très simplement une vérité qui est aussi la mienne, à savoir que la beauté est essentielle, mais plutôt que chercher à tout prix à rechercher la beauté telle qu'on nous la dicte, il s'agit de découvrir, et de savourer, la beauté autour de nous.


Voilà alors le bonheur de prendre plaisir à percevoir cette beauté par tous nos sens : la chaleur du soleil sur notre peau, l'harmonie d'une courbe, l'éclat d'une couleur, la douceur d'un tissu, la limpidité de la mer, le bruit des vagues, le roucoulement d'un pigeon, une musique qui nous touche, l'éclat d'un rire, un sourire au regard pétillant ... petits riens ou grandes choses dont le nombre est illimité, et à la disposition de tous.


Ce peut-être la beauté d'un geste qui fait plaisir, l'attention et le respect dans le simple fait de retenir la porte derrière nous pour le suivant, une entraide spontanée quand nos courses s'étalent dans la rue.


Ou encore un moment où l'on est tout simplement assis à côté de quelqu'un qu'on aime.


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J'ai lu la semaine dernière le roman d'Amélie Nothomb, "Péplum", qui relate une conversation entre la narratrice et un homme du futur, d'un futur qui met à l'écart tout ce qui est censé être laid.


"Les laids ne sont pas admis. (...) il faut être beau pour faire partie de l'élite (...). Ce critère existe de toute éternité. Notre époque s'est contenté de rendre officiel ce qui ne l'était pas."


Hypothèse d'un devenir possible de notre société actuelle, où les canons de la beauté sont rois, omniprésents dans les médias et dans grand nombre de discours.

Alors paradoxalement nous sommes souvent incapables de savourer la beauté dans notre environnement quotidien.


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Mais pour accéder à cette beauté, qui peut ne durer que quelques secondes, et pourtant nous remplir de joie pour un long moment, il suffit de quelques instants, pendant lesquelles on s'efforcera de regarder autour de nous, écouter les sons, sentir toutes les sensations que nous transmet notre corps : sentir l'air autour de nous, le contact de la chaise, ou du foulard sur notre peau. Pourquoi ne pas profiter des moments d'attente, ou des temps de transport ?


Une fois ces sensations explorées, nous pouvons nous mettre à l'affût de la beauté qui se trouve autour de nous, et faire provision de ces trésors. 

Apprenons à apprécier une ligne, une courbe, l'éclat d'un regard, une couleur ou un reflet, la limpidité de l'eau, la chaleur du soleil, à sentir la beauté d'une sensation ou du souffle du vent.


Nous devons nous réapproprier notre corps, être à l'écoute des signaux que nous envoient nos sens et que nous ignorons royalement.


La beauté est différemment perçue pour chacun. Prenons le temps de la voir et la regarder, de la savourer et y prendre plaisir.


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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 18:45

 

Pour ceux qui ne l'ont pas lu, voici le récit de mon voyage, chez Josefine.

Je vous joins aussi dans ce billet quelques photos qui ne sont pas dans l'article.


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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 08:00

 

 

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De tout temps, les Egyptiennes de l'Antiquité furent reconnues pour leur élégance.

 

Vêtues de longues robes blanches en lin, le plus souvent d'une grande simplicité, la recherche dans leur tenue tenait en l'art du plissé, les jeux de transparence, par les détails tels qu'une bretelle nouée sous la poitrine, de la superposition de fines étoffes, dévoilant une épaule, un bras ou un sein.


De somptueux bijoux complétaient cet ensemble et se détachaient sur la blancheur de la toilette, y apportant de délicieuses touches de fantaisie et de raffinement, rehaussant ainsi la beauté des Egyptiennes.

Eléments de parure, ils tenaient aussi lieu d'objets magiques de protection contre la malchance et les dangers.

 

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Les bijoux étaient portés autant par les hommes que par les femmes, et au sein de toutes les classes sociales.

Du collier le plus simple, cordelette retenant un petit coquillage, au lourd pectoral en or serti de pierreries, ces bijoux antiques témoignent du talent et de l'imagination des orfèvres de l'Egypte d'alors.


Pour l'élaboration de ces joyaux, ces artisans faisaient appel à toute la gamme symbolique de l'ancienne Egypte : l'oeil d'Horus, Ankh symbole de vie, un scarabée tenant entre ses pattes le disque solaire.

On retrouve également dans les formes et les motifs choisis, par exemple, des feuilles ciselées, un escargot ou un coquillage, des fleurs de lotus.

 

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Les archéologues ont découvert des bijoux de toutes sortes : colliers, bracelets, bagues, boucles d'oreilles, diadèmes, de forme et de taille variées.

Le collier tient sans conteste une place de choix dans les coffrets à bijoux.

Toutefois, les bagues, portées en grand nombre voire parfois plusieurs sur les mêmes doigts, et les bracelets, aux bras, poignets et chevilles, étaient également très appréciés.

La mode des boucles d'oreilles, portées sur des oreilles percées, venait de l'Orient.


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Présent en abondance dans les mines du désert oriental, l'or était le plus couramment utilisé par les orfèvres.

De même, les artisans employaient l'argent, le bronze ou l'ivoire.

Ces matières nobles étaient travaillées en formes variées, des plus simples aux plus sophistiquées : anneaux larges ou délicats, torsadés ou enroulés en serpent qui se mord la queue.


Dans une parfaite maîtrise de leur art, ils y ciselaient dragons et arabesques, cascades de fleurs, écailles de serpent finement ouvragées.

Des anneaux en argent étaient soudés entre eux ou des plaques en or s'articulaient pour former bracelets et pectoraux.

 

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Alors, pour parfaire leurs chefs d'oeuvre, les orfèvres les incrustaient délicatement de pierres précieuses, de fleurs de lotus émaillées, ou plus simplement de pâtes de verre colorées, de céramique ou de coquillages. Ainsi à l'éclat de l'or se mêlait une riche et somptueuse palette de couleurs, rayonnant de reflets éblouissants sous le soleil de l'Egypte.

Avec des perles de porcelaine, bleues ou ocres, ils réalisaient de fragiles et gracieux colliers.

Ils avaient à disposition une grande variété de pierres précieuses aux teintes diverses.

Certaines provenaient du désert Egyptien : cornaline orange, felsdpath vert, améthiste mauve.

D'autres devaient être importées, par voie maritime ou par les routes caravanières, comme la turquoise du Sinaï et le lapis-lazuli de l'Afghanistan.

 

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Formant un contraste étonnant contre la blancheur des étoffes à demi transparentes et le noir des chevelures soigneusement coiffées, de telles parures encadraient merveilleusement la beauté des Egyptiennes et enchantaient le regard.


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Sources : L'Egypte Antique - Références

 

Images : Musée égyptien du Caire

 

 (1) Bague ornée d'un scarabée. Or, lapis-lazuli, pierres semi-précieuses, cornaline. Trésor de Toutânkhamon.

 

(2)  Pectoral ajouré représentant la navigation entre la Basse-Egypte et la Haute-Egypte.

 

(3) Bracelet en or, pierres semi-précieuses et lapis-lazuli.


(4) Les deux bracelets rigides, en or massif, sont articulés. Une large plaque de lapis-lazuli forme le corps d'un canard d'où émergent deux têtes et une large queue en or. Le pourtour est décoré de granulés et de filigranes. La moitié inférieure, plus sobre, est ornée de joncs parallèles. Le cartouche de Ramsès II se détache en léger relief, derrière la charnière. Ces bracelets étaient sans doute des présents royaux.

   

 (5) Ces boucles d'oreille ont été découvertes sur la momie du temple d'Osiris à Abydos. Elles sont inscrites au nom du roi Ramsès XI et pourraient être un cadeau du roi.

   

 (6)Ce pectoral en or, composé de six rangées incrustées de pierres semi-précieuses, est orné d'une tête de faucon à chaque extrémité.

 

(7) Ce collier provient de la tombe inviolée de la fille royale Néferouptah, sans doute l'une des filles d'Amenemhat III. La sépulture était localisée sous une pyramide de briques en ruine à deux kilomètres au sud-est de celle du père de la défunte. La momie et le cercueil ont été retrouvés décomposés par les infiltrations. Les objets retrouvés comprenaient des objets usuels de toilette comme des pots à onguent, des bâtons, des sceptres, une massue, le plastron de la momie et tous les bijoux parmi lesquels des colliers, bracelets, ceintures et un tablier de perles.

   

(8) Bracelet en or et pierre semi-précieuse. Trésor de Toutânkhamon.

 

(9) Bijou en or, cornaline, lapis-lazuli et pierre semi-précieuse. Trésor de Toutânkhamon.


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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 13:55

 

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Les vêtements des anciens Egyptiens étaient avant tout fonctionnels et adaptés au climat, destinés les protéger de la chaleur et de la brûlure du soleil.

 

Le lin était l'étoffe privilégiée, considéré comme plus sain et plus facile à entretenir que le coton. De plus, il se révèle plus frais quand il fait chaud, et protège mieux du froid quand les températures diminuent. La laine quant à elle était très rarement employée car d'origine animale et donc jugée impure.

Le lin tissé par les Egyptiens était de qualité très fine pour les pharaons et les nobles, plus grossier pour le peuple. 

Les étoffes les plus réussies, c'est-à-dire les plus fines et les plus souples, jusqu'à la transparence, sont réservées à l'usage des reines.

La robe était généralement faite de lin blanc, et parfois des tissus décorés de motifs de couleur ornaient le tout. Les teintures, issues du Proche-Orient, restèrent peu utilisées.

 

Les esclaves et les suivantes n'avaient pas le droit d'utiliser les mêmes costumes que leurs maîtresses. Elles portaient généralement une longue robe étroite et à manches serrées, parfois plus large à l'occasion des fêtes. Souvent, leur costume consistait tout simplement en un collier et une ceinture de perles.

 

Evolution du costume :

 

Avant le Nouvel Empire, les toilettes des Egyptiennes n'évoluèrent guère.

Les robes étaient longues et étroites, moulant leur corps,  s'arrêtant en-dessous de la poitrine et  retenues aux épaules par une ou deux fines bretelles, qui révélaient parfois le sein droit, ou bien la poitrine toute entière. Les bretelles pouvaient être plus larges, croisées entre les seins ou les couvrant.

 

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Au Moyen Empire, les robes devinrent de plus en plus fines, découvrant de plus en plus les seins. Parfois, les femmes se couvraient par-dessus le tout d'une résille à motifs. 

 

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Sous le Nouvel Empire, les Egyptiennes adoptèrent d'élégantes robes longues plissées et évasées. Sophistiquées et à demi-transparentes, elles mettaient en valeur la beauté de leur corps. Ces vêtements élégants restent toujours très simples et très pratiques, et c'est l'art du plissé qui apporte le raffinement : il peut être très fin, rayonner "en soleil", ou encore s'épanouir en de larges masses de tissus.

Le lin devient plus fin, plus travaillé, et il peut être agrémenté de perles ou de fils d'or, ou encore de broderies.

En même temps, les Egyptiennes se couvraient de plus en plus, tendant à superposer plusieurs vêtements.

Elles couvraient leurs épaules d'une tunique ouverte, à laquelle pouvait s'ajouter une chemise ou une veste légère, ou portaient une sorte de tablier qui retombait sur le devant jusqu'aux pieds. Parfois, c'est un châle à franges qui recouvrait l'épaule gauche, laissant découverts l'épaule et le bras droit.

Certaines avaient une préférence pour les manches longues, qui étaient elles aussi longues et plissées, évoquant les ailes d'un oiseau.

 

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Les vêtements portés étant toutefois toujours d'une grande simplicité, la recherche et le luxe vont se porter sur la multitude de bijoux dont les belles Egyptiennes se couvrent et vont remplir leur vaste cassette. 

 

Les chaussures :

 

Tandis que dans les classes populaires, les paysans et ouvriers marchaient le plus souvent pieds nus, le port de chaussures était dans l'aristocratie une sorte d'obligation sociale et un luxe, signe de raffinement.

Les nobles apportaient donc un soin particulier à la beauté de leurs sandales.

Leurs formes étaient variées, pointues et relevées au bout, ou encore recourbées.

Elles étaient confectionnées avec des feuilles de palmier, des tiges de roseau ou de de papyrus tressées, et plus rarement de lanières de cuir entrelacées.

 

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