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Les blogs 2016 qui inspirent les femmes actives
14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 16:18

Danse-2.jpg

 

En 1913, les danses contemporaines les plus récentes sont le tango, surtout, et ses dérivés : la maxixe brésilienne, et la « très moutarde ». Des danses qui « révolutionnent les moeurs », bousculent les traditions, s'accommodant mal de « la salle à manger bourgeoise qui embaume le tilleul et la camomille ».

 

Danse-1.jpg

 

Danse-3.jpg

 

Danse-4-copie-1.jpg

 

Sources : Le jardin des modes nouvelles, décembre 1913 (gallica.bnf.fr – Bibliothèque nationale de France)

 

Pour en savoir plus :

 

 

Milonga-en-Avenida-de-mayo.jpg

1913, l'année du tango

 

Maxixe-copie-1

La maxixe et son introduction en France


Tango

 

"Très moutarde"


Maxixe brésilienne

 

 

 

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Published by Mélanie - dans A la Belle Epoque
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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 23:10

 La légende raconte que la petite robe noire est sortie de l'imagination de Coco Chanel, devenue dès lors un vêtement culte. Mais bien qu'elle ait participé à son histoire, ce n'est pas vraiment elle qui l'a créée. Je vous propose aujourd'hui de découvrir la véritable histoire de la petite robe noire, à travers la presse féminine de l'époque.

 

Coco-Chanel--1937--Photography--Boris-Lipnitzki--Copyright-.jpgCoco Chanel par Boris Lipnitzki -  1937


 

Une robe de deuil

 

Des années 1920, on se souvient de la gaieté et de l'insouciance des tourbillonantes Années folles, mais on oublie trop souvent qu'elles s'inscrivent juste après une guerre terrible, traumatisante pour les Français.

Et en fait, l'origine de la petite robe noire prend véritablement sa source à partir d'un événement funeste, loin du glamour de la légende.

  La-gloire-de-Steinlen-c-RMN--Musee-d-Orsay--.png

"La gloire" de Steinlen

 

L'histoire commence donc il y a un peu plus d'un siècle, au moment de la Grande Guerre de 1914-18.

Cette guerre dévastatrice a touché toutes les familles de France, et les femmes portent le deuil des proches qu'elles ont perdu, revêtant la traditionnelle robe noire.

« La guerre qui a ravagé l'Europe a couvert la France de voiles de veuves et de mères : les règles du deuil sont d'une telle sévérité dans notre pays que, surtout dans les provinces où les familles sont nombreuses, c'était vraiment un spectacle tragique et émouvant de ne rencontrer que des femmes en noir. »(1)

 

Robes-de-deuil-fev-1917---Les-elegances-parisie-copie-3.jpgRobes de deuil - février 1917 (Les élégances parisiennes)

 

Et par pudeur, par sollicitude, même celles qui n'étaient pas directement touchées par la mort d'un proche, portaient des vêtements sombres. « A cette époque si tragique, plus de la moitié de la France eut à porter le deuil d'un être cher, mort ou disparu. Celles qui furent épargnées eurent alors un geste de sensibilité charmante. Devant tant de deuil et de misère, elles mirent une sorte de délicatesse à vouloir voiler et rendre plus discret l'éclat devenu presque impudique de leus cheveux, de leurs yeux, dans un halo sombre et comme étouffer l'appel à la joie et à la vie de tout leur être jeune qui protestait malgré elles ».(2)

 

Robes-de-deuil---Les-elegances-parisiennes-avril-1916.jpg

Robes de deuil - avril 1916 (Les élégances parisiennes)

 

La robe noire, alors réservée au deuil, envahit les garde-robes des Françaises et va se généraliser les années suivantes, échappant au seul usage du deuil pour être portée au quotidien, tant le jour que le soir, et devenir bientôt un symbole de l'élégance. Deux raisons expliquent cette évolution.

 

La première, dans une France dévastée par la guerre, est l'argent. « Une raison d'ordre purement économique intervient aussi pour la plupart d'entre elles. Le prix des étoffes, de la main d'oeuvre, est devenu exhorbitant, et a considérablement fait monter le prix des robes. On se fatigue assez vite d'un modèle en couleur alors qu'une robe noire ne marque pas et peut se porter indéfiniment si la ligne en est bien étudiée. 

« Quand on songe qu'avec un simple fourreau de satin noir, une femme peut maintenant faire face à toutes les exigences d'une vie mondaine en faisant confectionner quatre ou cinq de ces adorables tuniques si simples, si souples et si seyantes, on n'en peut croire ses yeux. Elle pourra avec ce fourreau, porter une jaquette très longue, descendant jusqu'à l'ourlet de la jupe ou une cape assortie composant ainsi un ensemble pour l'après-midi. Le soir, pour dîner et aller au théâtre, si elle n'a pas le temps de changer de robe, elle revêtira simplement une autre tunique transparente et plus décolletée que celle de l'après-midi.»(2)

 

Vogue-juillet-1923.jpgJuillet 1923 (Vogue)

 

La seconde raison est que les femmes prirent goût à se vêtir de noir. « Avant tout, et c'est certes une condition nécessaire et même suffisante, elles savent que le noir est seyant ! Il prête aux femmes un charme un peu plus mystérieux peut-être, mais ajoute aussi un caractère de grande distinction à l'élégance et à la silhouette féminine. »(2)

 

Ainsi, la robe noire portée comme une robe de deuil après la guerre deviendra en quelques années l'élément incontournable d'une garde-robe élégante, la favorite de la mode féminine.

 

Vogue-1922---Robes-Jenny-et-Francis.jpg Robes de Jenny et de Francis - 1922 (Vogue)

 

 

Une robe d'élégance

 

Les robes noires gagnent les pages des magazines de mode parmi les robes colorées, en tant que symbole de distinction et d'élégance. Mais certains le regrettent, n'y voyant là qu'un triste uniforme.

Au début des années 1920, beaucoup le déplorent : « Pourquoi tant de femmes en noir ? Pour les robes de soirée le noir domine ; de sorte que les soirées ont quasi l'air de veillées funèbres.”(3) 

 

Vogue-1922.jpg1922 (Vogue)


Des couturiers tentent de réintroduire des couleurs plus vives dans les collections, mais les Françaises ne sont pas prêtes à renoncer à leurs robes sombres. « Aujourd'hui, nous avons déjà fêté par trois fois le retour à la paix et pourtant les femmes semblent décidées à conserver l'uniforme noir, tout au moins pour le jour. 

« Les couturiers firent pourtant au début de cette saison un gros effort pour détrôner le noir. Les premières collections nous présentèrent les modèles dans les plus joyeux coloris : de jolis tons fushias, acajous, vieux rouges ou pourpres. La Parisienne s'effaroucha et le modèle choisi fut commandé en noir. Aussi, à toutes les plus élégantes réunions mondaines, au moins celles de la journée, la note générale est restée sombre, du marrron et du gris par exception, mais le noir est demeuré prédominant. Un des plus jeunes dessinateurs de la couture, Alex, de la maison Beer, nous déclare que devant le peu de faveur que rencontre la collection en couleurs qu'il avait essayé d'imposer tout à fait au début de la saison, il dut ajouter plus de vingt-cinq robes noires pour satisfaire à la demande de sa clientèle parisienne. »(2)


Robe-de-Jenny---Vogue-1922.jpg

Robe de Jenny - 1922 (Vogue)


En un même temps, les femmes désirent plus de variété dans leurs tenues. Les soieries et les crêpes noirs s'enrichissent de franges de soie, de bandes de fourrure ou de velours noir. Pour égayer les robes noires, il est d'ailleurs d'usage, cette saison, de les broder ou de les doubler d'un ton vif, bleu électrique, vert lumière, ou de les attacher par des agrafes de joaillerie ou des ceintures de perles multicolores.” (4)

Et puis, sans délaisser leur robe noire, des femmes choisissent quelques pièces de la couleur en vogue du moment. C'est ainsi qu' «elle cessera seulement, cette inévitable robe noire, d'être un uniforme, pour marquer simplement un choix personnel.”(4)

 

Toilettes-parisiennes-ete-1924.png

Eté 1924 (Toilettes parisiennes)


En 1923 et 1924, le retour des couleurs est bien marqué, mais la robe noire conserve une bonne place dans toutes les collections. Elle se pare avec raffinement, ornée de rubans, ou brodée de dessins blancs, gris argent, beige ou rose pastel. Le blanc s'associe au noir, avec le col de la robe, ou un chapeau blanc, et la mondaine élégante se permet comme seule garniture “un cordon de perles blanches”.(5)

 

Toilettes parisiennes oct 24-copie-1

Octobre 1924 (Toilettes parisiennes)


Les robes d'après-midi restent sobres, mais pour le soir, le noir est apprécié, “à condition qu'une pluie de strass ou qu'une dentelle d'or ou d'argent en éclaire la sombre beauté. La robe noire qui fut notre préférée pendant si longtemps, la robe sans garniture et sans broderie semble à présent mélancolique et elle qui fut de toutes les splendeurs est devenue – ô notre ingratitude – un trouble-fête.”(6)

 

Toilettes-parisiennes-1923-1924-copie-1.png

1923-1924 (Toilettes parisiennes)

 

Toilettes-parisiennes-nov-1923-.png

Novembre 1923 (Toilettes parisiennes)

 

 

La favorite

 

A partir de 1925, les collections offrent une grande richesse de coloris, avec toujours des robes noires. Il regagne d'ailleurs sa place au premier rang de l'élégance.(7)

 

 

Vogue-04-1926-Chanel-copie-1.jpg

Robes de Chanel - avril 1926

 

Robe-de-sport-James-novembre-1925.jpgRobe de sport James - novembre 1925


On trouve désormais des robes noires pour toutes les occasions. Des robes noires pour le sport, celles que les femmes portent le matin, décontractées et très simples. Des robes noires pour le jour, portées l'après-midi, plus habillées. Enfin, des robes noires pour le soir, plus riches et sophistiquées.

 

 

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Robes de Madeleine Vionnet et de Lucien Lelong - 1926 (Vogue)


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1926 (La femme de France)

 

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Robes de Jane et de Germaine Lecomte -  novembre 1926 (Vogue)

 

La-femme-de-France-printemps-1925.jpg

Printemps 1925 (La femme de France)


Toutefois, on veille “à en corriger la sévérité en le rehaussant de couleurs vives : bleu strident, vert-acide, rouge-coquelicot ou violet-fushia”(8), ou bien en l'accompagnant “d'une couleur tendre qui l'affranchit de toute idée de deuil.” (9). On trouve également beaucoup d'ensembles noir et blanc.

 

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  Mars 1926 (Vogue)

 

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Robes de Georges et Janin - novembre 1926 (Vogue)

 

En 1927, la vogue de la petite robe noire se poursuit, s'affirmant plus encore. Le noir est célébré pour de bon, loin de l'idée du deuil qu'il symbolisait quelques années plus tôt.

« Le noir est de nouveau grand favori, mais fût-il jamais vraiment en disgrâce ? On ne saurait se passer de la petite robe noire si sobre, si pratique et si élégante en même temps. Du reste, quand elle s'égaye d'une fleur à l'épaule ou à la taille, ou d'une écharpe claire, ou d'un collier de grosses perles, elle est aussi jeune qu'une robe de couleur claire.”(10)

 


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Rode de Madeleine Vionnet - avril 1927 (Vogue)

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1927 (La femme de France)

   

Dans les années 1930, la robe noire est désormais considérée comme un passe-partout par beaucoup de femmes, convenant aussi bien pour le jour que pour le soir. “Inaperçue, séduisante, pratique et toujours seyante, elle est évidemment d'un usage plus complet que la robe de couleur.”(11)

On peut lire en 1933 : “La robe noire, toujours belle, toujours poétique, rehaussée par le port, l'allure, la perfection de la coiffure, du teint, du maquillage …, restera, cet hiver, la robe la plus recherchée. Il sera aisé d'en relever la sévérité par des mantelets de tissu métallique, de souples écharpes de velours, des colliers de fleurs ou des bijoux originaux. En velours, en satin ou en taffetas, elle aura un égal succès.”(12)

 

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Robe de LouiseBoulanger - 1927 (Vogue)

 

 

Chanel et la petite robe noire

 

Gabrielle Chanel fait son entrée dans cette histoire en 1926.

En novembre, Gabrielle Chanel présente une petite robe noire dans le numéro parisien de Vogue, la robe par laquelle naîtra la légende. C'est une jolie robe noire, très simple, relativement courte, aux manches longues et aux lignes en diagonale modernes et raffinées, dans le style art déco.

 

Vogue-Chanel-nov-1926-copie-1.jpgRobe de Chanel - novembre 1926


« La ligne simple ». « Cette robe en crêpe de Chine noir est le modèle type de Chanel : sobre, s'adaptant aisément aux circonstances, et d'une élégance impeccable dans sa simplicité. » Voici la légende de l'image publiée dans Vogue.(13) 

 

Dans le contexte de la mode parisienne de l'époque, ce modèle survient parmi de nombreux modèles de robes noires, caractérisées par leur simplicité et leur modernité. Depuis l'année précédente, les petites robes, toutes plus simples et raffinées, sont en première ligne.

 

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Robes de Jean Patou et de Lucien Lelong -  juin 1926 (Vogue)


Dans ce même numéro de Vogue, la fameuse robe paraît aux côtés de petites robes similaires créées par ses confrères. On peut d'ailleurs lire dans une autre page du même numéro, que « la robe noire fait partie de toutes les garde-robes ». La fameuse robe de Chanel est donc à ce moment loin d'être une révolution.

 

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 Robe noire de Drecoll, publiée dans Vogue sur la même double page que celle de Chanel


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Robe de Molyneux - juillet 1926 (Vogue)

 

Un élément important de la célébrité de la robe de Chanel est un commentaire publié dans le Vogue américain en octobre.

Le magazine, qui avait à l'époque pour habitude de commenter la mode parisienne, consacra quelques lignes à la petite robe de Chanel. Mais rien de très enthousiaste dans cet article, qui ne fait d'ailleurs pas sensation. Car dans l'Amérique des Années folles, cette robe simple et sobre n'est pas du tout du goût de la flapper insouciante de 1926, qui, si elle en possédait déjà une, la réservait pour les enterrements.

Cependant, l'auteur de cet article pressent le succès futur de la petite robe noire dans son pays. En l'appelant la “robe Ford de Chanel”, il la compare à la Ford T. Cette célèbre automobile fut la première voiture accessible au plus grand nombre, fabriquée en grande série, une voiture qu'Henry Ford voulait universelle. La petite robe noire était donc évoquée comme « une sorte d'uniforme de la femme moderne, celle que le monde entier porterait ».


1910Ford-T.jpg

La Ford T(1910)


Mais ce ne sera qu'avec la crise de 1929 et ses impératifs de rigueur et d'économie, que la popularité de la petite robe noire traversera l'Atlantique. Imposée par la suite par les stars du cinéma, ce type de robe deviendra un “must-have” dès le milieu des années 1930.


 

La petite robe noire et Chanel

 

La célèbre robe de Chanel fut un élément marquant dans l'histoire de la petite robe noire. On peut se demander pourquoi ce modèle s'est finalement distingué parmi les nombreux modèles présentés à la même époque. Ces quelques mots publiés dans le Vogue américain ont-ils suffi à attribuer la création de la petite robe noire à Coco Chanel ?

 

Comme nous l'avons vu, la popularité de la robe noire est née de la généralisation du deuil après la guerre. S'imposant peu à peu, la robe traditionnelle de deuil s'est transformée en quelques années en un symbole de l'élégance , celle qu'on appellera désormais “la petite robe noire”.

 

De nombreux couturiers, parmi lesquels Gabrielle Chanel, ont participé à cette évolution et à l'avènement de ce vêtement.

Dans un même courant, ces couturiers privilégient l'élégance, la simplicité et le confort, éléments recherchés par la femme moderne, face au mouvement plus sophistiqué mené par Poiret.

 

Chanel-1929.jpgGabrielle Chanel - 1929

 

Dès le début, Chanel a su adapter le style de sa maison à la réalité des femmes de son temps. Elle donne à ses collections des lignes simples, avec des vêtements confortables, qui n'entravent pas les mouvements. Elle s'inspire pour cela des vêtements masculins et des coupes sportives. Elle se rapproche des tenues des femmes rencontrées dans la rue. Elle utilise des tissus différents, comme le jersey, emprunté aux sous-vêtements masculins. Avec ces éléments pratiques, pour ne pas dire communs, Chanel interprète à sa manière le style de la rue, et elle crée ses collections de Haute couture, avec un style basé sur l'élégance et la modernité, pouvant s'adapter à toutes les femmes et convenir aux réalités de l'époque. A côté des vêtements de jour, elle dessine aussi de superbes ensembles pour le soir, très féminins, avec des tissus plus riches, plus transparents, de la dentelle, des broderies, mais elle reste toujours sobre.

 

Chanel-1928.jpg

Gabrielle Chanel - 1928

 

Sa conception du vêtement féminin influence de façon importante les années 1920.

Mais sa particularité surtout, c'est qu'elle symbolisait cette évolution, par sa personnalité et son style personnel. Elle incarne la femme moderne, active et éprise de liberté.


Sa robe dessinée en 1926 est un vêtement adapté à la réalité des femmes de son temps, en adéquation avec leurs besoins et leurs désirs.

« Cette robe en crêpe de Chine noir est le modèle type de Chanel : sobre, s'adaptant aisément aux circonstances, et d'une élégance impeccable dans sa simplicité. »(4)

Les mots écrits dans la version américaine de Vogue viendront souligner l'importance du rôle joué par  la couturière dans cette histoire.

 

Chanel n'a donc pas créé seule la petite robe noire, mais c'est elle sans doute qui l'a le mieux représentée.

 

Coco-Chanel.-Man-Ray--1930.jpegGabrielle Chanel par Man Ray - 1930

 

« Sans rien vouloir enlever à Chanel, il faut dire que la grande couturière n’a pas inventé la petite robe noire. Mademoiselle a été un génie du marketing : elle s’est approprié un vêtement que beaucoup de femmes avaient déjà adopté à l’époque, et elle l’a transformé en symbole d’élégance et de modernité. Chanel a eu le génie d’incarner cette tenue : elle, la femme émancipée et moderne, a mis le chic dans la robe noire. »(14)

 

Mais l'histoire ne s'arrête pas là, et la petite robe noire continuera son évolution au fil des décennies, suivant celle de la mode et celle des femmes.

 

  Audrey--Hepburn--Breakfast-at-Tiffany-s--copie-1.jpg

Audrey  Hepburn - 1961(Breakfast at Tiffany's)


 

Sources :

(les textes et images des magazines Vogue, La femme de France, Toilette parisiennes et Les élégances parisiennes sont issus du site gallica.bnf.fr de la Bibliothèque nationale de France)

(1) Vogue - novembre 1922

(2) Vogue - janvier 1922

(3) La femme de France - mai 1921

(4) La femme de France - septembre 1921

(5) Toilettes parisiennes - septembre 1924

(6) La femme de France - mars 1924

(7) Toilettes parisiennes - juillet 1925

(8) La femme de France - mai 1925

(9) La femme de France - janvier 1926

(10) La femme de France - mai 1927

(11) La Femme de France - décembre 1932

(12) La femme de France - décembre 1933

(13) Vogue - novembre 1926

(14) Propos de Karen Van Godtsenhoven, conservatrice au MoMu, musée de la mode d'Anvers, recueillis par Maria Grazia Meda

 

 


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Published by Mélanie - dans Histoires de mode
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 19:40

Avis aux tricoteuses, et tricoteurs ! En feuilletant Les Modes d'avril 1925, j'ai été charmée par la coupe de ce modèle. Pour ceux qui sont doués au tricot, et qui seraient tentés, voici une belle occasion de se concocter un modèle Années folles. Il ne restera plus qu'à trouver un chapeau pour l'accompagner.
Et si vous menez ce projet jusqu'au bout, envoyez-moi une photo, que je l'ajoute à mon article !

 

Costume--copie-2.png

 

Costume-de-tricot-1925-2-copie-1.jpg

 

Costume-en-tricot-explications.png

 

Costume-en-tricot-1925-1.jpg

 

 

Source : Les Modes de la Femme de France (gallica.bnf.fr Bibliothèque nationale de France)

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Published by Mélanie - dans Les années folles
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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 00:03

Ces deux photos de mode, prises dans un appartement aux lignes art déco, semblent deux instants volés. Elles nous laissent imaginer une histoire. Une femme qui attend. Attend-elle quelqu'un ? Pourquoi s'est-elle habillée ainsi ? 

 

Vogue-1926-Worth.jpg

 

Vogue-1926-Worth-2-copie-1.jpg

 

 

Source image : Vogue Paris 1926, robe et manteau Worth, photos Hoyningen-Huené  (gallica.bnf.fr Biblothèque nationale de France)

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Published by Mélanie - dans Les années folles
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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 22:30

Mars 1934. Vogue présente les nouvelles collections.

Au-delà d'une présentation de l'actualité de la mode, il s'agit là pour nous d'un document exceptionnel, grâce aux superbes illustrations de Carl Erickson, dit Eric.

Par son trait de crayon, il nous offre les portraits des grands couturiers de l'entre deux guerres. Observez les visages, les regards, les gestes, de ces hommes et ces femmes qui ont marqué la mode du vingtième siècle, quand pour la plupart, seul le nom d'une marque de prestige demeure, à moins qu'ils ne soient tombés dans l'oubli.

 

 

Jeanne-Lanvin-1934.pngJeanne Lanvin 

1930s-Jeanne-Lanvin-par-Harcourt-1.jpg

 

 

 

Jean-Charles-Worth-1934-copie-1.jpgJean Charles Worth

Jean-Charles-Worth-1930s-par-Man-Ray.png

 

Augusta-Bernard-1934-copie-2.png

AugustaBernard

AugustaBernard-by-George-Hoyningen-Huene-1933.jpg

 

Jean-Patou-1934.pngJean Patou 

jean-patou--copie-1.jpg

 

Molyneux-1934.png

Molyneux

EdwardMolyneux.jpg

 

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Lucien Lelong 

Lucien-Lelong-et-sa-femme-copie-1.jpg

 

Schiaparelli-1934.png

Schiaparelli

Elsa-Schiaparelli-copie-1.jpg

 

 

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Mainbocher

Mainbocher.jpg

 

 

Maggy-Rouff-1934.jpg

Maggy Rouff

maggyrouffphoto.jpg

 

 

Chanel-1934.jpg

Chanel

1935Chanel.jpg

 

 

 

Source illustrations : Vogue Paris, mars 1934 (gallica.bnf.fr Bibliothèque nationale de France)

 

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Published by Mélanie - dans Les années 30
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 18:05

 

L'évolution de la mode est sensible, du point de vue des formes féminines qu'elle laisse voir, d'une décennie à l'autre.

A travers ces quelques images, observez comment gaines et vêtements vont révéler, ou non, ces formes.


Gaine-Roussel-1927-2.jpg

Publicité Roussel 1927

 

Gaine-Roussel-1934.jpg

Publicité Roussel 1934

 

Les formes de la femme des années vingt s'effacentpour leur donner avant tout une sensation de liberté, loin du corset récemment délaissé.


Gaine-Roussel-1927-1.jpg

Publicité Roussel 1927

 

Doeuillet-1927.jpg

Doeuillet 1927

 

Vogue-1927.jpg

LouiseBoulanger et Doeuillet 1927

 

Puis, avec les années trente, nous assistons au retour des formes féminines, les vêtements laissent entrevoir la taille, les hanches, la poitrine.

Ce sont les débuts du glamour.

 

Gaine-Grisina-1935.jpg

Publicité Grisina 1935

 

Schiaparelli-1932.jpg

Schiaparelli 1932

 

Mainbocher-1934-copie-1.jpg

Mainbocher 1934

 

 

 

Sources : Vogue Paris (gallica.bnf.fr Bibliothèque nationale de France)

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Published by Mélanie - dans Les années 30
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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 18:40

Une-nuit-de-Paris---Vogue-1927.png

 

Ce soir, je vous emmène dans le Paris des Années folles. A l'occasion d'un article pour Vogue, le journaliste John Mac Mullin fait le tour des derniers endroits les plus courus de la capitale. Les superbes illustrations qui accompagnent ce reportage sont de Carl Ericson, futur illustrateur vedette de Vogue, plus connu sous son pseudonyme de Eric à partir de 1930.

 

« Un de ces soirs-là, Erickson et moi sommes partis pour voir Paris à votre intention. Nous partons dans un petit coupé Renault pour vous conduire."

 

Restaurant--Le-hammam--a-la-Mosquee-de-Paris-1927.jpg

 

Pour débuter la soirée, le dîner est à neuf heures, au restaurant « Hammam » de la Mosquée de Paris. Au cœur des bâtiments récemment construits, « c'est un petit morceau de Maroc transplanté à Paris ».

 

Après le repas, nous retrouvons les rues familières en direction de Montmartre. « L'obscurité y fait un étrange contraste avec la vive lumière des bistros brillamment éclairés et tous les assourdissants petits bruits de taxis sur le boulevard ».

« Nous partons pour le cabaret de Joséphine Baker, dernière en date des favorites de Paris qui a ouvert, à Montmartre, un cabaret où l'on va achever la soirée en regardant danser l'hôtesse."

Cabaret--Chez-Josephine-Baker--a-Montmartre-1927.jpg

 

Joséphine Baker « arrive des Folies-Bergère où elle joue en ce moment. Elle est arrivée sans manteau et son long corps gracieux est drapé dans une robe de tulle bleu bouffant dont le corsage est en peau de lézard bleue, et elle porte des souliers assortis. Le décolleté est excessivement allongé dans le dos et terminé à la taille par un gros motif en diamant. Ses cheveux qui sont frisés de nature sont aplatis et plaqués sur la tête au moyen de blanc d'oeuf et donnent l'impression d'être peints sur sa tête avec de l'encre de Chine ou de la laque noire.

« Telle qu'elle apparaît dans la revue des Folies-Bergère, on est frappé de la grande élégance de sa ligne. Elle n'est vêtue que d'un maillot de tulle endiamanté et porte des gants rouges avec des boules de diamant qui pendent du bout de ses doigts. Elle est la chose la plus extravagante dans la plus extravagante revue que Paris ait jamais produite.

« Lorsqu'elle eut dansé, elle nous pria d'aller à sa loge, où elle pose de nouveau pour Erickson, afin qu'il puisse donner les derniers coups de crayon à son croquis déjà presque terminé. Elle parle de son succès à Paris et de ce qu'il représente pour sa famille restée à Harlem. Nous admirons sa robe. Les murs de la loge sont couverts de photos d'elle-même prises par les journaux illustrés. »

 

josephine-baker-dressing-room.jpg

 

"Erickson et moi continuons nos pérégrinations dans la nuit et allons savourer le régal de la soirée – un dernier verre au « Grand Ecart »."

 

Bar-du--Grand-Ecart--a-Montmartre-1927.jpg

 

" C'est le plus petit de tous les dancings à la mode.  Il occupe, à cause de son atmosphère, une place unique dans la vie nocturne de Paris.

"La petite salle autour de laquelle on s'assied est ornée de miroirs sur tous les murs, qui reflètent l'assistance jusqu'à ce qu'elle devienne une foule fantôme qui se multiplie à l'infini. Ce n'est pas la première fois que l'on emploie des miroirs de cette façon, mais le résultat n'était pas tout à fait le même à cause des panneaux de toiles ciréess brillantes dont l'effet de réfraction des couleurs, des lumières et des objets donne à toute la salle une note très moderne. Les corniches et les angles de la pièce sont soulignés de guirlandes de petites lampes électriques colorées comme celles d'un arbre de Noël.  Le plafond est couvert de papier ondulé, comme on en emploie pour faire les paquets.

" Au bar qui se trouve à l'entrée de la petite salle, assis sur de hauts tabourets, des jeunes gens, habitués du bar au Ritz, causent par groupes. Ces jeunes gens sont les baromètres de Paris, car partout où ils vont, suit immédiatement la foule élégante. Et en réalité, ils donnent à cet endroit tel que celui-ci sa réputation. Ils sont tous là : on se reconnaît et l'on prend un verre. Puis, quelqu'un nous appelle à l'autre bout de la salle. On se sépare et la nuit continue, enchanteresse ; on oublie qu'il est tard."

 

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Bar--Les-quatre-femmes--a-Montparnasse-1927.jpg

 "Les Quatre Femmes", "un très amusant bar de Montparnasse où l'on rencontre

le public de bohêmes et de gens élégants des endroits de plaisir de ce quartier."

 

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"Le château Montbreuse". Gaby Montbreuse, "la fantaisiste du Casino Saint-Martin a ouvert,

elle aussi, son cabaret, où elle chante pour les gens du monde en leur vendant du champagne."

 

Gaby Montbreuse

 

 

Source : Vogue Paris, 1er juin 1927 (gallica.bnf.fr Bibliothèque nationale de France)

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 00:19

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Source : Vogue Paris, 1934 (gallica.bnf.fr Bibliothèque nationale de France)

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 21:40

Vogue-Bretagne-1922.jpg

 

 

Source : Vogue Paris, octobre 1922 (gallica.bnf.fr Bibliothèque nationale de France)

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 11:30

 

Klytiacil-1935-copie-1.jpg

 

 

Source : Vogue Paris, mai 1935 (gallica.bnf.fr Bibliothèque nationale de France

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