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Les blogs 2016 qui inspirent les femmes actives
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 15:16

 

 

Photo Andre de Dienes 1949

Sukhasana, ou tailleur - 1949 - photo Andre de Dienes

 

Marilyn Monroe fut l'une des premières célébrités à pratiquer le yoga et à le faire savoir. C'était assurément l'un de ses secrets de beauté, car elle prenait soin de faire de l'exercice physique, dont du yoga, tous les jours pour entretenir sa plastique naturelle.
 

 

Photo John Kobal 1948

1948 - photo John Kobal

 

Maintenant, êtes-vous prêt pour un petit cours de yoga avec Marilyn ? Elle présente parfois quelques variantes des postures de yoga dans les photos suivantes, mais vous trouverez en légende l'asana qui s'y rapporte et un lien que vous pourrez visiter, si l'envie de tester le yoga vous tente.

 

1948 - photo John Kobal

 

1948 - photo John Kobal

 

Sarvangasana, ou Chandelle - 1948 - photo John Kobal

 

1949 - photo Andre de Dienes

 

Halasana, ou charrue - 1948 - photo John Kobal

 

1953 - photo Andre de Dienes

 

Jathara Parivartasana, ou posture du ventre en torsion - 1953 - photo Andre de Dienes

 

Paschimottanasana, ou pince - 1948 - photo John Kobal

 

Navasana, ou bateau - 1948 - photo John Kobal

 

1948 - photo John Kobal

 

Dhanurasana, ou arc - 1948 - photo John Kobal

 

Sirsasana, ou posture sur la tête - 1951 - photo Gene Lester ou Laszlo Willinger

 

1951 - photo Joe Shere ou Dave Cicero

 

Adho Mukha Vrksasana, ou équilibre bras tendu

1952 - photo Philippe Halsman pour LIFE magazine / Magnum Photos

 

Bhujangasana, ou cobra - 1951 - photo Gene Lester ou Laszlo Willinger

 

 

 

Sources :

Vanity Fair : Marilyn Monroe, la reine du yoga (photos Getty Images)

Divine Marilyn : 1953 Bel Air Hotel Session Gym - Marilyn par De Dienes

Divine Marilyn : 1951 Marilyn à la plage

Divine Marilyn : 1951 Marilyn dans l'herbe et le sable

Yoga will save the world : A Yogi Bombshell

Global Yoga Hub : Marilyn Monroe was a yogi too

MailOnLine : Gentlemen prefer body-builders !

 

 

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 22:45

 

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Source : Photographies de Ed Feingersh, mars 1955.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 20:32

 

Betty-Page-par-Peter-Basch-28-05-1951.JPG

 

 

 

Source : Anonymous Works

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 22:07

Marylin-Monroe-Avedon.jpg

 

Marylin adorait cette robe. Elle lui faisait un corps de sirène et ne cachait rien de ses rondeurs si féminines ... une robe qui semblait faite pour elle.

 

Marylin par Avedon

 

Marylin-Monroe---robe-Norell--1957-waldorf-astoria.jpg

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Marylin-Avedon-Norell.jpg

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 23:00

 

Cyd Charisse 2-copie-1

 

Cyd Charisse et ses jambes de danseuse.

Surnommée "The legs",certains disent qu'elle possédait les plus belles jambes qui aient arpenté la terre.

 

Cyd Charisse 1

 

Cyd Charisse 13

 

Cyd Charisse 21

 

Cyd Charisse 4

 

Cyd Charisse et Fred Astaire 1

 

Cyd Charisse et Fred Astaire 2

 

Cyd Charisse 19

 

Cyd Charisse 12

 

Cyd Charisse 20

Silk Stockings Cyd Charisse

 

Cyd Charisse 16

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 21:45

Reve-d-Egypte.jpg 

 

 

Je voudrais vous parler aujourd'hui de Colette.

Femme de lettres, journaliste, artiste de music-hall, saviez-vous qu'elle avait eu une boutique de produits de beauté.

 

Particulièrement sensible au domaine des parfums et de la beauté, elle écrivait merveilleusement les odeurs, offrant sous sa plume un monde de sensualité, de couleurs et de senteurs.

 

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La boutique de Colette

 

Grâce à l'appui financier de la Princesse de Polignac, elle donna corps à un projet qui lui tenait à coeur d'ouvrir une un institut de beauté en 1932, au 6 rue de Miromesnil à Paris. Elle y proposait ses propres cosmétiques et parfums, et maquillait elle-même ses clientes.


Malheureusement cette aventure n'eut pas le succès escompté et elle fut de courte durée.

 

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Mode et maquillage

 

Colette aimait le maquillage, dont elle apprit les ficelles dans les coulisses du music-hall, et qu'elle put appliquer par la suite dans son institut de beauté auprès de ses contemporaines.

Voici ce qu'elle écrivit en 1933, après l'ouverture de sa boutique.

 

Nous détenons des gammes à enivrer un peintre. L’art d’accommoder les visages, l’industrie qui fabrique les fards, remuent presque autant de millions que la cinématographie. Plus l’époque est dure à la femme, plus la femme, fièrement, s’obstine à cacher qu’elle en pâtit. Des métiers écrasants arrachent à son bref repos, avant le jour, celle qu’on nommait “frêle créature”.

 Je n’ai jamais donné autant d’estime à la femme, autant d’admiration que depuis que je la vois de tout près, depuis que je tiens, renversé sous le rayon bleu métallique, son visage sans secret, riche d’expression, varié sous ses rides agiles, ou nouveau et rafraîchi d’avoir quitté un moment sa couleur étrangère. Ô lutteuses ! c’est de lutter que vous restez jeunes. Je fais de mon mieux, mais comme vous m’aidez !”

Extrait de Maquillages, par Colette (dans Les Vrilles de la Vigne)

 

Debuts-au-Bataclan-Robert-Harlingue.png

 

 

"Colette fait partie de ces très rares écrivains que la mode a vivement intéressés au point qu'elle n'a pas, pour sa part, hésité à en faire matière de son oeuvre. A titre d'exemples, deux faits particulièrement mettent l'accent sur la curiosité avisée, amusée mais souvent critique dont elle a fait preuve dans le domaine sérieux des "frivolités" féminines, mode et maquillage : sa collaboration à partir des années vingt à des journaux pour des articles qui s'adressent aussi à un lectorat féminin, et sa tentative commerciale dans la cosmétologie avec l'ouverture d'un premier institut de beauté, 6 rue de Miromesnil en 1932. Sans préjugé, Colette acceptera d'ailleurs aussi de fournir sa collaboration pour des promotions publicitaires dont celles des Fourrures Max en 1926.

« La fascination de Colette pour ces milieux (de la mode) où se refabrique la femme, ne l'empêche pas dans ses articles du moins et de façon consciente, d'exercer son sens critique : "La beauté s'accommode d'être admirée, écrit-elle, et vous l'armez pour qu'on l'admire davantage. En appareil de guerre et d'amour, vous dites à la beauté : "Ceci est ton domaine, tu n'iras pas plus loin. (...) Prends garde que nous te voulons, cette année, dépourvue d'une chair douillette, et dure comme un champion (Le Voyage Egoïste)."

L'application pertinente que les femmes des récits de Colette mettent à s'habiller, nous la retrouvons dans leurs gestes de maquillage. Apprêter son visage constitue une activité familière de la femme, que l'écrivain accapare comme matière à narration. "Qu'elles sont adroites nos filles d'aujourd'hui. La joue ombrée, plus brune que rose ; un fard insaisissable, comblant, bleuâtre ou gris, ou vert sourd, l'orbite : les cils en épingle et la bouche éclatante, elles n'ont peur de rien. Elles sont beaucoup mieux maquillées que leurs aînées. (...) C'est l'âge des essais, des tâtonnements, des erreurs, et du désarroi qui jette les femmes d'un institut" à une "académie", du massage à la piqûre, de l'acide à l'onctueux, et de l'inquiétude au désespoir."note Colette dans "Maquillages", forte de son expérience neuve de cosméticienne. C'est avec sagesse et indulgence qu'elle analyse le plaisir de ses contemporaines venues tenter, dans son magasin, d'"accommoder" leurs visages : « Héroïquement dissimulée sous son fard mandarine, l’oeil agrandi, une petite bouche rouge peinte sur sa bouche pâle, la femme récupère, grâce à son mensonge quotidien, une quotidienne dose d’endurance, et la fierté de n’avouer jamais… »

Ce texte court donne l'occasion à Colette de souligner, sur le ton léger qui peut la caractériser même dans le traitement de sujets sérieux, la difficulté quotidienne qu'il y a à être femme et la contrainte où la femme se sent d'après elle, de dissimuler ses fragilités, sa souffrance, les atteintes dont témoigne son visage. Il s'agit là encore sous la futilité quotidienne des gestes féminins de discerner l'angoisse d'une toujours possible castration que le fard a pour charge de masquer. derrière le voile ou le masque de perfection savamment acquise grâce à l'artifice, pointe la défaillance à colmater. Le visage, parce que précisément c'est sur lui que se pose d'abord le regard d'autrui, est la partie corporelle qui retient tous les soins."(3)

 

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Parfums


Elle préférait pour la composition des parfums des ingrédients végétaux plutôt que minéraux ou artificiels.

Ses propres parfums étaient fabriqués essentiellement de fleurs blanches, qu'elle adorait : jasmin, tubéreuse, gardénia.

 

"Le couturier est mieux à même que quiconque de savoir ce dont les femmes ont besoin, ce qui doit leur convenir... Entre leurs mains, le parfum devient un complément de la toilette, un impondérable et nécessaire panache, le plus indispensable des superflus ... Le parfum doit représenter le thème mélodique, la claire, la directe expression des tendances et des goûts de notre époque". Colette

 

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Ses faveurs allaient aux parfums naturels, senteurs de la nature et du corps.


"Les héroïnes de Colette ouvrent les fenêtres et respirent l'air pur car elles méprisent les lieux fermés et les parfums artificiels. De la même manière, elles demandent des bains, elles plongent dans la mer.

"Quand il s'agit d'un être humain, les parfums naturels l'emportent sur les odeurs artificielles, les odeurs qui émanent du corps, des cheveux. Pour les héroïnes de Colette une odeur naturelle a plus de prix qu'un parfum artificiel."(1)


 

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Pour Colette, "l'odeur, parfois sublimée ou esthétisée en parfum, est comme une extension impalpable du corps, et partage avec lui la spatialité : l'isolement de Chéri lui fait entraîner "hors de portée" sa "zone" de parfum (Chéri) ; semblablement le corps d'Alice est "baigné dans sa zone de parfum faible" (Duo), et une vedette de music-hall "imprégnait d'un parfum fort à miracle" une "zone d'air" (Bella Vista). Cette "zone" est parfois le moyen d'un repli égotiste, et de créer un territoire pour son propre corps dans un lieu qu'il faut s'approprier, en respirant " son propre parfum" dans une chambre d'hôtel (L'Entrave). Elle permet surtout de perpétuer une présence dans l'absence même du corps, permet une approche de l'être, soit qu'il signifie et anticipe sa venue (Le Blé en herbe), soit qu'il en évoque rétrospectivement la présence, comme ce parfum de Mme Dalleray, exquisément évasif et insistant, "qui s'envolait quand il le voulait fixer sous ses narines, mais qui vibrait alentour" (Le blé en Herbe), soit enfin qu'il soit la seule chose accessible, métonymiquement, d'un corps encore interdit, comme celui d'Alain pour Camille : "elle cherchait dans l'air, sauvagement, la fragrance d'un corps blond, à peine couvert « (La Chatte). Observons enfin que Colette paraît réticente devant la façon brutale, toute d'immédiateté naïve, dont un parfum "trop proche" peut voiler ou adultérer l'odeur du corps - "Car le chaud et véritable épiderme humain, trop riche en effluves, fait chanceler, dénature l'équilibre du parfum" (Paysages et portraits) - , et semble prôner des alliances plus complexes et plus délicates : "le parfum imprègne mieux le vêtement, le linge et la fourrure qu'il ne sert l'épiderme" : "Autrefois les sachets, dormant entre les plis du linge, suspendus dans les armoires, amendaient délicatement l'odeur corporelle. En se dévêtant, fruit qui rejetait une à une ses écorces parfumées, la femme n'en retient que le souvenir atténué et divers" (A portée de la main). Ainsi naissait une complexité olfactive mariant merveilleusement l'activité présente du corps, son actualité immédiate et naturelle, avec la temporalité différée et artificieuse d'un bouquet de parfums voué à se superposer au corps sans en nier les émissions originaires, et comme principielles."(2)

 

 

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En 1947, Colette a 74 ans et elle est encore coquette. Truman Capote, alors jeune écrivain, nous conte sa rencontre avec la vieille dame.

"Des yeux de chat des faubourgs, obliques et bordés de khôl : un visage tout de finesse, mobile comme l'eau. Les joues fardées de rouge. Les lèvres, d'une minceur et d'une ductilité de fil d'acier, mais rehaussées d'écarlate comme celles d'une vraie fille des rues.

"La chambre renvoyait au luxueux confinement de ses romans les plus profanes, avec des rideaux de velours, dressés contre la lumière de juin. On s'apercevait bientôt que les murs étaient tendus de soie : que la lumière, rosâtre et chaude, filtrait de lampes drapées dans des foulards rose pâle. Un parfum - quelque mélange de roses et d'oranges, de tilleul et de musc - se balançait dans l'air comme une buée : comme une brume légère.

"Ainsi elle était là, calée par des couches d'oreillers à bordures de dentelles, les yeux liquides de vie et de gentillesse et de malice. En travers de ses jambes, un chat d'un gris singulier était étendu, plutôt comme un couvre-pied supplémentaire."(4)


 

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Sources :

 

(1) Force indestructible de la femme, de Graciela Conte-Stirling, Ed. L'Harmattan, 2002

(2) Physique de Colette, de Jacques Dupont, Presses Univ. du Mirail, 2003

(3) Colette ou le désir entravé, essai de Josette Rico, Editions L'Harmattan, 2004

(4)Truman Capote : La rose blanche, dans Les chiens aboient (Liratouva)


 

Annick Goutal : Mon Parfum Chéri par Camille (The Scented Salamender)

Colette et la Mode, textes de Colette et dessins de Sonia Rikiel (Doucement le matin)

Ça fleure bon : Colette, the olfactory novelist and goddess of the senses

Paris en images


 

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 22:08

 

 

 

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"Un fin visage casqué de cheveux noirs et lisses qu'illuminent deux grands yeux extraordinairement rieurs, un sourire étincelant sur une petite lèvre railleuse, du chic, une ligne d'une élégance exceptionnelle, tout cela dégageant un charme indéfinissable et prenant, telle est Louise Brooks, qui n'a qu'à apparaître pour crééer de la bonne humeur, de la joie ou de l'émotion."(1) 


 

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C'est "une star considérée comme l'une des plus grandes beautés de toutes les temps". (4)

Avec sa coiffure unique, elle crée une mode qui sera imitée par les femmes du monde entier.

Son style incarne la beauté, la féminité et la passion. Libre et indépendante, elle refusait d'être considérée comme un objet.


 

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"Louise Brooks, plus que toute autre, est l'objet d'un véritable culte de la part des surréalistes.

Elle redéfinit les critères qui régissent l'éternel féminin sur les écrans du cinéma populaire de la fin des année 1920, en incarnant à l'écran une nouvelle configuration du féminin en vogue, celui de la garçonne.

A la suite de son film "Prix de beauté" (1930), elle lance la mode "à la Louise Brooks" qui s'affiche sur les devantures des coiffeurs parisiens.

La garçonne, en exhibant certaines caractéristiques vestimentaires et capillaires couramment associées au masculin, bouleverse certains repères traditionnels et transgresse le tabou de la différence sexuelle.

Louise Brooks, figure de proue de la femme androgyne, du travesti et parfois même de l'homosexualité, se cristallise dans l'imaginaire surréaliste et devient ainsi une des héroïnes les plus importantes du culte cinématographique surréaliste.

Louise Brooks, celle qui a été immédiament reconnue pour ses talents en Europe, celle qui s'est inscrite en pionnière de l'émancipation de la femme moderne des années 20 sur les écrans, doit ses années de succès aux surréalistes et au public du cinéma commercial français et européen."'(2)

 


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"Les femmes opéraient une métamorphose dans la période de l'entre-deux-guerres.  Georg Wilhem Pabst a fait de l'image de Louise Brooks une forme cinématographique inoubliable. "Loulou" est souvent considéré comme un hymne à la sexualité libre, un cri de révolte contre toutes les oppressions, une échappée triomphante."(3)

 

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Dans ses mémoires, "Loulou à Hollywood", Louise nous raconte comment, lors de ses premières années à New York en 1923 et 1924, elle a laborieusement façonné son style si particulier et si unique.

Je lui laisse maintenant la parole.

 

"Pour devenir une femme idéale, en 1922, il me fallait perdre mon accent du Kansas, singer les manières mondaines, apprendre à m'habiller avec goût. Je ne pouvais pas corriger mon accent dans une école chic, ni apprendre comment me tenir auprès de cavaliers gênés par mon infériorité sociale, ni me permettre les couturiers de la Cinquième Avenue. Aussi me suis-je éduquée auprès d'inconnus experts en la matière".(5)


 

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"Mon instructeur d'anglais fut un jeune et distant garçon de comptoir du drugstore de Broadway dont j'aimais les glaces aux fruits. Après un mois de crèmes glacées, ce garçon avait sarclé mon vocabulaire de toute trace de mon terrible accent du Kansas.

"J'appris en observant les serveurs comment il fallait manger ce qui figurait au menu. Il y eut ainsi la soirée comment-ôter-les-arêtes-d'une-truite-de-rivière, la soirée comment-déguster-les-escargots, la soirée comment-effeuiller-les-artichauts, etc., jusqu'au bas du menu". 

 

A New-York, son amie Barbara Davies l'emmena chez Saveli, "un grand coiffeur qui s'occupa en personne de moi. Il ramena ma frange juste au-dessus des sourcils, et les côtés, en accroche-coeur autour des pommettes, me coupant les cheveux à la garçonne sur la nuque". 

 

"Barbara m'introduisit alors dans un groupe de financiers de Wall Street qui m'offrirent des toilettes. Les sommes extravagantes qu'ils donnaient aux jeunes filles pour leurs toilettes constituaient l'agrément de rivaliser entre eux pour celle qui remporterait le titre de la Mieux Habillée."

En 1924, "les acquisitions que j'effectuais toute seule se révélaient catastrophiques. Une vendeuse persuasive me faisait acheter n'importe quoi". 

 

"Les problèmes de toilette me préoccupaient. Je ne pouvais faire confiance aux vendeuses ordinaires, d'autre part ce qui convenait aux longilignes soeurs Benett (des amies de Louise) était ridicule sur mon corps de danseuse plutôt ramassé.

"Un soir, au théâtre, je vis dans le programme une photo de Marylin Miller, la vedette de Ziegfield, vêtue d'une étourdissante robe de chez Milgrim, un magasin de luxe alors situé dans Broadway à la 74eme rue. Je m'y rendis le matin suivant et remis cinq cent dollars en espèces à Miss Rita, une vendeuse originaire du Bronx qui n'avait jamais reçu un pareil aveu d'ignorance en matière de vêtements.

"Elle étudia avec attention mon visage, ma silhouette et mes mouvements tandis que je regardais défiler les mannequins. Ensuite elle choisit pour moi une robe recouverte de perles blanches tubulaires et un manteau du soir en lamé argent avec col en renard blanc. Miss Rita choisit des satins et des crêpes de Chine aux tons pastels pour mes toilettes d'après-midi.

"Mes ensembles sévères étaient coupés par Gus qui enfonçait des épingles dans ma chair quand je ne ne restais pas immobile à l'essayage.

"Finalement, mon New York adoré paracheva une Louise Brooks ne représentant ni le Kansas, ni Broadway, ni Hollywood, ni Park Avenue, mais uniquement elle-même."(5)


 

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A cette époque, Louise Brooks qui avait alors dix-huit-ans, se décrivait ainsi : "Mon insolence blasée n'était qu'un masque, et un maquillage décadent, blanc et noir à la Aubrey Beardsley, camouflait des taches de rousseur du Kansas." Et "l'audacieux décolleté de ma robe pailletée de nacre n'avait en fait pour but que de cacher mon puéril manque d'assurance."(5)


"Une femme élégante, même avec un porte-monnaie désespérément vide, peut conquérir le monde." Louise Brooks

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Sources :

 

(1) Raymond Villette, dans "Les Dimanches de la femme", décembre 1929

(2) Le cinéma des surréalistes, par Henri Béhar, 2004, Ed. L'Age d'homme

(3) Don Quichotte au XXe siècle, par Danielle Perrot, Presses Univ Blaise Pascal, 2003

(4) William Shawn, auteur de l'introduction à "Loulou à Hollywood"

(5) Louise Brooks dans "Loulou à Hollywood"

 


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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 21:27

 

 

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"Louise Brooks est la seule femme qui possède le talent de transformer en chef-d'oeuvre n'importe quel film. Elle est l'apparition parfaite, la femme rêvée, l'être sans lequel le cinéma ne serait qu'une pauvre chose."

Ainsi la décrit Ado Kyrou en 1957.

 

 

L'enfance


 

Mary Louise Brooks naît le 14 novembre 1906 à Cherryvale, une petite ville du Kansas.

 

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Elle grandit avec ses frères et soeurs dans une certaine indifférence de la part de ses parents, qui leur offrait peu de temps et d'attention.


Son père était avocat. Quand il n'était pas au travail, il s'isolait dans la tranquillité de son bureau, en compagnie de ses livres et de son violon, fuyant les cris des disputes de ses quatre enfants.

Sa mère, qui avait passé ses années de jeunesse à s'occuper de ses frères et soeurs, avait annoncé à son futur époux qu'il "lui ouvrait le chemin de la liberté et des arts, mais que les braillards qu'elle mettrait au monde s'élèveraient tout seuls".(1)

Elle occupait ses journées à jouer du piano ou à présenter les critiques de ses lectures aux membres de son club féminin.

 

Malgré leur absence, ses parents étaient aimants et compréhensifs. Il lui donnèrent le goût de l'art, des livres et de la musique. Et c'est avec plaisir que Louise écoutait sa mère jouer Debussy et Ravel avec beaucoup de talent.

 

"Notre maison de Wichita croulait littéralement sous les livres. Je dévorais tout avec ravissement, me fichant pas mal de ne pas toujours comprendre.

"Ma passion pour les mots m'était venue à l'âge de cinq ans ; j'appris à lire en regardant par-dessus son épaule, ma mère nous faire la lecture".(1)

 

 

La danse


 

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Sa mère l'encouragea à apprendre très tôt la danse, dès l'âge de cinq ans. C'est elle aussi qui accepta et réussit à convaincre son père de l'autoriser à se rendre à New York en 1922  pour y suivre les cours de danse du réputé Ted Shawn.


 

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Friande des spectacles des Ziegfield Follies, Louise observait les fameuses girls des Follies. Elles "affichaient des sourires aussi fermement accrochés que leurs monumentales coiffures de plumes. Je pris alors la résolution de ne jamais sourire à moins d'en avoir envie".(1)


Louise, déjà, se fixait pour objectif la distinction raffinée des jolies femmes dont elle détaillait les photos dans Harpers's Bazaar et Vanity Fair.


 

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Pendant deux ans, elle prit part aux tournées de la compagnie de Ruth Saint-Denis et Ted Shawn, dont elle suivit les cours d'été dans un camp-théâtre-école.

Evoquant Louise Brooks danseuse, "ceux qui la virent évoluer disent qu'elle était fascinante".(2)


En 1924 elle fut engagée comme girl dans la revue Scandals de George White, puis l'année suivante dans les Ziegfields Follies.


"Pour moi qui avais dansé avec Ruth Saint-Denis, Ted Shawn et Martha Graham, mes petits numéros des Follies étaient une corvée. J'aurais préféré être figurante. Mon seul instant de plaisir était la finale de la revue quand la troupe se trouvait au complet sur les planches".(1)

 

 

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Le grand écran

 

 

C'est en 1925, à l'âge de dix-huit ans, que Louise Brooks se tourne vers le cinéma, attirée par ce nouvel art. Elle signe un contrat de cinq ans avec la Paramount.


"Dix années de danse professionnelle constituaient certainement la meilleure préparation possible aux images animées, c'est-à-dire le cinéma".(1)

Et danseuse, elle le demeurera dans sa gestuelle d'actrice.


 

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"Louise Brooks affronte littéralement la caméra, totalement, sans équivoque ; il en résulte un jeu sublime qui ne ressemble en rien à une interprétation". Elle possède une "aptitude à s'offrir tout entière à l'écran", et "beaucoup la créditent d'une verve érotique inégalée par aucune femme du 7eme art". (2)


 

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Sentiments

 

 

Bien que très entourée des hommes, elle restera toujours une solitaire, sans être jamais capable de vraiment aimer.

Abusée par un voisin quadragénaire à l'âge de huit ans, sa mère lui dira que c'était sans doute sa faute ...

 

Elle épouse en 1926 le metteur en scène anglais Edward Sutherland, dont elle divorce deux ans plus tard.

"Après un an de mariage, je me suis rebellée contre mon état de "Mrs Sutherland".(5)


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"Maîtresse d'un célèbre millionnaire, j'ai trouvé insupportable d'être un jouet sexuel, tombée plus bas qu'une fille dont on paye les services."(5)

 

"Je suis à l'image de Loulou ; je n'ai aimé personne".(5)


 

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Hollywood

 

 

Elle affirmait son identité et sa différence, quel qu'en soit le prix, dans une volonté indéflectible de ne pas tricher. Cette façon de penser était totalement incompatible avec les exigences hollywoodiennes.


 

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Pour Louise Brooks, Hollywood n'est qu'une "inhumaine usine à films". Il lui "sortait par les yeux".(1)

 

"Etant moi-même une solitaire née, temporairement détournée de la vie d'ermite par une carrière sur les planches et à l'écran, j'affirme catégoriquement que rien ne ressemblait plus à l'esclavage qu'une carrière de star du cinéma. Il ne décidait seul que sur un point : signer ou non un contrat. Dans l'affirmative, il devenait la proie des cosignataires et des distributeurs de ses films. S'il ne signait pas, il n'était plus star."

"Les contrats de cinéma ont toujours été une plaisanterie en ce qui concerne le salaire des comédiens. Les studios pouvaient dénoncer ou suspendre ces contrats à leur guise ; les comédiens étaient paralysés par la crainte de procès ruineux et du chômage permanent."(1)

 

 

Loulou

 


Trois ans après ses débuts au cinéma, Georg Wilhem Pabst la remarque et l'engage pour incarner "Loulou". "Il n'est plus possible à quiconque a vu ce joyau du septième art d'imaginer le personnage de Loulou sous d'autres traits que ceux de Louise Brooks. A la fois perverse, enfantine, naïve, enjouée, amorale et sensuelle, écolière canaille et femme fatale, elle emplit l'écran de sa présence magique et fait souffler sur le film de Pabst un érotisme de feu".(3)

 

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"Loulou" en 1929 est certainement le film le plus marquant de la carrière d'actrice de Louise Brooks, bien qu'à l'époque, démoli par la critique, il n'ait eu que peu de succès.


"Loulou est naturellement quelque chose d'important pour moi : Pabst a fait de moi quelque chose d'important.(...) Pabst n'a pas créé Louise Brooks ; il l'a réalisée, libérée".(5)


 

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"A Berlin, dès que j'eus posé le pied sur le quai de la gare où m'attendait Pabst, je devins une actrice. Il me traitait avec une sorte de déférence et de politesse inconnue pour moi à Hollywood".(1)

 

"Mon incarnation de la tragique Loulou, dépourvue de tout sentiment du péché, fut généralement taxée d'inacceptable pendant un quart de siècle."(1)

 

 

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Cette version filmée de Pabst est tirée de "La boîte de Pandore", une pièce de Frank Wedekind.

 

C'est "l'histoire d'une putain "immorale", écoeurée par le sordide de sa profession, dans la laideur "sans valeur artistique", d'une furieuse bestialité.

Son premier éveil à la passion - qui lui apporte à la fois la vie et la condamne à mort - c'est vêtue en fille de trottoir qu'elle le ressent.

Lorsqu'elle lève Jack l'Eventreur, dans le brouillard nocturne de Londres, et qu'il déclare ne pas avoir d'argent, "ça ne fait rien, dit-elle, tu me plais." C'est la veille de Noël ; elle est prête à recevoir le cadeau dont elle rêve depuis l'enfance : la mort, de la main d'un maniaque sexuel".

"Loulou perd la vie en même temps que son enfance et son innocente indifférence avec les autres".(1)


 

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La fin d'une carrière d'actrice


 

Louise tourna au total vingt-quatre films, mais la fin du cinéma muet allait se révéler aussi celle de la carrière d'actrice de Louise Brooks.

"Elle n'était pas du nombre des stars hollywoodiennes, trop indépendante et lucide pour jouer le jeu."(3)

 

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"Quand le cinéma parlant est né en 1928, la Paramount a vu là un prétexte pour diminuer les salaires des acteurs"(5) et "que je fus la seule, chez Paramount, à refuser toute diminution, perdant de la sorte un nouveau contrat, j'ai bien imaginé que cette manifestation d'indépendance ne serait pas de nature à prolonger ma carrière".(1)

"De fait, quand j'eu refusé - seule de la distribution - de revenir à Hollywood pour tourner la version parlante de "The Canary Case", mon dernier film muet tourné par la Paramount, cette société déversa sur moi une publicité venimeuse qui transforma mes doutes en certitudes.

"La Paramount fit répandre la rumeur qu'elle s'était séparée de moi parce que je ne valais rien pour le parlant.

"Inscrite sur la liste noire, aucune firme importante ne m'engagea pour un film".(1)

 

Louise tourne son dernier film à Hollywood en 1938. En 1940, elle quitte définitivement le cinéma, fuyant Hollywood qui la méprise. Elle a alors trente-quatre ans.


Après trois ans chez son père, elle revint à New York, sa ville adorée, non sans couper les ponts avec son passé et ses amis du cinéma.

Considérée comme une actrice ratée, elle se mit alors "à flirter avec des mirages engendrés par de petits flacons de somnifères jaunes".(1)


 

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En 1956 elle est contactée par James Card, conservateur des films d'Eastman House à Rochester, dans l'Etat de New York et réussit à la convaincre de le rejoindre "afin d'y étudier les anciens films et d'écrire sur (son) passé retrouvé".(1)


Elle se rendit compte alors qu'elle jugeait encore les films dans lesquels elle avait joué "non en fonction de leurs mérites propres, mais selon leur succès ou leur échec aux yeux de Hollywood". Elle prit "aussitôt la décision de réviser cette façon de voir " et apprit au fil des années à ne plus accepter "le verdict de Hollywood qui (l)'avait condamnée à l'échec."(1)


 

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"Telle je suis restée, quêtant sans relâche l'authentique et la perfection, impitoyable envers le faux, généralement exécrée sauf de ceux, rares, qui ont surmonté leur horreur de la vérité afin de laisser libre cours au meilleur d'eux-mêmes". Ainsi Louise Brooks explique-t-elle ce qu'elle qualifie "son propre échec sur le plan social".(1) 

 

A la question "Avez-vous été heureuse ?", Louise répond en 1967 : "Jeune, j'ai été malheureuse la plupart du temps. Ce que recherchaient mes amis - gloire, argent, pouvoir - n'était pas fait pour me rendre heureuse. Leurs plaisirs - saloperies sensuelles, manière de se donner des airs, de se faire valoir - ne me rendaient pas heureuse. C'est seulement quand je me suis installée à Rochester que j'ai trouvé un peu de bonheur. Loin de tous ceux qui voudraient s'occuper de moi, je peux vivre comme je l'entends et fermer chaque soir ma porte en disant "Dieu merci, je suis seule"."(5)

 

Elle restera dorénavant discrète, se consacrant à l'écriture, à la lecture et à la peinture.

"Je ne vis que pour mon art. Je ne lis rien d'autre que des livres instructifs".

 


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En août 1985, elle meurt d'une crise cardiaque à l'âge de 78 ans.


 

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"Le plus beau visage du monde. Elle le savait. Mais elle exigeait qu'on l'aime pour autre chose que pour sa beauté. Profondément, elle méprisait ceux qui cèdent à la séduction des apparences.

On voulait faire d'elle une star. Elle refusa, et disparut discrètement dans la coulisse, choisissant délibérément la solitude et l'oubli pour préserver son indépendance."

Dans Loulou, elle est "l'incarnation bouleversante de la "beauté fatale" selon l'esthétique de l'expressionnisme allemand.

Louise Brooks est aussi, et surtout, la seule actrice de l'histoire du cinéma qui se soit toujours insurgée contre cette nouvelle forme d'idolâtrie qui tend à réduire l'idéal humain - et singulièrement l'idéal féminin - à la copie conforme d'une image à laquelle chacun pourrait s'identifier sans risque.

Et elle le dit avec la conviction de quelqu'un qui n'achète pas ses certitudes aux rabais : pour une femme fut-elle douée de la beauté du diable, il y a , il y aura toujours une autre manière d'exister que celle qui consiste à adhérer passivement au "rôle" que la société a préparé pour elle. Une manière d'être".(4)


 

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Sources :

 

(1) Louise Brooks, dans "Loulou à Hollywood"

(2) William Shaw, auteur de la préface de "Loulou à Hollywood" 

(3) Nouvelles littéraires novembre-décembre 1977 (Roland Jaccard)

(4) Louise Brooks : Portrait d'une anti-star, sous la direction de Roland Jaccard, en collaboration avec Tahar Ben Jelloun, Lotte H. Eisner, André Laude et Jean-Michel Palmier

(5) Entrevue de Patrice Howald avec Louise Brooks, dans "Séquences", 1967

 

J-M Palmier : articles redécouverts

Cinemorial

The Daily Dark Woods

DoctorMacro

 

Images :

 

BillyJane

Atlantis Online

LovelyLouiseBrooks

The darkwoods

 


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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 19:25

 

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J'ai trouvé en parcourant un exemplaire de la revue "Paris-Alger" de 1937 un article présentant les conseils beauté de Jean Harlow. Le voici retranscrit ci-dessous. Bonne lecture !

 

"Jean est plus jolie que jamais ; vous pouvez l'être aussi, mesdames, si vous suivez ses conseils.

D'autant plus que ce qu'elle fait est à portée de tout le monde. Beaucoup de jeunes femmes américaines ont suivi ses conseils, aussi bien qui travaillent au dehors que les ménagères. Et, au bout de peu de temps, leurs amies se sont écriées : "Comme vous êtes devenue jolie ; Quelle mine splendide vous avez !"

Ecoutez ce que dit Jean Harlow :

 

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"Lundi. - Jour de nettoyage de la peau. Aujourd'hui prenez dix minutes supplémentaires pour le nettoyage du visage. Enduisez votre visage d'une bone crème douce et gardez-la pendant votre bain. Enlevez-la et remettez-en une nouvelle couche. Ne massez pas, mais ayez soin de l'appliquer de la façon suivante :

"Tout d'abord, comme règle générale, ayez soin de ne pas appuyer fortement ; commencez par le menton et étalez la crème en remontant vers les oreilles. Continuez par les joues, en allant vers les tempes, puis faites le tour de la bouche. Après, c'est le nez : ayez soin d'apporter une attention particulière aux ailes du nez. Et finissez par le front en remontant vers les racines des cheveux.

"Après avoir enlevé la crème, j'applique le traitement suivant :

"Je mets une cuillère à soupe de sel dans un bol d'eau froide (l'eau distillée est toujours préférable pour la peau). Plongez dans chaque bol une compresse (en coton hydrophile) que vous appliquerez alternativement sur votre visage. Cela stimule la circulation et donne une sensation de fraîcheur et de bien-être. Faites cela pendant sept minutes. Ensuite enduisez votre visage d'une crème pour la nuit et allez vous coucher.

 

"Mardi. - Soins des cheveux. N'oubliez pas que la chevelure est le cadre de votre visage ; combien de tableaux perdent de leur valeur parce qu'ils sont mal encadrés ! Réfléchissez : vous coiffez-vous d'une façon avantageuse ? Essayez divers types de coiffure et arrêtez-vous à celle qui s'adapte le mieux à votre genre.

"Brossez vos cheveux. Cela enlève les impuretés et facilite la circulation dans les racines. Brossez en avant, en partant de la nuque (savez-vous que cela calme durablement les nerfs ?) Ensuite, un peu de brillantine liquide pour lustrer vos cheveux et refaire les vagues ou les boucles.

 

 

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"Mercredi. - Jour de maquillage. Même si vous ne sortez pas, consacrez un jour par semaine à des essais de maquillage. Expérimentez cela devant votre glace. Voyez un peu l'effet produit par tel bistre sur vos paupières, tel cosmétique sur vos cils ou lèvres.

"Le maquillage du soir doit être plus accentué que celui du jour, la poudre doit être d'un ton plus clair, le rouge et le rouge à lèvres plus soutenus.

 

"Jeudi. - Jour de la manucure. Commencez par vous laver les mains à l'eau tiède en employant un savon doux. Massez avec votre crème habituelle, en commençant par le poignet, en allant vers le bout des doigts. Limez les ongles en leur donnant une forme en harmonie avec la forme de vos doigts. N'employez jamais des instruments en métal, voire aiguisés, pour nettoyer les dessous des ongles. Servez-vous d'un bâtonnet en bois. Et, au lieu de couper les petites peaux, repoussez-les à l'aide du même bâtonnet. Enlevez l'ancien vernis. Lavez-vous à nouveau les mains et brossez-vous les ongles. Remettez du vernis et blanchissez la pointe des ongles (en dessous). En agissant de la sorte une fois par semaine il suffira que, les autres jours, vous brossiez soigneusement vos ongles.

 

 

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"Vendredi. - Le vendredi est consacré à une sorte de révision générale. Pensez, par exemple, à vos coudes : allez-y d'un bon coup de brosse suivi d'un massage à la crème. Pensez aussi à votre gorge : une bonne application de crème ne fera pas de mal. Si vous craignez le double menton, agissez en temps utile. Faites un massage en donnant de petits coups avec le dos de la main ...

 

"Samedi. - Jour du shampoing. Vos cheveux méritent autant d'attention que votre peau. A mon avis, les shampoings à l'huile sont les meilleurs. Si j'ai le temps, je préfère laisser sécher mes cheveux naturellement, plutôt qu'au séchoir électrique. Si c'est possible, je les sèche au soleil en les brossant de temps en temps, et je trouve que de cette façon la souplesse des cheveux est beaucoup plus grande.

 

"Dimanche. - Relâche. Faites une grande promenade : c'est la meilleure chose pour la santé et la beauté."


 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 20:50

 

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Danseuse de légende, Anna Pavlova connut une renommée internationale, son aura demeure toujours intacte. 

 

Anna Matveiana Pavlovana est née en Russie le 12 février 1881, près de Saint-Pétersbourg.

A l'âge de neuf ans elle découvre la danse, qui sera dès lors la passion de toute sa vie. Sa mère l'emmène pour Noël assister à une représentation du ballet de La Belle au Bois Dormant. La petite fille est tout de suite fascinée.

« Dès les premières notes envoyées par le chef d’orchestre, j’ai frémi, ayant pour la première fois senti le frôlement de la beauté. J’aime me rappeler cette première soirée au théâtre qui a  tracé mon destin »

 

Elle entre à l'Ecole Impériale de Danse de Saint-Petersbourg à l'âge de onze ans.

Ses premières années d'apprentissage s'avèrent difficiles, en raison de sa physionomie malingre et fragile, aux pieds trop cambrés et aux chevilles délicates, qui suscitent les moqueries des autres élèves, à l'instar du Vilain Petit Canard.

Ces obstacles ne l'incitent qu'à s'acharner au travail afin d'atteindre la perfection dont elle rêve. "Dieu donne le talent. Le travail transforme le talent en génie."

 Son professeur lui explique que sa force se trouve dans sa fragilité et sa délicatesse : par la légèreté de ses mouvements, elle était capable de traduire toute une gamme d'émotions et sentiments.

 

"Le bonheur ressemble à un papillon qui apparaît soudain et nous enchante pendant un bref moment, mais bientôt il s'envole au loin."


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Vient le jour où son talent est reconnu et bien vite attire l'attention des critiques.

Les spectateurs sont subjugués par sa grâce et sa délicatesse, par la poésie et la magie de sa danse aérienne.

Le danseur Serge Lifar, après avoir vu Anna Pavlova pour la première fois sur scène dit : "Je suis fasciné et subjugué par la légèreté et l'aisance de sa plastique : pas de fouettés, pas de virtuosité factice, rien que la beauté et le glissement tout aérien, comme si elle ne devait faire aucun effort et était comblée de ce don divin digne d'un Mozart dont la beauté et l'élégance se suffisaient à elles-mêmes."

 

Elle intègre l'Imperial Ballet en 1899 à l'âge de dix-huit ans, et devient Prima Ballerina en 1906, dans une version de Giselle réglée pour elle.

En 1907, son interprétation émouvante de La Mort du Cygne sur la musique Le Cygne de Camille Saint-Saëns révèle au monde le talent d'Anna Pavlova. La légende est née.


Elle participe dès 1907 à des tournées à travers l'Europe, où elle est partout acclamée. Commence alors pour Anna une carrière associée aux voyages.

 

Elle se marie en 1911 avec un homme d'affaires de Saint-Petersbourg rencontré en 1904, Victor Dandré, qui va devenir son imprésario et manager. Le couple s'installe à Londres où elle crée sa propre compagnie, par lequel elle assouvit son besoin de liberté et d'indépendance artistique, loin du trop autoritaire directeur des Ballets Russes.


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Avec la première guerre mondiale et la révolution russe, elle s'éloignera définitivement de son pays natal.


Pendant près de vingt ans, elle donne avec sa troupe huit à neuf représentations par semaine, ne s'accordant une pause qu'une fois par an. Sa maison londonnienne devient son port d'attache où elle vient se reposer entre ses tournées.

 

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Avec sa compagnie elle fait le tour du monde : Etats-Unis, Amérique du Sud, Bahia, Salvador, Etats-Unis, Canada, Europe, Japon, Chine, Inde, Egypte, Afrique du Sud, Australie, Nouvelle Zélande ...

   

Anna Pavlova 1912

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Et tandis qu'elle porte l'art de la danse classique à travers le monde, elle s'enthousiasme à la fois pour les danses traditionnelles telles que celles de la Pologne, la Russie, le Mexique, le Japon et l'Inde.

 

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Et c'est à l'approche de ses cinquante ans que la grande ballerine s'éteint suite à une pneumonie contractée lors d'un voyage.

On raconte qu'elle aurait demandé à revêtir le costume de La Mort du Cygne pour ses derniers instants.

"Jouez les dernières mesures, tout doucement ..." 

Les ailes du cygne se sont à jamais repliées. La Pavlova est morte.

 

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"Qu'est le succès exactement ? Pour moi, il doit être trouvé non pas à travers les applaudissements, mais dans la satisfaction d'atteindre son idéal."


  

 

Vidéos :

 

La Mort du Cygne, The Kirov Ballet, 1907. Les pas de la danseuse simulent le glissement de l'oiseau et son inquiétude, et les bras l'impossibilité du cygne à se soustraire à la surface de l'eau.

Le Pavot de Californie, 1923. Anna Pavlova y suggère le mouvement des pétales de la fleur au lever puis au coucher du soleil.
 

Sites sources : 

 

Voix de la Russie

Ann Lauren's Blog

Encyclopaedia Britannica

Corps et Graphies

Ria Novosti

 

 

Sources photos :

 

Australia Dancing

Russian Ballet History

Dança Depois dos 20Cityzenart

Vintage Hawke

Wikipédia

Faisceau

The Ballerina Gallery

Danser en France

 


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