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Les blogs 2016 qui inspirent les femmes actives
3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 14:24

 

 

 

 

Source : Couverture de Vogue, Paris, mai 1926. Illustration de Porter Woodruff via Gallica

 

 

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Published by Cameline - dans Les années folles
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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 18:45

Durant la première moitié des années vingt, l'écharpe est une pièce maîtresse de la mode féminine, capable d'apporter du style aux toilettes les plus simples, celui des Années folles.

Se prêtant à toutes les occasions et s'accordant à toutes les tenues, elle offre des possibilités infinies : l'écharpe féminise la silhouette à la manière d'un bijou, et transforme rapidement les robes sobres des années d'après-guerre, apportant fantaisie, élégance ou sophistication.

Souple et fluide, de mousseline, soie, tulle, velours ou laine, plus ou moins longue et large, à franges ou à pompons, elle va du "simple voile léger et vaporeux" à la "bande de lainage épais et moelleux", en passant par la gamme de soieries de Chine. Elle peut être "lamée d'or ou d'argent, brochée unie, peinte ou brodée de perles, d'oiseaux, de fleurs, de personnages, garnie de singe ou de plumes d'autruche, terminée de pompons ou de glands."(1)

Toutes les fantaisies sont donc permises, tant dans la façon de les draper que dans ses coloris. Simple accessoire ou composante du vêtement, elle permet ainsi d'obtenir les effets les plus inattendus. "Tout un jeu savant d'écharpes molles et vaporeuses flotte et s'enroule autour des robes"(2).

"L'écharpe n'est qu'un ornement, mais cet ornement sert à tout. (…) On s'en servira comme bon semblera, pourvu qu'on s'en serve. Ainsi veut la mode" (1). "Le développement de l'écharpe est tel", peut-on lire en 1924, "qu'il semble que les robes qui en sont dépourvues soient incomplètes"(3).

 

 

 

Pour toutes les occasions : de multiples façons porter l'écharpe.

 

L'écharpe est "de tout âge, s'adapte à toutes circonstances, et convient aussi bien à la toilette la plus sévère (pour celles qui sont en deuil, par exemple) qu'à la somptueuse robe du soir"(4). "Elle sera bonne pour la ville et la soirée, le bal, la promenade et la ruelle, pour l'intérieur ou le grand air"(1), ainsi que pour le sport.

Sa souplesse lui permet toutes les interprétations : nouée en ceinture autour de la taille, en coiffure, jetée sur les épaules, les extrémités flottant sur les bras, enroulée autour du cou, un pan recouvrant la tête, blouse improvisée au besoin (1). Le soir, c'est "une fantaisie légère destinée seulement à nimber les épaules ; deux ailes transparentes gracieusement enroulées autour des bras ou descendant des épaules jusqu'à terre"(4).

Les écharpes apportent les couleurs qui manquent aux robes sombres ou neutres si fréquentes les années d'après-guerre, d'abord par petites touches timides de couleur, "soufre, citron, vert poison, rouille ou cornaline" (1), avant d'oser les couleurs vives, l'or ou l'argent.

Mais le comble de l'élégance est d'harmoniser l'écharpe à la teinte de la robe, à moins l'on ne préfère jouer le contraste, avec une écharpe noire ou colorée sur une robe blanche.

 

Nouée en ceinture autour de la taille.

 

 

 

 

 


Sur les épaules.

 

 

 

 

Autour du cou.

 

 

 

 

 

 

 

 

Composante à part entière de la robe.

 

De plus en plus, les couturiers donnent l'impression de mêler cet accessoire au vêtement, l'insérant aux pans d'une robe, ou la laissant retomber en drapé sur le côté. A partir d'un simple fuseau, ou autre modèle de base, ils créent une infinité de variantes en utilisant de longs rubans de tissus, écharpes improvisées qui viennent s'enrouler autour de robes du soir, simplement nouées, ou retenues par des boucles d'argent.

Selon le mouvement du drapé, l'écharpe se fait ainsi traîne, manche, ou long pan sur le côté, drapé retombant en cascade. Parfois elle s'enroule tant de fois autour du corps qu'elle semble entièrement constituer la robe.

 

L'écharpe forme une sorte de petite manche d'un seul côté (Jenny, 1922)

 

Une écharpe de mousseline de soie verte s'enroule sur un fourreau de satin blanc. Elle tourne autour de la taille, monte dans le dos, couvrant une épaule, passe sous la ceinture, et enroule la jupe dans un drapé qui revient à la taille, avant de finir en longue traîne (1922).

 

Sur ce fourreau en drap d'argent, l'effet d'écharpe est extrêmement simple. C'est ici une bande étroite de velours bleu retenue sur les épaules par des boutons d'argent, à la taille par des boucles d'argent et qui retombe en biais de chaque côté de la jupe, formant de longues pointes doublées de mousseline de soie du même gris que le drap du foureau (1922).

 

Cette écharpe de mousseline met une importante note de couleur sur le crêpe de satin noir. Elle part de l'épaule gauche, entoure le bras dans un effet de manche, traverse le dos, réapparaît sur l'épaule droite descendant jusqu'à la ceinture où elle est retenue par un motif. De là, elle forme devant la jupe un drapé qui tombe en cascade du côté gauche. L'écharpe ici fait toute la robe (1922).

 

 

 

 

 

 

 

 

Coiffure : en turban le soir, en bonnet pour le sport ou l'auto, en ornement sur un chapeau.

 

 

 

 

 

 

 

 

Des utilités pratiques de l'écharpe.

 

Une écharpe accessoire peut également rafraîchir une robe trop portée ou désormais désuette. Ainsi, "on la place sur une robe quelque peu usagée, de manière à recouvrir les parties défraîchies et à renouveler ainsi l'apparence de la toilette". Ou bien, "montée à plat sur l'encolure, comme un empiècement, elle déguisera les traces d'usure plus visibles à cet endroit" (4). Ou encore, "nouée autour des hanches d'une robe trop étroite, elle dissimulera ce manque d'ampleur" (4).

 

Voici de gauche à droite trois manières de rénover une robe à l'aide de l'écharpe (1924) :

1. Sur un fourreau de satin noir dont l'éclat est quelque peu terni, on posera une bande de crêpe Georgette noir, taillée en biais à ses deux extrémités pour former la cape et le tablier à godets en forme. Ce modèle est presque entièrement voilé par le crêpe dont les deux extrémités s'élargissent en godets, alors que dans le centre de l'écharpe est taillé un orifice suffisant pour laisser passer la tête et former le décolleté.

2. Ce sont trois bandes de tulle de même teinte allant du plus clair au plus foncé (du mauve clair au violet, ou du beige au brun foncé), qui donnent du relief à une robe de crêpe satin de couleur trop sombre. Un ornement fantaisie fixe le tulle sur l'une des épaules, laissant les deux extrémités mobiles s'enrouler à volonté autour du cou et des bras.

3. L'écharpe de tulle est disposée à la manière d'un empiècement et retombe de chaque côté en panneaux flottants, qui s'enroulent aux épaules. On peut à volonté laisser pendre l'écharpe en une double traîne comme ci-dessus, ou la relever de façon à voiler le décolleté (voir l'image suivante). L'un des côtés, sinon les deux, peut s'enrouler autour du bras et du cou, à la manière de l'exemple-dessous.

Sur le modèle du troisième exemple de l'image précédente, une écharpe est ajoutée à une robe de satin, sous forme d'une bande de tulle montée à jour au bord du décolleté et s'enroulant autour des bras (1924).

 

Une écharpe de mousseline est bordée tout au long d'une étroite bande perlée qui la fixe à la robe de satin, en partant du devant, contourne les épaules, travere le dos, et revient ensuite voiler le bras gauche et longer la robe jusqu'au bas (1924).

 

Ce modèle très simple de robe en crêpe marocain noir est renouvelé par une écharpe de Georgette écaille ou du même tissu, posée sur les épaules et fendue en partie, recouvrant la robe d'une cape flottante dans le dos, tandis que les deux sections du devant sont nouées ensemble comme s'il s'agissait d'une écharpe ordinaire faisant le tour du cou.

 

 

 

Sources :

(1) 1920 La gazette du bon ton "Vite ! Une écharpe"

(2) 1922 Vogue "Recréons la féérie des couleurs joyeuses"

(3) 1924 Vogue "Vite, une écharpe"

(4) 1924, Vogue "Des diverses interprétations de l'écharpe"

 

Illustrations :

Revues anciennes de mode sur Gallica : "Vogue" (1922, 1924), 'La Gazette du Bon ton" (1920), "Art, goût, beauté, feuillets de l'élégance féminine" (1924, 1925)

Pour les autres, la source s'affiche en cliquant sur l'image.

 

Boutiques d'écharpes et foulards :

Echarpe et foulard

Princesse Foulard

 

 

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Published by Cameline - dans Les années folles
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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 12:47

Hiver 1922. Les élégantes découvrent dans le Vogue de novembre les tendances de la nouvelle saison. Si la simplicité domine la mode avec  la garçonne, on assiste chez les couturiers à un retour d'une certaine "richesse de ligne, de tissu et de couleurs que nous n'avions pu admirer depuis 1914".

 

Les modistes combinent différentes matières, tissu, feutre, ou fourrure, velours et dentelle, et choisissent les couleurs de l'automne assorties à celles des tenues : "toute la gamme des bruns", un peu de noir, "des teintes de vert, plutôt foncées, verts feuille, myrthe ou réséda". Leurs garnitures préférées sont les rubans, voiles ou fourrures, qui viennent se draper autour de la calotte ou se nouer de côté, assortis à un détail de la toilette.

Pour la journée les chapeaux sont le plus souvent de petite taille, épousant les têtes aux cheveux courts, et plus pratiques pour accompagner les énormes cols de fourrure. Quant aux grands chapeaux aux larges bords, ils sont portés lors de réunions habillées, ou bien le soir avec les robes décoletées. Et pour celles qui ne s'accomodent pas de grands chapeaux ou qui souhaitent une coiffure plus pratique pour danser, le choix se porte sur le turban porté "à l'hindoue ou à la persane".

 

"Reboux a composé cette grande capeline de satin brun foncé, dont la passe, étroite et relevée devant, retrouve en arrière toute son ampleur. Une petite guirlande de queues d'hermine est posée sur le bord de la passe. La fourrure garnit de nombreux chapeaux".

 

 

 

 

Dès l'instant où le chapeau est de petite taille, il peut être aussi réduit qu'on veut, comme le démontre ce modèle de Talbot, en duvetine noire. La passe, baissée dans le dos et relevée devant est entièrement doublée d'un galon d'argent noué plat sur le côté droit."

 

 

 

 

Ici, Suzy entoure "la grande calotte de feutre "cannelle" d'un immense ruban de taffetas assorti, noué à droite de façon originale. La passe est tendue de taffetas".

 

 

 

 

Pour ce chapeau, "Lanvin a recouvert en partie d'une broderie persane cette petite forme en crêpe vert, garnie d'une écharpe verte enroulée autour de la calotte. Une touffe de plumes de coq, rouges, vertes et brunes, sort à droite de dessous la passe".

 

 

 

 

Reboux propose pour les réunions habillées un chapeau "dont la passe est en satin noir et la calotte en velours noir". Le grand noeud de ruban est du même velours.

 

 

 

 

"Lanvin a emprunté au turban oriental une partie de sa ligne pour cette coiffure du soir en lamé or et noir, drapé autour de la tête, sans aucune calotte", laissant "en partie la tête découverte".

 

 

 

Source :

"La mode d'hiver telle que la porte la Parisienne". Vogue, Paris, 1er novembre 1922. Gallica

The Metropolitan Museum of Art

"1923 fashions in colour" Snapped Garters

Boutique Etsy "Art de l'imaginaire"

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 12:21

 Robe-Callot.png

 

Robe-du-soir-1921-3.png

"Ce grand motif de perles rouges et de diamants enrichit d'une note vive un côté de la ceinture de perles rouges de cette très étroite robe du soir en crêpe Georgette noir"


Robe-du-soir-2-decembre-1921.png

 

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"Cette tunique très ornée en charmeuse noire brodée de bleu terne et d'or s'harmonise délicieusement avec une jupe en drap kasha bleu". Modèle de Callot.

 

Robe-1921--copie-2.png

"Ce velours chiffon suggère à Callot l'heureuse idée d'illuminer pour ainsi dire cette robe droite par deux panneaux en dentelle d'or teinte d'une belle couleur flamme. La dentelle est retenue devant par une boucle d'ambre".

 

Robe-du-soir-decembre-1921-1.png

"Voici une délicieuse symphonie due à la maîtrise de Callot : des chaînes de jais qui bruissent et étincelllent, de la charmeuse noire ceinturée de dentelle d'or et une délicieuse traîne en charmeuse et dentelle qui part des épaules"

 

Robe-1921-3.png

"Cette simple robe de crêpe a une triple personnalité. Tantôt elle s'orne d'une énorme frange, tantôt d'une ceinture roulée avec des panneaux plissés, tantôt d'une tunique et de manches en dentelles".

 

Decembre-1921-coiffure.png

"Bandeau de feuilles de laurier laquées parsemées de strass. Les épaules sont légèrement voilées."

 

Perles-1921.png"Rien n'est plus joli que la tête haute laissant le cou se dessiner dans toute la pureté de sa ligne droite, et cette nouvelle manière de laisser retomber par derrière de lourds esclavages de perles est le plus sûr moyen d'atteindre ce but"

 

Perles-2-1921.png

"Cette brune jeune femme couronnée de perles fines semble quelque statue égyptienne dans l'encadrement de ses retombées de perles qui partent de bouquets de petites roses placées de chaque côté au-dessus des oreilles"

 

Ceinture-1921.png

"Les ceintures n'ont jamais été plus importantes qu'à présent. Cette ceinture donne de l'élégance et de la gaîté à une robe simple noire unie."

 

Eventail.png

"Reflet du ciel ou de la mer dans cet espace de tulle blanc entièrement recouvert de paillettes vertes et qu'idéalisent encore davantage les branches de laque verte, souples comme des roseaux balancés par la brise d'automne au bord de l'étang glauque et profond"

 

Couverture-Vogue-decembre-1921-par-Benito.png

 

Source : Vogue, Paris, décembre 1921 (gallica.bnf.fr, Bibliothèque nationale de France


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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 21:31

La-Boheme---Arly---1921-copie-1.jpg

 

 

Source : La Gazette du bon ton, 1921

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 22:26

Chanel-1923.png

"Chez Chanel, la Parisienne de bon goût est dans son élément"

 

"Tout ce qui, à Paris, s'intéresse à l'élégance, passe dans les salons de Chanel, et c'est un plaisir pour les yeux que ces réunions de jeunes femmes dont la toilette est étudiée jusqu'au moindre détail.

"Trois mannequins ondulent au milieu du salon : celui de gauche montre un manteau en lamé rose et argent garni de chinchilla imitation. Au centre est un costume en laine tricotée et kasha beige. La robe à trois volants est en Georgette noir, avec petite cape."

Chanel-1923-2.png

 

"Il n'y a pas seulement une collection Chanel, il y un "style" Chanel, fait de jeunesse, de souplesse et d'allure tant soit peu sportive, et cependant très féminine, qui répond si bien aux besoins de notre époque que les femmes l'ont adopté avec enthousiasme dès son apparition."

 

 

Source : Vogue, avril 1923 (gallica.bnf.fr - Bibliothèque nationale de France)

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 10:25

Faurichon---Vogue-decembre-1924-copie-1.png

 

Faurichon---Vogue-decembre-1924---detail.png

 

1924, en plein coeur des années folles. Les femmes découvrent une certaine liberté et l'allient à une nouvelle féminité. A la sévérité d'une coupe stricte et simple répond l'éventail tout en courbes douces et aux formes simples. A la silhouette androgyne et plate, s'opposent un maquillage soutenu, des motifs fleuris aux tons pastels et des voiles de tissus qui caressent la peau. Les bijoux rehaussent cette féminité, jouent avec les contrastes, en miroir avec les cheveux de jais.

 

 

 

Publicité pour les tissus Faurichon : "Tissus brodés, tissus brochés se partagent les faveurs du moment"

Source : Vogue, décembre 1924 (gallica.bnf.fr)

 

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 19:40

Avis aux tricoteuses, et tricoteurs ! En feuilletant Les Modes d'avril 1925, j'ai été charmée par la coupe de ce modèle. Pour ceux qui sont doués au tricot, et qui seraient tentés, voici une belle occasion de se concocter un modèle Années folles. Il ne restera plus qu'à trouver un chapeau pour l'accompagner.
Et si vous menez ce projet jusqu'au bout, envoyez-moi une photo, que je l'ajoute à mon article !

 

Costume--copie-2.png

 

Costume-de-tricot-1925-2-copie-1.jpg

 

Costume-en-tricot-explications.png

 

Costume-en-tricot-1925-1.jpg

 

 

Source : Les Modes de la Femme de France (gallica.bnf.fr Bibliothèque nationale de France)

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 00:03

Ces deux photos de mode, prises dans un appartement aux lignes art déco, semblent deux instants volés. Elles nous laissent imaginer une histoire. Une femme qui attend. Attend-elle quelqu'un ? Pourquoi s'est-elle habillée ainsi ? 

 

Vogue-1926-Worth.jpg

 

Vogue-1926-Worth-2-copie-1.jpg

 

 

Source image : Vogue Paris 1926, robe et manteau Worth, photos Hoyningen-Huené  (gallica.bnf.fr Biblothèque nationale de France)

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 18:40

Une-nuit-de-Paris---Vogue-1927.png

 

Ce soir, je vous emmène dans le Paris des Années folles. A l'occasion d'un article pour Vogue, le journaliste John Mac Mullin fait le tour des derniers endroits les plus courus de la capitale. Les superbes illustrations qui accompagnent ce reportage sont de Carl Ericson, futur illustrateur vedette de Vogue, plus connu sous son pseudonyme de Eric à partir de 1930.

 

« Un de ces soirs-là, Erickson et moi sommes partis pour voir Paris à votre intention. Nous partons dans un petit coupé Renault pour vous conduire."

 

Restaurant--Le-hammam--a-la-Mosquee-de-Paris-1927.jpg

 

Pour débuter la soirée, le dîner est à neuf heures, au restaurant « Hammam » de la Mosquée de Paris. Au cœur des bâtiments récemment construits, « c'est un petit morceau de Maroc transplanté à Paris ».

 

Après le repas, nous retrouvons les rues familières en direction de Montmartre. « L'obscurité y fait un étrange contraste avec la vive lumière des bistros brillamment éclairés et tous les assourdissants petits bruits de taxis sur le boulevard ».

« Nous partons pour le cabaret de Joséphine Baker, dernière en date des favorites de Paris qui a ouvert, à Montmartre, un cabaret où l'on va achever la soirée en regardant danser l'hôtesse."

Cabaret--Chez-Josephine-Baker--a-Montmartre-1927.jpg

 

Joséphine Baker « arrive des Folies-Bergère où elle joue en ce moment. Elle est arrivée sans manteau et son long corps gracieux est drapé dans une robe de tulle bleu bouffant dont le corsage est en peau de lézard bleue, et elle porte des souliers assortis. Le décolleté est excessivement allongé dans le dos et terminé à la taille par un gros motif en diamant. Ses cheveux qui sont frisés de nature sont aplatis et plaqués sur la tête au moyen de blanc d'oeuf et donnent l'impression d'être peints sur sa tête avec de l'encre de Chine ou de la laque noire.

« Telle qu'elle apparaît dans la revue des Folies-Bergère, on est frappé de la grande élégance de sa ligne. Elle n'est vêtue que d'un maillot de tulle endiamanté et porte des gants rouges avec des boules de diamant qui pendent du bout de ses doigts. Elle est la chose la plus extravagante dans la plus extravagante revue que Paris ait jamais produite.

« Lorsqu'elle eut dansé, elle nous pria d'aller à sa loge, où elle pose de nouveau pour Erickson, afin qu'il puisse donner les derniers coups de crayon à son croquis déjà presque terminé. Elle parle de son succès à Paris et de ce qu'il représente pour sa famille restée à Harlem. Nous admirons sa robe. Les murs de la loge sont couverts de photos d'elle-même prises par les journaux illustrés. »

 

josephine-baker-dressing-room.jpg

 

"Erickson et moi continuons nos pérégrinations dans la nuit et allons savourer le régal de la soirée – un dernier verre au « Grand Ecart »."

 

Bar-du--Grand-Ecart--a-Montmartre-1927.jpg

 

" C'est le plus petit de tous les dancings à la mode.  Il occupe, à cause de son atmosphère, une place unique dans la vie nocturne de Paris.

"La petite salle autour de laquelle on s'assied est ornée de miroirs sur tous les murs, qui reflètent l'assistance jusqu'à ce qu'elle devienne une foule fantôme qui se multiplie à l'infini. Ce n'est pas la première fois que l'on emploie des miroirs de cette façon, mais le résultat n'était pas tout à fait le même à cause des panneaux de toiles ciréess brillantes dont l'effet de réfraction des couleurs, des lumières et des objets donne à toute la salle une note très moderne. Les corniches et les angles de la pièce sont soulignés de guirlandes de petites lampes électriques colorées comme celles d'un arbre de Noël.  Le plafond est couvert de papier ondulé, comme on en emploie pour faire les paquets.

" Au bar qui se trouve à l'entrée de la petite salle, assis sur de hauts tabourets, des jeunes gens, habitués du bar au Ritz, causent par groupes. Ces jeunes gens sont les baromètres de Paris, car partout où ils vont, suit immédiatement la foule élégante. Et en réalité, ils donnent à cet endroit tel que celui-ci sa réputation. Ils sont tous là : on se reconnaît et l'on prend un verre. Puis, quelqu'un nous appelle à l'autre bout de la salle. On se sépare et la nuit continue, enchanteresse ; on oublie qu'il est tard."

 

detail-Bar-du--Grand-Ecart--a-Montmartre-1927.jpg

 

 

Bar--Les-quatre-femmes--a-Montparnasse-1927.jpg

 "Les Quatre Femmes", "un très amusant bar de Montparnasse où l'on rencontre

le public de bohêmes et de gens élégants des endroits de plaisir de ce quartier."

 

Cabaret--Le-chateau-Montbreuse--1927-copie-1.jpg

"Le château Montbreuse". Gaby Montbreuse, "la fantaisiste du Casino Saint-Martin a ouvert,

elle aussi, son cabaret, où elle chante pour les gens du monde en leur vendant du champagne."

 

Gaby Montbreuse

 

 

Source : Vogue Paris, 1er juin 1927 (gallica.bnf.fr Bibliothèque nationale de France)

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